dimanche 25 octobre 2020

Océans... et comment les sauver

Magnifiques, essentiels à la vie sur terre, et malheureusement menacés, les océans et leur diversité sont pourtant mal connus du jeune public. Cet album nous emmène à la découverte des mondes marins tout autour de la planète, à travers dix écosystèmes certes fabuleux, mais aussi en danger. Comment faire pour les préserver ainsi que toutes les vies qu'ils abritent ?

Les merveilleuses illustrations colorées et délicates d'Amandine Thomas rendent compte de la beauté de ces environnements, et chaque double page regorge d'informations présentées de façon ludique (avec des quizz ou des devinettes). Le tout forme un superbe livre d'images et un documentaire de grande qualité, qui s'est d'ailleurs vu décerner le prix Goût des Sciences du livre scientifique jeunesse en 2020.

Océans... et comment les sauver, d'Amandine Thomas, un documentaire où plonger avec délices à partir de 7 ans.

PS : Si vos petit·e·s lecteur·rice·s jouent également à Animal Crossing New Horizons, il·elle·s auront la joie de retrouver dans cet album plein des espèces que l'on peut pécher ou ramasser en plongeant dans le jeu vidéo, une bonne manière de titiller leur curiosité !

mercredi 21 octobre 2020

Mythes et Légendes

De la Grèce antique au au nord de la Scandinavie, ce podcast vient raconter aux plus jeunes les mythes et légendes qui ont bercé l'humanité depuis des millénaires. On y retrouve des grands classiques des mythologies grecques et égyptienne et des légendes médiévales, mais aussi des épisodes consacrées aux mythologies indienne, japonaise ou aztèque, histoire de s'éloigner un peu de l'Europe.

L'habillage sonore de chaque pastille (d'une dizaine de minutes) est très soigné et permet bien l'immersion des petit·e·s auditeur·rice·s, qui demanderont sans doute à en savoir plus, alors pensez bien à prévoir des renforts au format papier (comme par exemple le très beau Bestiaire de l'Olympe, ou des tomes de la Mythologie en BD) pour compléter l'expérience après écoute !

Mythes et Légendes, un podcast pour voyager dans l'espace et le temps, à partir de 7 ans.

dimanche 18 octobre 2020

Le Renard et la Couronnne

Ana a grandi seule avec sa grand-mère dans un minuscule village de la côte dalmate. À la mort de celle-ci, la fillette de dix ans se retrouve livrée à elle-même. Commence alors un long périple européen, qui la mènera des ruelles croates aux salons bourgeois français, à travers un continent déchiré et au bord de la guerre.

Entre instabilité politique et révolutions, l'Europe centrale à l'aube du 20ème siècle à toujours représenté un cadre de choix pour les grands récits d'aventure. Le genre Romance Ruritanienne trouve ses sources dans le classique Prisonnier de Zenda d'Antony Hope (1894), mais a aussi inspiré le Sceptre d'Ottokar et plus récemment la Princesse de Razkavie (le quatrième tome des aventures de Sally Lockhart).

Avec le Renard et la Couronne, Yann Fastier se montre le digne héritier du genre et de ses glorieux ancêtres dans un roman trépidant de bout en bout. Le thème est intelligent modernisé, via notamment l'introduction de très beaux personnages féminins. Ana bien sur, qui va progressivement prendre son destin en main, mais aussi Dunja la brigande et Marion la militante anarchiste. La langue fluide et élégante de l'auteur, comme un écho au français du 17ème qui a nourri l'héroïne du roman, sert merveilleusement bien un récit qui nous tient en haleine du début à la fin.

Le Renard et la Couronne, de Yann Fastier, un grand roman pour être emporté dès 14 ans.

mercredi 14 octobre 2020

OLMA

Un beau matin, Mathieu reçoit un message de son aïeul, qui l'enjoint à se rendre au Svalbard, dans le grand nord, pour voler au secours de la banque de la vie, une immense réserve mondiale qui regroupe des semences du monde entier. Avec OLMA, une intelligence artificielle qui veille sur la réserve, ils vont devoir trouver comment protéger celle-ci, alors que la conservation des semences est menacée par le réchauffement climatique. Chaque semaine, OLMA et Mathieu (et Philippine le chien) reçoivent un·e scientifique qui va leur permettre d'étendre leurs connaissances jusqu'à trouver une solution.

Mi-feuilleton, mi-documentaire, ce tout nouveau podcast proposera des pastilles de 15 à 20 minutes (une trentaine sont prévues pour l'année), et vient occuper un créneau encore trop vide (les émissions scientifiques pour la jeunesse). Aux manettes, on retrouve Mathieu Vidard, qui a longtemps animé l'émission scientifique La tête au carré sur France Inter, et qui sait parler de sciences aux oreilles des petits et des grands. Le premier épisode de la série (après le prologue) nous emmène à la découverte du système solaire et sait adopter le bon ton pour s'adresser aux enfants, ni bébête ni assommant. OLMA, qui a encore tout à apprendre, se fait la voix du jeune public, en posant des questions auxquelles l'intervenant prend le temps de répondre avec intelligence et humour.

OLMA, un podcast captivant, pour découvrir le monde à partir de 8 ans.

dimanche 11 octobre 2020

La vérité sur la petite graine

Léna et sa petite bande se demandent comment on fait les bébés. La grossesse de leur maîtresse va être l'occasion de poser des questions, mais surtout d'obtenir des réponses, des vraies, bien loin des fables à base de cigognes de choux et de roses que l'on sert encore trop souvent aux enfants.

Ce chouette roman-documentaire répond avec humour et simplicité, mais aussi avec un vocabulaire rigoureux (ici on parle de vagin, d'utérus et d'ovaire et on s'en porte très bien), aux questions des enfants sur la procréation. Il en profite également pour tordre de cou à de vieilles idées reçues aujourd'hui démenties par la science (non, l'ovule n'attend pas passivement que la foule des spermatozoïdes débarque devant lui), et rappel au passage que toutes les familles ne sont pas forcément composées d'un papa et d'une maman. Les illustrations joyeuses de Zelda Zonk (dont on avait déjà apprécié le travail dans l'excellent Je suis qui ? Je suis quoi ?) accompagnent à marveille le texte léger et parfaitement adapté au jeune public de Claire Ubac.

La vérité sur la petite graine, de Claire Ubac et Zelda Zonk, un roman pour mener l'enquête sur la procréation humaine à partir de 7 ans.

mercredi 7 octobre 2020

Superchouette automne !

 Et revoici notre petit listing trimestriel des nouveautés dans les séries qu'on aime sur Superchouette !

  • Côté BD, le tome 13 de Princesse Sara amorce un nouveau cycle qui s'annonce riche en intrigues (et qui donne la part belle à l'irresistible Lavinia !). Le premier grand cycle des Mythics s'achève quant à lui avec le grand affrontement final du tome 10.

  • Au rayon jeux, une nouvelle boite Unlock spéciale Star Wars est sortie cette été avec des scénarios dédiés. En terme de niveau, on est un peu en deçà des boites classique, donc ça peut faire une bonne entrée en matière pour les joueur·se·s débutant·e·s.

  • Et si vous êtes plus branché·e·s superhéros, j'en profite pour signaler la magnifique édition Marvel de l'excellent Splendor, où l'on doit collecter des pierres pour s'emparer du gant de l'infini (j'ai terriblement envie de l'acheter alors que j'ai DÉJÀ la boite de base du jeu).

  • Pour les abonnés Netflix, cet automne on peu voir une adaptation filmée d'Enola Holmes. Pour le moment les critiques sont mitigées (j'attends de voir pour ma part), mais le film semble tout de même une bonne porte d'entrée vers cette chouette série de romans.

  • Enfin j'en profite pour signaler que le dernier épisode du podcast Canaille BD est dédié à la fabuleuse série Freaks Squeele. Donc si vos ados ne la connaissent pas encore, c'est le moment de leur faire écouter cette chouette émission !


dimanche 4 octobre 2020

Celestia

Votre fine équipe d'aventurier·e·s embarque à bord d'un frêle aéronef et part explorer neuf cités dans les nuages. 
À vous les trésors fabuleux ! Mais attention, votre route est juchée d'embuches, brouillard, foudre, oiseaux tueurs ou pirates. 

Votre capitaine saura-t-il·elle vous mener à bon port ? 

Et ne serait-il pas parfois plus judicieux d'abandonner le navire avant que celui-ci ne se crashe ?

Malin et facile d'accès, Celestia est donc un jeu de stop ou encore. À chaque étape du périple, le·a capitaine en titre lance les dés pour découvrir les épreuves qu'il devra affronter, et les passagers décident ensuite de rester, ou non, à bord. Bien sur les plus beaux trésors sont au bout du trajet et doivent se mériter, il s'agit donc de savoir prendre des risques (mais pas trop !) pour récolter ceux-ci. 

Le jeu est également très bien servi par un matériel magnifique (avec de belles illustrations poétiques parfaitement raccord avec le thème). Tout comme le train de Colt Express, le petit aéronef en carton n'était pas forcément indispensable au bon déroulement du jeu, mais il contribue fortement à son côté immersif.

Celestia, un fabuleux voyage dans les nuages, à entreprendre dès 8 ans.

mercredi 30 septembre 2020

Et Voilà !

À la maison on est toujours friand·e·s de podcasts qui donnent la parole aux enfants. C'est souvent l'occasion de sourire, de se trouver des points communs avec les jeunes intervenant·e·s, et parfois même de démarrer de chouettes discussions avec notre progéniture.

Ces temps-ci on écoute donc Et Voilà !, un podcast récent (la première saison s'est achevée en juin), qui tend le micro aux plus jeunes pour les interroger sur des thèmes de société. Parce que leur avis compte aussi. 

On a beaucoup apprécié les épisodes sur Maud et Marion, les frangines installées en Allemagne, et sur Uma, la féministe en herbe. Il y a aussi plusieurs pastilles sur la vie pendant le confinement qui peuvent s'avérer utiles si vous souhaitez revenir avec vos enfants sur cette période un peu spéciale (d'autant qu'on ne sait toujours pas vraiment ce que l'automne nous réserve en la matière...). Bref, plein de chouettes choses à écouter et à partager en famille le soir à la veillée.

Et Voilà !, un podcast malin, créé par Pauline de Castro, à écouter dès 7 ans avec ses marmots.

dimanche 27 septembre 2020

La vie sous la mer

Des premiers plongeurs aux maisons sous-marines, en passant par les scaphandriers, ce beau documentaire retrace les l'histoire de la découverte des fonds marins par les humain·e·s. Entre légendes mythologiques et progrès scientifiques, et si l'avenir de l'humanité se jouait sous les eaux  ?

Cela fait maintenant plusieurs années qu'on apprécie énormément les documentaires jeunesse de qualité publiés par Florence Pinaud chez Actes Sud junior, et celui-ci ne déroge pas à la règle. Le grand format tout en hauteur est une invitation à se jeter à l'eau, et la mise en page très aérée (où les pages de texte, en courts paragraphes, alternent avec de grandes illustrations) rend la lecture fluide et facile pour le jeune public.

La vie sous la mer, de Florence Pinaud et Walter Glassof, retenez votre souffle et préparez-vous à plonger dès 8 ans dans ce documentaire épatant !

mercredi 23 septembre 2020

Jumanji (2017)

Quatre ados aux tempéraments très différents (le geek complexé, le sportif charismatique, la bombasse instagrameuse et la timide un peu rebelle) se retrouvent embarqué·e·s dans un jeu vidéo. Sauf qu'en fait l'aventure n'a rien de virtuel, et qu'il leur faudra mener à bien une mission dans la jungle, terrible jungle, pour espérer rentrer un jour à la maison.

Je n'ai jamais jamais vu la version 1995 (avec Robin Williams) de Jumanji, mais cette mouture actualisée (les personnages ne sont plus happés par un jeu de société mais par un jeu vidéo) fait un chouette film familial. Le décalage entre la personnalité des ados et leur avatar dans le jeu (le geek chétif se retrouve en gros costaud, et la timide en pseudo Lara Croft et vrai reine de la baston) a beaucoup fait rire les enfants, et je dois rendre hommage au talent comique des acteurs (mention spéciale à Jack Black qui incarne à la perfection un instagrameuse réincarnée... ben dans le corps de Jack Black justement). Mais le film transmet aussi un chouette message sur l'importance de la solidarité (et de la sororité !) et du travail en équipe, puisque le principe même de Jumanji, c'est qu'il est impossible de finir le jeu seul·e, et que les compétences de chacun·e des joueur·se·s seront mises à contribution.

Jumanji (version 2017), un drôle d'aventure dans la jungle à vivre en famille dès 7 ans.

PS : La suite sortie en 2019, Jumanji Next Level, est sympatoche aussi, mais forcément les gags ont un petit goût de déjà vu. Disons que ça se regarde surtout pour le papy bougon (joliment incarné par de Vito), qui se retrouve d'un coup dans le corps balèse de Dwayne Johnson.

dimanche 20 septembre 2020

Le ciel interdit

Votre fine équipe d'explorateur·rice·s s'est échouée sur une plate-forme flottant dans les nuages et au milieu de laquelle trône une fusée. Votre seule chance d'en sortir vivant·e·s est d'explorer la plate-forme et de trouver comment raccorder la fusée afin que celle-ci vous emmène loin d'ici. La tempête fait rage et il va falloir faire vite avant qu'un·e membre de l'équipe ne finisse foudroyé·e par un éclair ou emporté·e par une bourrasque ! 

Le ciel interdit est le troisième opus d'une série de jeux de société coopératifs (l'île interdite et le désert interdit) qui jusque là ne m'avaient pas convaincue des masses. Sauf que là on sort des mécaniques classiques de type Ramasse les trésors et tire toi, puisqu'il va falloir construire un véritable petit circuit électrique à l'aide des connecteurs contenus dans la boite.

Et à la fin la fusée s'envole.

Enfin presque, en vrai elle fait juste le bruit du décollage mais ça reste particulièrement réjouissant (nonobstant les bastons entre enfants pour savoir à qui reviendra l'honneur de poser l'ultime connecteur qui déclenchera la séquence de décollage).

Entre temps il aura fallu utiliser judicieusement les pouvoirs spécifiques des différents personnages que les joueur·se·s peuvent incarner (géomètre, alpiniste ou électricien·ne). Et comme on est dans un vrai bon jeu coopératif, la réussite de la partie repose sur les capacités de chacun·e et les décisions à chaque tour de jeu doivent vraiment être prises collectivement.

Au final on a donc une mécanique de jeu bien pensée, avec un niveau de difficulté facilement modulable, couplée à un matériel beau et original. Bref, tout ce qu'il faut pour séduire vos petit·e·s joueur·se·s en herbe !

Le ciel interdit, une aventure dans les nuages à partir de 8 ans (la boite dit 10, pour des joueur·se·s expérimenté·e·s ou une partie avec aussi des adultes 8 ça passe crème). 

mercredi 16 septembre 2020

Matilda

Les parents sont des gens étranges. Quand bien même leur enfant serait la pire verrue que l'on puisse imaginer, ils restent convaincus qu'il ou elle est fabuleux·se.


L'ironie du sort a voulu que la merveilleuse Matilda Verdebois, une enfant qui ferait à raison la joie et la fierté de tous les parents de la planète (ou presque), naisse dans un famille de crétins qui se désintéressent complètement d'elle. Livrée à elle même, la fillette va s'éduquer seule (notamment en dévorant tous les ouvrages de la bibliothèque de quartier), avant de rencontrer la douce mademoiselle Candy, un institutrice qui prendra toute la mesure de son extraordinaire potentiel.

Cet été on a redécouvert le classique de Roald Dahl sous forme de livre audio, et il a fait notre joie sur la route. Après quoi on a eu envie de revoir son adaptation filmée, réalisée par de Vito en 1996. Même si le film a pas mal vieilli visuellement,  et si l'histoire a été adaptée à un contexte américain, il reste une excellente mise en images du roman. On sent bien que de Vito aime profondément ce livre et son héroïne, et on vibre tout au long de ce récit où les enfants prennent leur revanche sur les adultes et où chacune au final pourra choisir la famille qui lui convient le mieux.

Matilda, de Roald Dahl, à partir de 7 ans, sur papier, dans tes oreilles ou sur les mirettes, c'est vraiment une héroïne superchouette.

dimanche 13 septembre 2020

Le chevalier Corentine

Corentin est chevalier, balèse et délicat, il sauve un jour la fée Amandine, qui s'engage en retour à exaucer son voeu.

Oui mais voilà, le voeu de Corentin, c'est d'être chevaleresse, la chevaleresse Corentine. Pas pour chanter ou danser parmi les chevaliers non, juste vivre comme avant et parfois simplement troquer l'armure pour la robe. Mais c'en est déjà trop pour la fée, et Corentin devra plaider sa cause auprès du roi pour obtenir justice. Heureusement le monarque de ce royaume est un sage qui viendra rappeler qu'une promesse est une promesse, et que Corentin ou Corentine, cette décision ne doit dépendre au fond que de la principale intéressée. Pas du bon vouloir d'une fée mal embouchée ou du vote de la population.

Et pis c'est tout.

Voilà une drôle de petit conte inattendu et tout simple, qui rappelle que fille ou garçon, notre identité de genre n'appartient qu'à nous et à personne d'autre. Cette histoire est publiée dans une chouette collection (Milan Benjamin) dédiée aux premières lectures (CE1), où le récit est complété par des définitions des mots les plus difficiles et des petits jeux permettant à l'enfant de s'assurer qu'il·elle a bien compris le texte. Au final, ce petit volume a eu beaucoup de succès auprès de notre mini-lectrice (et aussi de sa grande soeur, qui trouve le thème très chouette), qui s'est fait une joie de nous raconter l'histoire après sa lecture.

Le chevalier Corentine, de Marc Cantin et Isabel, illustré par Aurore Damant, un conte simple et charmant à lire tout·e seul·e à partir de 6 ans.

mercredi 9 septembre 2020

Lettre à Momo

En ce début d'été, Momo (11 ans) et sa mère quittent Tokyo pour aller s'installer sur une petite île loin de tout, suite au décès du père de Momo. 

Chacune tente de gérer le deuil à sa façon. Alors que la mère tente de faire bonne figure et se jette dans le travail à corps perdu, la jeune fille de son côté part explorer ce nouveau monde bien loin de la grande ville qu'elle a toujours connu. Son chemin va croiser celui de trois Yôkai (des créatures fantastiques traditionnelles du Japon), qui vont l'accompagner durant l'été.

Délicat et lumineux, Lettre à Momo aborde avec beaucoup de sensibilité la question du deuil et du déracinement. Son héroïne, qui va trouver en elle des ressources insoupçonnées pour sauver sa mère, est comme un cousine de Chihiro. Le charme du film tient également beaucoup à la personnalité fantasque des trois Yôkai qui accompagnent Momo. Tout d'abord effrayants, et très vite un peu ridicules, ces étranges gardiens malgré eux sont aussi têtus, menteurs ou chapardeurs, et ils apportent une dimension comique bienvenue dans un récit plutôt douloureux. Au final toute la famille a beaucoup aimé ce film à la fois drôle et émouvant.

Lettre à Momo, une petite bulle de délicatesse à découvrir dès 8 ans.

dimanche 6 septembre 2020

Les aventures d'une lady rebelle

Édimbourg 1717, au bout d'un an à essayer en vain (parce qu'elle est une femme) d'intégrer une des prestigieuses écoles de médecine de la ville, la jeune Felicity Montague décide finalement de jeter l'éponge et d'aller tenter sa chance ailleurs (ce qui lui permet par la même occasion d'échapper à une demande en mariage tout à fait inopportune et absolument pas souhaitée).

S'ensuit un long périple à travers l'Europe et la Méditerranée, où le chemin de notre apprentie doctoresse va croiser ceux d'une pirate mystérieuse et d'une amie d'enfance perdue. Au final, plutôt que de vouloir à tout prix se faire accepter des hommes et de leurs institutions, Felicity et ses acolytes vont tracer leur propre route et devenir intégralement maîtresses de leur destinée.

Voilà un drôle de roman young adult auquel le titre français un peu paresseux (en VO c'est The lady's guide to petticoats & Piracy, qu'on peut donc traduire grossièrement Tout ce qu'une lady devrait savoir sur les jupons et la piraterie, et c'est nettement plus évocateur) ne rend absolument pas justice. J'attendais plutôt une sorte de Barry Lyndon au féminin (et avec intrigues de cour et happy ending). Mais au final on a un vrai roman d'aventures fantaisistes, avec chasse au trésor, pirates et monstres marins. L'ensemble étant mené tambour battant par une brochette d'héroïnes diverses, mais qui ont toutes un caractère bien trempé. Le personnage de Felicity, qui se passionne autant pour les science qu'elle se désintéresse de son apparence physique (qu'elle juge d'ailleurs avec lucidité) est particulièrement intéressant, et mon seul regret c'est que si le roman est un jour porté à l'écran, il ne fait aucun doute qu'elle sera incarnée par une actrice ravissante (comme celle qui orne la couverture du livre) et donc qui ne lui ressemble absolument pas.

Les aventures d'une lady rebelle, de Mackenzi Lee, des tribulations au féminin et au siècle des lumières à découvrir dès 14 ans.

PS : Ce titre est le deuxième d'une trilogie consacré à l'adelphie Montague (le T1 parlait de l'aîné Monty, le T3, non encore traduit, est consacré au petit frère Aidan). Personnellement je n'ai lu que le T2 et ça ne m'a pas posé de problème de compréhension.

Le grain de sel historique : L'autrice a voulu conter une trajectoire féminine atypique au XVIIIème siècle et a notamment potassé son histoire de la médecine de l'époque. Les brève notes à la fin de l'ouvrage sur le contexte des aventures de Felicity sont d'ailleurs tout à fait intéressantes. Mon coeur de chercheuse s'est néanmoins un peu serré face à quelques contresens qui relèvent de l'anachronisme scientifique, quand Felicity parle d'homéopathie (une pseudo-science dont les principes ont été inventés de toute pièce par Samuel Hahnemann en 1796), ou d'intérêt évolutif du baiser (presque 150 avant la publication des travaux de Darwin).

mercredi 2 septembre 2020

Blockbusters

Cela fait maintenant trois étés que Frédérick Sigrist ravit nos oreilles, et nos cellules grises avec cette très chouette émission, érudite mais sans jamais se prendre trop au sérieux, qui est consacrée aux monuments de la pop-culture. 

Sans être spécifiquement destinée aux enfants, elle aborde très souvent des objets culturels partagés en famille, tels que les jeux vidéos (Zelda, Pokémon ou Animal Crossing) ou les grandes sagas qu'on aime découvrir avec nos enfants sur grand (Harry Potter, Star Wars, les Marvel) ou petit écran (Kaamelott !). Le ton est ludique et bienveillant (l'émission est accessible à tou·te·s, néophytes ou expert·e·s)  

Cet été on a fait le plein de podcasts avant de prendre la route, et Blockbusters a fait l'unanimité auprès de l'ensemble des membre de la tribu (et puis ça nous a épargné une 649ème écoute de la bande-son de la Reine des Neiges, ce qui n'est pas la moindre des qualités de ce podcast), alors on espère très fort que l'émission sera de retour en 2021 pour une quatrième saison !

Blockbusters, un podcast qui te chatouille la cervelle, à partager avec ses enfants dès 8 ans.

lundi 31 août 2020

Super Chouette Best-of !

Toute la Super Chouette team espère que vous avez passé un très bel été. Ici les vacances ont été placées sous le signe du tri et des cartons, puisqu'une partie de l'équipe a fait ses valises pour un an en Allemagne. Et bien sur pour cela il a fallu sélectionner nos livres et jeux préférés. Donc pour le super chouette best-of de la rentrée 2020, on revient sur (quelques uns) des ouvrages qui ont eu droit à une petite place dans les bagages !

  • Côté livres on a essentiellement embarqué des bandes dessinées, avec en priorité l'intégrale du Loup en Slip, dont on ne peut plus se passer :

  • Pour les plus grand·e·s, ce sont Princesse Sara (dont on attend le nouveau tome pour septembre) et Télémaque qui ont pu faire partie du voyage :
  • On a aussi rempli un carton de jeux, en ciblant prioritairement les petites boites (pour en prendre plus !) et parmi les indispensables, qui nous ont aussi accompagné tout l'été, figurent en bonne place Splendor, Bang !, Wazabi et l'Auberge des Pirates.

On se retrouve dès mercredi pour la douzième saison du blog et d'ici là on vous souhaite une super chouette rentrée à tou·te·s !

mercredi 1 juillet 2020

Superchouette été !

Les grandes vacances arrivent et on va enfin pouvoir souffler après ce drôle de printemps qui ne ressemblait à rien ! 

Voici donc notre sélection estivale de nouveauté et rééditions pour vous accompagner pendant les deux prochains mois :
  • On rejoint l'Atelier des Sorcier pour un sixième tome où de nouvelles épreuves attendent Coco et ses camarades de formation.
  • Dans le quatrième tome de 5 Mondes la quête d'Oona Lee nous emmène découvrir la lune Salassandra.
  • Le second tome du Garçon Sorcière nous permet de retrouver Aster et Charlie pour une nouvelle aventure magique.

  • Enfin, j'en profite pour signaler la réédition en poche (et donc à petit prix) du T1 de la série Wonderpark de Fabrice Colin. Un chouette roman qui narre les aventures de trois enfants au sein d'un parc d'attractions abandonné (mais pas sans dangers). Le format court et le grand nombre d'illustrations en font une lecture parfaite pour les petit·e·s lecteur·rice·s à partir de 8 ans (parce qu'il n'y a pas que des enfants voraces capable d'engloutir des gros pavés à la pelle dans la vie, et c'est très bien comme ça).

Sur ce, on vous souhaite un fabuleux été sans virus et on se retrouve en septembre !

dimanche 28 juin 2020

GRANDIR Les secrets de notre ADN

Voici un grand et bel ouvrage qui vient nous parler de quelque chose de minuscule et pourtant d'essentiel, une molécule bien cachée au coeur de nos cellules, que tous les êtres vivants ont en commun depuis l'origine des temps : J'ai nommé l'ADN.

Cet album richement et très joliment illustré par Emily Sutton nous invite à nous émerveiller devant la diversité d'un monde vivant qui trouve sa source dans quatre petites bases, et une infinité de combinaisons. Nicola Davies a su trouver des mots clairs et simples pour expliquer au jeune public comment, chez chacun d'entre nous, cet ADN détermine l'évolution et les transformations de notre organisme au fil des jour puis des ans. Le tout au cours d'un long voyage qui va nous mener de la petite cellule unique à un humain adulte qui n'est identique à aucun autre.

GRANDIR, de Nicola Davies et Emily Sutton un magnifique voyage vers les origines du vivant, à entreprendre dès 7 ans.

mercredi 24 juin 2020

Les Super héroïnes débarquent sur SuperChouette

Longtemps les récits de super héros, c'était avant tout des histoires d'hommes, écrites et filmées par des hommes, pour des hommes. Et puis la donne a sacrément changé ces dix dernières années, que ce soit du côté des comics (avec notamment la fabuleuse série Ms Marvel) que du côté des films.

Au printemps 2020, ma progéniture et moi étions donc sur les starting blocs pour découvrir les nouvelles aventures de Black Widow et Wonder Woman sur grand écran (et aussi la version filmée de Mulan qui était prévue pour fin mars). Et puis le coronavirus a débarqué et les sorties cinéma tant attendues ont été repoussées à l'automne. Alors pour cette dernière chronique cinéma d'avant les vacances, on sort le pop-corn et on va se repasser les deux films de super-héroïnes qui nous ont le plus fait vibrer ces dernières années.

À ma gauche Wonder Woman, la demie-déesse qui fait la fierté de l'écurie DC (et probablement le seul bon film qu'ils aient produit jusque là) incarnée par l'éblouissante Gal Gadot, vient nous rappeler qu'on peut être une princesse de la baston et avoir un coeur gros comme ça (et pas mal d'humour comme aussi, cf. la fabuleuse scène de relooking en mode anti-Pretty Woman).

À ma droite Captain Marvel, le personnage le plus puissant du MCU, interprétée par une Brie Larson au caractère bien trempé, dans un duo comique d'anthologie avec Nick Fury, et avec plein de bagarre aussi (ainsi que le chat le plus mignon, et le plus dangereux, de l'univers).

Les deux films donneront également la patate aux jeunes spectateur·rice·s, et quant à moi je suis toujours incapable de départager les deux héroïnes 

Wonder Woman et Captain Marvel,  de quoi se faire plaisir en famille dès 7 ans en cette drôle de fin d'année.

dimanche 21 juin 2020

Les Grandes Vies : Simone Veil

Née en 1927, sous le soleil niçois, petite dernière d'une grande fratrie soudée, Simone Veil aura connu les pires heures du 20ème siècle, mais aussi ses plus beaux combats. Le récit de son existence, de l'horreur de la déportation à la lutte pour la légalisation de l'avortement reste un sujet compliqué à présenter aux enfants.

Mais le texte d'Isabelle Motrot, parfaitement accompagné par les illustrations de Magali Attiogbé, parvient à rendre justice à ce parcours exceptionnel avec des mots justes, émouvants et accessibles aux plus jeunes. En fin d'ouvrage, une chronologie et un glossaire viennent compléter le propos.

Au final ce petit documentaire rend hommage avec clarté et intelligence à une grande figure politique française, dont j'espère qu'elle saura inspirer les enfants du vingt-et-unième siècle pendant encore de nombreuses années.

Les Grandes Vies : Simone Veil, d'Isabelle Motrot et Magali Attiogbé, une vie inspirante à découvrir dès 9 ans.


mercredi 17 juin 2020

My Fair Lady

À Londres, à l'orée du XXème siècle, le misanthrope et mordant Pr. Henry Higgins fait le pari de transformer la jeune Eliza Doolittle, une modeste vendeuse de fleurs ambulante des bas quartiers, en reine de la haute société. Cette transformation passera, entre autre, par une rééducation linguistique complète de la jeune fille, qui devra ensuite s'émanciper de la lourde tutelle de son formateur.

J'ai toujours considéré que My fair Lady était un film parfait, puisque tout y est impeccable, de la mise en scène aux costumes, en passant par le casting (#AudreyHepburnForever) et la musique. À ma grande joie c'est également un film qui passe très bien en famille, notamment grace aux costumes fabuleux (chez nous c'est un de nos films de Noël préférés, mais y'a pas de saison pour le regarder).

Alors bien sur les questions sociales qui traversent le film passeront sans doute très, très au dessus du jeune public. Mais la galerie de personnages hauts en couleur et la musique devraient suffire à faire leur joie (dans la mesure du possible essayez de le voir en VO, la traduction française des chansons étant assez catastrophique). Pour les plus grand·e·s (pré-ado et au delà), il n'est absolument pas interdit (mais pas obligatoire non plus, il s'agit avant tout de se faire plaisir), de reparler ensuite du film et notamment des questions qu'il pose sur ce que ça signifie d'être riche ou pauvre (Et là, ni vu ni connu, hop ! Vous pouvez leur refiler Pourquoi les riches et enchaîner sur une petite partie de Kapital).

My Fair Lady, un film fabuleux et qui donne à réfléchir, pour toute la famille à partir de 6 ans.

dimanche 14 juin 2020

C'est pas ma faute

Lolita a 16 ans et c'est une youtubeuse star. Chaque semaine sans faute, elle distille ses conseils beauté et maquillage (sans bien sur jamais oublier de mentionner les fabuleuses marques des produits qu'elle utilise) à ses fans énamouré·e·s. Chez elle tout n'est que paillettes et beauté, luxe, glamour et volupté.

De l'autre côté de l'écran il y a Prudence, 15 ans, un vie sage et bien rangée dans les beaux quartiers bordelais, entre le lycée et les cours de danse classique. Une existence morne à laquelle les vidéo de Lolita donnent comme un supplément d'âme.

Et puis un jour Lolita disparait.

Pouf !

Adios la youtubeuse, évanouies les vidéos et aussi l'intégralité des comptes sur les réseaux sociaux  qui envoyaient chaque jour un peu de rêve à Prudence.

Alors notre ado décide de mener l'enquête et de retrouver son idole. Quite pour cela à entreprendre un drôle de road trip au pays des cagoles. Un voyage qui lui fera découvrir l'envers du décor des vidéos si parfaites de Lolita, à la rencontre d'une autre adolescente et aussi un peu d'elle même...

Magnifique récit choral à deux voix et quatre mains (Samantha Bailly donne voix à Lolita et Anne-Fleur Multon à Prudence), C'est pas ma faute est un roman remarquablement riche et maîtrisé, tant sur la forme (en exploitant différents modes de narration et d'écriture et notamment ceux propres aux réseaux sociaux) que sur le fond. L'ouvrage aborde en effet de nombreuses thématiques, les dessous peu reluisants de la vie d'influenceuse donc, mais aussi le racisme, l'homosexualité ou les aggressions sexuelles. Néanmoins, ce qui domine avant tout le récit, c'est la difficulté toute adolescente à s'aimer et se sentir digne d'être aimée des autres, qu'on soit bonne élève et fille parfaite, ou reine de beauté aux milliers d'abonné·e·s. L'histoire de Lolita et de Prudence, devant laquelle mon petit coeur de daronne s'est serré plus d'une fois, est donc d'abord celle d'une réconciliation avec soi.

C'est pas ma faute, de Samantha Bailly et Anne-Fleur Multon, un très beau roman bien de son temps, à dévorer dès 13 ans.

mercredi 10 juin 2020

L'école des Loisirs à écouter

Un des points positifs du confinement, c'est que la quantité de chouettes ressources audio disponibles pour les enfants a explosé depuis mars. 

L'école des Loisirs, un des grands noms de l'édition jeunesse, a ainsi confié la mise en scène sonore d'une vingtaine de leurs albums pour les plus petit·e·s au studio Paradiso et le résultat est particulièrement réjouissant. 

On retrouve plein d'albums qui ont fait la joie de la superchouette marmaille dans ses jeunes années, tels que les indémodables Caca Boudin, Gros pipi, Au lit les affreux ou la Fête de Billy. Ce qui vous fait de précieuses minutes de tranquillité en perspective (et sans la culpabilité d'avoir collé vos nains devant un écran !)

L'école des Loisirs à écouter, des albums qu'on aime, tout droit dans nos oreilles, pour tous les publics à partir de 3 ans.


dimanche 7 juin 2020

Splendor

Dans l'Europe de la renaissance, vous voici joaillier·e et marchand·e de pierres précieuses. Votre objectif est d'accumuler les ressources et les plus belles gemmes, et de vous attirer les faveurs de puissant·e·s aristocrates.

Comme on pouvait s'y attendre, les deux mois de confinement en famille ont aussi été l'occasion d'élargir notre ludothèque. J'en ai donc profité pour faire l'acquisition de Splendor, un jeu sorti il y a déjà plus de 6 ans et dont j'avais entendu le plus grand bien. Pour être tout à fait honnête, ce qui avait principalement retardé mon achat c'est l'illustration de la boite avec son liseré jaune mochasse. Comme quoi une fois de plus il ne faut pas toujours se fier à l'apparence d'un jeu.

Et puis à l'automne dernier on a eu l'occasion de le tester avec fille n°2 (10 ans) et le test s'étant avéré concluant, j'ai fini par l'acheter ce printemps.

Et je regrette pas un seul de mes 29 €.

Alors par contre je vais être honnête, si votre objectif c'est effectivement de vous replonger dans la renaissance, vous aurez plus vite fait de relire l'intégrale d'Arte. Le thème du jeu n'est absolument pas exploité dans la mécanique de celui-ci et sert uniquement à fournir des illustrations au matériel de jeu. Mais il faut reconnaître qu'il est absolument superbe et tout le monde apprécie les gros jetons qui symbolisent les pierres précieuses et sont particulièrement agréables à manipuler (quand on les a en mains on se sent un peu comme un mafieux à un table de poker, c'est assez grisant).

Cela-dit le jeu fonctionne à merveille. Les règles sont simples et faciles à assimiler, les tours des joueurs s'enchaînent vite, ce qui permet des parties rapides (de l'ordre de 30 minutes) et sans temps mort. Malgré tout il y a pas mal de stratégie et un potentiel de crasses à faire à ses adversaires non nul sans être démesuré. Bref, on est sur un très bon équilibre qui donne envie de recommencer une partie dès que celle en cours s'achève.

Splendor, un jeu à la hauteur de son nom, à découvrir dès 10 ans (ça c'est l'indication de la boite, mais dans une famille de joueur·se·s ça passe crème dès 8 ans.


Alors pour information, les jetons noirs c'est de l'onyx, sauf que avec leur taille en rectangle, on a tendance à les confondre avec des carrés de chocolat. 
Ce qui déclenche toujours l'hilarité autour de la table de jeu avec les enfants 
Je paye trois diamants, trois émeraudes et deux chocolats pour une mine de chocolat !

mercredi 3 juin 2020

Certains l'aiment chaud

Chicago 1929, Joe et Jerry, deux musiciens de jazz un peu loosers (et très dragueurs), doivent fuir la mafia et se déguisent en femmes pour intégrer un orchestre exclusivement féminin qui part en tournée du côté de Miami. En chemin ils rencontreront Marilyn qui joue du ukulélé, un vieux milliardaire célibataire et bien déterminer à ne pas le rester, et encore plus de mafieux (c'est pas de bol tiens).

Ce chef-d'oeuvre de Billy Wilder date de 1959, et comme on pourrait s'y attendre, il contient un nombre de blagues sexistes incalculable (mention spéciale à ce gros forceur de Tony Curtis), que vous pouvez parfaitement déconstruire avec votre progéniture. Mais c'est aussi une extraordinaire réflexion sur le genre et sa construction sociale, puisque tout le long du film, les personnages de Joe et Jerry vont littéralement jouer à incarner des femmes ou des hommes (vu que Joe se déguise aussi en millionaire pour séduire Marylin) et ce sans aucun problème. Cette mascarade permanente débouchant à terme sur la scène finale et son Nobody's perfect culte, qui est au fond un hymne à la tolérance...

L'ensemble de l'histoire est menée tambour battant avec des tas de gags parfaitement accessibles aux plus jeunes. Si bien qu'au final, le film possède suffisamment de degrés de lecture pour plaire aux enfants comme aux parents.

Certains l'aiment chaud, du jazz, des gags et Marylin, à voir en famille à partir de 7 ans.


Cadeau bonus pour les parents : Un chouette et passionnant épisode des Chemins de la Philosophie qui disserte justement sur le film.