dimanche 28 juin 2015

Les Nouveaux Héros

Jeune génie de la robotique turbulent, Hiro Hamada, déjà orphelin, doit faire face au décès brutal de son frère aîné Tadashi, ingénieur de talent. Pour surmonter son deuil, mais aussi sauver la ville de la destruction, il pourra compter sur les amis et collègues de son frère, ainsi que sur Baymax, drôle de robot soignant conçu par Tadashi avant sa mort.

Comme beaucoup de parents de petites filles, je suis une traumatisée post-Frozen, ça fait 18 mois que je bouffe du Libérée-Délivrée à toute les sauces, et c'est peu dire que je serrais les fesses en attendant la sortie du Disney suivant...

Soulagement lorsque nous avons enfin pu voir Les Nouveaux Héros avec fille aînée (8 ans), ce nouvel opus n'a absolument rien à voir avec son illustre prédécesseur et c'est tant mieux.

Cette excursion plutôt inattendue des studio Disney dans l'univers des comics est une franche réussite, une ode joyeuse à l'inventivité et l'imagination au pouvoir. Les décors de San Fransokyo, ville hybride où l'on trouve cerisiers en fleurs et tramways dans les rues en pentes, sont superbes, et la galerie de personnages tout à fait savoureuse. Bien-sur c'est Baymax, adorable bibendum, qui rafle la vedette en étant à la fois au coeur des scènes les plus émouvantes, mais aussi des plus drôles du film, mais j'ai également une tendresse particulière pour Fred, crétin enthousiaste et hilarant, et Gogo Tomago, ingénieure bad-ass qui dépote. Attention tout de même à l'âge des spectateurs, contrairement aux Disney classiques accessibles aux plus jeunes, je recommanderais plutôt celui-là à partir de 7 ans, avant le propos me semble un peu dur (on y parle gestion du deuil et de la colère) et pas très facile à suivre (sur toutes les questions d'innovation technologique).

Les Nouveaux Héros, un Disney qui enchantera les petits bricolos, dès 7 ans.

dimanche 21 juin 2015

Le chant de la mer

Ben et Maïna sa petite soeur vivent avec leur père dans un phare sur un île. Quand celui-ci les envoie s'installer en ville chez leur grand-mère, ben va découvrir que Maïna est en fait un selkie, une fée des mers dont le chant a de mystérieux pouvoirs. C'est alors tout un monde de magie et d'aventure qui va s'ouvrir à eux...

Lors de sa sortie en salles en décembre dernier, fille aînée (8 ans), a tout d'abord vu Le chant de la mer avec sa classe, avant de demander à retourner le voir avec nous au cinéma... deux fois. Après quoi elle a passé son temps à fredonner les musiques (très belles) du film à la maison et a baptisé sa poupée préférée Maïna, donc je pense qu'on peut dire que la film passe haut la main l'épreuve du testé et approuvé par des nains. 

D'un point de vue parental, il est difficile de ne pas partager son enthousiasme. Après le très beau Brendan et le secret de Kells, le réalisateur Tomm Moore a mis une fois de plus ses magnifiques dessins en forme d'enluminures au service d'un beau conte (inspiré de légendes celtique), le tout étant complété  par une bande-son  au top. Bref c'est une réussite sur toute la ligne, et si vous cherchez une chouette histoire de fratrie qui vous change un peu des frangines d'Arendelle, Le chant de la mer est très certainement le film qu'il vous faut.

Le chant de la mer, de Tomm Moore, un film pour prendre le large dès 5 ans.

dimanche 14 juin 2015

Les princesses du Moyen-Âge à petit pas

 Les Princesses, c'est bien connu, ça porte des robes roses à froufrous et ça passe ses journées à attendre peinard que le prince charmant se pointe.

Ou pas.

Les princesses du moyen-âge par exemple, quand on prend le temps de lire cet opus fort bien documenté (l'auteure est universitaire spécialiste d'histoire médiévale, c'est dire si elle connaît bien son sujet), on s'aperçoit que leur vie c'était pas franchement la joie. Entre le mariage précoce, avec un vieux barbon choisi par papa, les grossesses à répétition (quand on y survit) et le contrôle permanent exercé par la famille et l'église... Autant vous dire que ça rigolait pas tous les jours dans les châteaux forts d'antan tiens ! Heureusement que les illustrations rigolotes viennent alléger un propos très très loin du rose bonbon.

Vous l'aurez compris, si vous êtes dotés d'une petite fille en plein trip princesse à paillettes, cet ouvrage salutaire devrait vous aider à lui remettre les idées à l'endroit sur ce que ça signifie réellement d'être une princesse. Et puis au passage on peut aussi en profiter pour amorcer une discussion sur la condition féminine, au moyen-âge certes, mais aussi à l'époque contemporaine, parce qu'au fil des pages on s'aperçoit que certaines choses n'ont pas tant changé que ça... Sur le coup je recommande de mettre ce livre entre toutes les mains, fille ou garçon, parce que c'est le genre de réflexions qui nous concernent tous.

Histoire de finir sur une note positive, l'ouvrage se termine sur une très belle sélection de princesses au caractère bien trempé, qui ont su résister aux pressions de leur époque. De quoi en inspirer plus d'une à l'avenir

Les princesses du Moyen-Âge à petit pas, par Isabelle Ortega et Marie de Monti, le livre qu'il vous faut pour être enfin libéré délivré des princesses made in Disney, à partir de 9 ans.

dimanche 7 juin 2015

Wilma Tenderfoot

Minuscule petit bout de fille de 10 ans, Wilma Tenderfoot habite l'Institution pour Petits Malchanceux située dans le bas, soit chez les pauvres, de l'Île de Cooper (un drôle de bout de terre coincé entre France et Angleterre, que Marco Polo a eu la flemme de découvrir un jour qu'il en avait marre d'explorer le vaste monde). A priori, Wilma est destinée à partir jouer les domestiques chez une petite vieille acariâtre du haut de l'île, soit chez les riches, mais sa vraie vocation à Wilma, ce sont les enquêtes policières, et plus particulièrement celles du célèbre Théodore Lebon, dont elle suit avec passion les aventures dans la presse.

Coup de bol extraordinaire, il s'avère que ledit Lebon est justement le voisin de la nouvelle employeuse de Wilma, moi j'en connais un qui va bientôt se retrouver flanquer d'une nouvelle et minuscule assistante pour résoudre ses énigmes...

Emprunté au hasard des rayons de ma médiathèque pour satisfaire la soif de lecture de fille aînée (8 ans et demi), Wilma Tenderfoot présentait le combo idéal pour ma jeune lectrice, à savoir :

  • Des mystères très mystérieux.
  • Une héroïne dégourdie et pas cucul.
  • Une pointe d'humour en plus.
Mission réussie pour moi, ma fille a réclamé le second tome de la série (il y en a 4) dès le premier terminé. En cerise sur les gâteau, les belles illustrations de couverture et à l'intérieur du roman sont de la talentueuse Nançy Pena et sont parfaitement raccords avec l'esprit de la série.

Wilma Tenderfoot, par Emma Kennedy, quatre tomes d'aventure à hauteur d'enfant, à lire dès 9 ans.