mercredi 1 juillet 2020

Superchouette été !

Les grandes vacances arrivent et on va enfin pouvoir souffler après ce drôle de printemps qui ne ressemblait à rien ! 

Voici donc notre sélection estivale de nouveauté et rééditions pour vous accompagner pendant les deux prochains mois :
  • On rejoint l'Atelier des Sorcier pour un sixième tome où de nouvelles épreuves attendent Coco et ses camarades de formation.
  • Dans le quatrième tome de 5 Mondes la quête d'Oona Lee nous emmène découvrir la lune Salassandra.
  • Le second tome du Garçon Sorcière nous permet de retrouver Aster et Charlie pour une nouvelle aventure magique.

  • Enfin, j'en profite pour signaler la réédition en poche (et donc à petit prix) du T1 de la série Wonderpark de Fabrice Colin. Un chouette roman qui narre les aventures de trois enfants au sein d'un parc d'attractions abandonné (mais pas sans dangers). Le format court et le grand nombre d'illustrations en font une lecture parfaite pour les petit·e·s lecteur·rice·s à partir de 8 ans (parce qu'il n'y a pas que des enfants voraces capable d'engloutir des gros pavés à la pelle dans la vie, et c'est très bien comme ça).

Sur ce, on vous souhaite un fabuleux été sans virus et on se retrouve en septembre !

dimanche 28 juin 2020

GRANDIR Les secrets de notre ADN

Voici un grand et bel ouvrage qui vient nous parler de quelque chose de minuscule et pourtant d'essentiel, une molécule bien cachée au coeur de nos cellules, que tous les êtres vivants ont en commun depuis l'origine des temps : J'ai nommé l'ADN.

Cet album richement et très joliment illustré par Emily Sutton nous invite à nous émerveiller devant la diversité d'un monde vivant qui trouve sa source dans quatre petites bases, et une infinité de combinaisons. Nicola Davies a su trouver des mots clairs et simples pour expliquer au jeune public comment, chez chacun d'entre nous, cet ADN détermine l'évolution et les transformations de notre organisme au fil des jour puis des ans. Le tout au cours d'un long voyage qui va nous mener de la petite cellule unique à un humain adulte qui n'est identique à aucun autre.

GRANDIR, de Nicola Davies et Emily Sutton un magnifique voyage vers les origines du vivant, à entreprendre dès 7 ans.

mercredi 24 juin 2020

Les Super héroïnes débarquent sur SuperChouette

Longtemps les récits de super héros, c'était avant tout des histoires d'hommes, écrites et filmées par des hommes, pour des hommes. Et puis la donne a sacrément changé ces dix dernières années, que ce soit du côté des comics (avec notamment la fabuleuse série Ms Marvel) que du côté des films.

Au printemps 2020, ma progéniture et moi étions donc sur les starting blocs pour découvrir les nouvelles aventures de Black Widow et Wonder Woman sur grand écran (et aussi la version filmée de Mulan qui était prévue pour fin mars). Et puis le coronavirus a débarqué et les sorties cinéma tant attendues ont été repoussées à l'automne. Alors pour cette dernière chronique cinéma d'avant les vacances, on sort le pop-corn et on va se repasser les deux films de super-héroïnes qui nous ont le plus fait vibrer ces dernières années.

À ma gauche Wonder Woman, la demie-déesse qui fait la fierté de l'écurie DC (et probablement le seul bon film qu'ils aient produit jusque là) incarnée par l'éblouissante Gal Gadot, vient nous rappeler qu'on peut être une princesse de la baston et avoir un coeur gros comme ça (et pas mal d'humour comme aussi, cf. la fabuleuse scène de relooking en mode anti-Pretty Woman).

À ma droite Captain Marvel, le personnage le plus puissant du MCU, interprétée par une Brie Larson au caractère bien trempé, dans un duo comique d'anthologie avec Nick Fury, et avec plein de bagarre aussi (ainsi que le chat le plus mignon, et le plus dangereux, de l'univers).

Les deux films donneront également la patate aux jeunes spectateur·rice·s, et quant à moi je suis toujours incapable de départager les deux héroïnes 

Wonder Woman et Captain Marvel,  de quoi se faire plaisir en famille dès 7 ans en cette drôle de fin d'année.

dimanche 21 juin 2020

Les Grandes Vies : Simone Veil

Née en 1927, sous le soleil niçois, petite dernière d'une grande fratrie soudée, Simone Veil aura connu les pires heures du 20ème siècle, mais aussi ses plus beaux combats. Le récit de son existence, de l'horreur de la déportation à la lutte pour la légalisation de l'avortement reste un sujet compliqué à présenter aux enfants.

Mais le texte d'Isabelle Motrot, parfaitement accompagné par les illustrations de Magali Attiogbé, parvient à rendre justice à ce parcours exceptionnel avec des mots justes, émouvants et accessibles aux plus jeunes. En fin d'ouvrage, une chronologie et un glossaire viennent compléter le propos.

Au final ce petit documentaire rend hommage avec clarté et intelligence à une grande figure politique française, dont j'espère qu'elle saura inspirer les enfants du vingt-et-unième siècle pendant encore de nombreuses années.

Les Grandes Vies : Simone Veil, d'Isabelle Motrot et Magali Attiogbé, une vie inspirante à découvrir dès 9 ans.


mercredi 17 juin 2020

My Fair Lady

À Londres, à l'orée du XXème siècle, le misanthrope et mordant Pr. Henry Higgins fait le pari de transformer la jeune Eliza Doolittle, une modeste vendeuse de fleurs ambulante des bas quartiers, en reine de la haute société. Cette transformation passera, entre autre, par une rééducation linguistique complète de la jeune fille, qui devra ensuite s'émanciper de la lourde tutelle de son formateur.

J'ai toujours considéré que My fair Lady était un film parfait, puisque tout y est impeccable, de la mise en scène aux costumes, en passant par le casting (#AudreyHepburnForever) et la musique. À ma grande joie c'est également un film qui passe très bien en famille, notamment grace aux costumes fabuleux (chez nous c'est un de nos films de Noël préférés, mais y'a pas de saison pour le regarder).

Alors bien sur les questions sociales qui traversent le film passeront sans doute très, très au dessus du jeune public. Mais la galerie de personnages hauts en couleur et la musique devraient suffire à faire leur joie (dans la mesure du possible essayez de le voir en VO, la traduction française des chansons étant assez catastrophique). Pour les plus grand·e·s (pré-ado et au delà), il n'est absolument pas interdit (mais pas obligatoire non plus, il s'agit avant tout de se faire plaisir), de reparler ensuite du film et notamment des questions qu'il pose sur ce que ça signifie d'être riche ou pauvre (Et là, ni vu ni connu, hop ! Vous pouvez leur refiler Pourquoi les riches et enchaîner sur une petite partie de Kapital).

My Fair Lady, un film fabuleux et qui donne à réfléchir, pour toute la famille à partir de 6 ans.

dimanche 14 juin 2020

C'est pas ma faute

Lolita a 16 ans et c'est une youtubeuse star. Chaque semaine sans faute, elle distille ses conseils beauté et maquillage (sans bien sur jamais oublier de mentionner les fabuleuses marques des produits qu'elle utilise) à ses fans énamouré·e·s. Chez elle tout n'est que paillettes et beauté, luxe, glamour et volupté.

De l'autre côté de l'écran il y a Prudence, 15 ans, un vie sage et bien rangée dans les beaux quartiers bordelais, entre le lycée et les cours de danse classique. Une existence morne à laquelle les vidéo de Lolita donnent comme un supplément d'âme.

Et puis un jour Lolita disparait.

Pouf !

Adios la youtubeuse, évanouies les vidéos et aussi l'intégralité des comptes sur les réseaux sociaux  qui envoyaient chaque jour un peu de rêve à Prudence.

Alors notre ado décide de mener l'enquête et de retrouver son idole. Quite pour cela à entreprendre un drôle de road trip au pays des cagoles. Un voyage qui lui fera découvrir l'envers du décor des vidéos si parfaites de Lolita, à la rencontre d'une autre adolescente et aussi un peu d'elle même...

Magnifique récit choral à deux voix et quatre mains (Samantha Bailly donne voix à Lolita et Anne-Fleur Multon à Prudence), C'est pas ma faute est un roman remarquablement riche et maîtrisé, tant sur la forme (en exploitant différents modes de narration et d'écriture et notamment ceux propres aux réseaux sociaux) que sur le fond. L'ouvrage aborde en effet de nombreuses thématiques, les dessous peu reluisants de la vie d'influenceuse donc, mais aussi le racisme, l'homosexualité ou les aggressions sexuelles. Néanmoins, ce qui domine avant tout le récit, c'est la difficulté toute adolescente à s'aimer et se sentir digne d'être aimée des autres, qu'on soit bonne élève et fille parfaite, ou reine de beauté aux milliers d'abonné·e·s. L'histoire de Lolita et de Prudence, devant laquelle mon petit coeur de daronne s'est serré plus d'une fois, est donc d'abord celle d'une réconciliation avec soi.

C'est pas ma faute, de Samantha Bailly et Anne-Fleur Multon, un très beau roman bien de son temps, à dévorer dès 13 ans.

mercredi 10 juin 2020

L'école des Loisirs à écouter

Un des points positifs du confinement, c'est que la quantité de chouettes ressources audio disponibles pour les enfants a explosé depuis mars. 

L'école des Loisirs, un des grands noms de l'édition jeunesse, a ainsi confié la mise en scène sonore d'une vingtaine de leurs albums pour les plus petit·e·s au studio Paradiso et le résultat est particulièrement réjouissant. 

On retrouve plein d'albums qui ont fait la joie de la superchouette marmaille dans ses jeunes années, tels que les indémodables Caca Boudin, Gros pipi, Au lit les affreux ou la Fête de Billy. Ce qui vous fait de précieuses minutes de tranquillité en perspective (et sans la culpabilité d'avoir collé vos nains devant un écran !)

L'école des Loisirs à écouter, des albums qu'on aime, tout droit dans nos oreilles, pour tous les publics à partir de 3 ans.


dimanche 7 juin 2020

Splendor

Dans l'Europe de la renaissance, vous voici joaillier·e et marchand·e de pierres précieuses. Votre objectif est d'accumuler les ressources et les plus belles gemmes, et de vous attirer les faveurs de puissant·e·s aristocrates.

Comme on pouvait s'y attendre, les deux mois de confinement en famille ont aussi été l'occasion d'élargir notre ludothèque. J'en ai donc profité pour faire l'acquisition de Splendor, un jeu sorti il y a déjà plus de 6 ans et dont j'avais entendu le plus grand bien. Pour être tout à fait honnête, ce qui avait principalement retardé mon achat c'est l'illustration de la boite avec son liseré jaune mochasse. Comme quoi une fois de plus il ne faut pas toujours se fier à l'apparence d'un jeu.

Et puis à l'automne dernier on a eu l'occasion de le tester avec fille n°2 (10 ans) et le test s'étant avéré concluant, j'ai fini par l'acheter ce printemps.

Et je regrette pas un seul de mes 29 €.

Alors par contre je vais être honnête, si votre objectif c'est effectivement de vous replonger dans la renaissance, vous aurez plus vite fait de relire l'intégrale d'Arte. Le thème du jeu n'est absolument pas exploité dans la mécanique de celui-ci et sert uniquement à fournir des illustrations au matériel de jeu. Mais il faut reconnaître qu'il est absolument superbe et tout le monde apprécie les gros jetons qui symbolisent les pierres précieuses et sont particulièrement agréables à manipuler (quand on les a en mains on se sent un peu comme un mafieux à un table de poker, c'est assez grisant).

Cela-dit le jeu fonctionne à merveille. Les règles sont simples et faciles à assimiler, les tours des joueurs s'enchaînent vite, ce qui permet des parties rapides (de l'ordre de 30 minutes) et sans temps mort. Malgré tout il y a pas mal de stratégie et un potentiel de crasses à faire à ses adversaires non nul sans être démesuré. Bref, on est sur un très bon équilibre qui donne envie de recommencer une partie dès que celle en cours s'achève.

Splendor, un jeu à la hauteur de son nom, à découvrir dès 10 ans (ça c'est l'indication de la boite, mais dans une famille de joueur·se·s ça passe crème dès 8 ans.


Alors pour information, les jetons noirs c'est de l'onyx, sauf que avec leur taille en rectangle, on a tendance à les confondre avec des carrés de chocolat. 
Ce qui déclenche toujours l'hilarité autour de la table de jeu avec les enfants 
Je paye trois diamants, trois émeraudes et deux chocolats pour une mine de chocolat !

mercredi 3 juin 2020

Certains l'aiment chaud

Chicago 1929, Joe et Jerry, deux musiciens de jazz un peu loosers (et très dragueurs), doivent fuir la mafia et se déguisent en femmes pour intégrer un orchestre exclusivement féminin qui part en tournée du côté de Miami. En chemin ils rencontreront Marilyn qui joue du ukulélé, un vieux milliardaire célibataire et bien déterminer à ne pas le rester, et encore plus de mafieux (c'est pas de bol tiens).

Ce chef-d'oeuvre de Billy Wilder date de 1959, et comme on pourrait s'y attendre, il contient un nombre de blagues sexistes incalculable (mention spéciale à ce gros forceur de Tony Curtis), que vous pouvez parfaitement déconstruire avec votre progéniture. Mais c'est aussi une extraordinaire réflexion sur le genre et sa construction sociale, puisque tout le long du film, les personnages de Joe et Jerry vont littéralement jouer à incarner des femmes ou des hommes (vu que Joe se déguise aussi en millionaire pour séduire Marylin) et ce sans aucun problème. Cette mascarade permanente débouchant à terme sur la scène finale et son Nobody's perfect culte, qui est au fond un hymne à la tolérance...

L'ensemble de l'histoire est menée tambour battant avec des tas de gags parfaitement accessibles aux plus jeunes. Si bien qu'au final, le film possède suffisamment de degrés de lecture pour plaire aux enfants comme aux parents.

Certains l'aiment chaud, du jazz, des gags et Marylin, à voir en famille à partir de 7 ans.


Cadeau bonus pour les parents : Un chouette et passionnant épisode des Chemins de la Philosophie qui disserte justement sur le film.

mardi 2 juin 2020

Résultat du concours Éditions du Ricochet !

Après tirage au sort, la gagnante de notre concours avec les Éditions sur Ricochet est Vanessa qui jouait pour gagner le Livre des animaux magiques !!!

Félicitations Madame ! 

Maintenant envoie nous-vite un petit mail à superchouette.mums@gmail.com avec tes coordonnées et nous transmettrons celles-ci à l'éditeur. Toute la superchouette team te souhaite de très beaux moments de lecture en famille !

dimanche 31 mai 2020

Les étranges soeurs Wilcox

Une (pas franchement) belle nuit d'hiver 1888, les soeurs Amber et Luna Wilcox se réveillèrent dans un cimetière londonien.

Six pieds sous terre.

Chacune dans son cercueil.

Dont elles purent s'extraire sans difficulté vu qu'elles étaient dotées d'une force surhumaine.

En effet, Amber et Luna étaient désormais des vampires.

Va suivre une longue quête pour les soeurs Wilcox, qui vont tenter de comprendre comment elles ont pu en arriver là ; et ce qui est advenu de leur père et de leur belle-mère, qui ont disparu lors de l'incendie de la demeure familiale. En chemin, leur route va croiser celles des Invisible, une confrérie bien mal en point de magiciens qui tentent de protéger la couronne britannique, et luttent depuis plusieurs siècles contre Dracula et son clan de vampires. Et si le destin des soeurs Wilcox était lié à cette bataille centenaire ?

Mi-mars, à l'aube du confinement, fille ado est allée faire une razzia sur les romans jeunesse de son CDI. Deux mois et demi plus tard, les aventures des soeurs Wilcox sont les grandes gagnantes de ce marathon lecture. L'ado a beaucoup aimé ce duo d'héroïnes badass avec plein de super pouvoirs, ainsi que l'ambiance fantastique des romans. Personnellement, j'ai apprécié le joli line-up de figures victoriennes, qui nous permet de rencontrer Sherlock Holmes, Bram Stoker ou Jack l'Éventreur au détour des pages, ainsi que le style fluide et élégant de Fabrice Colin, qui nous avait déjà touché dans La bonne aventure.

Les étranges soeurs Wilcox, de Fabrice Colin, des aventures à vous glacer le sang dès 12 ans.


PS : Pour une raison qui me dépasse complètement, le site de Gallimard jeunesse (qui est tout de même l'éditeur des romans) ne mentionne que les trois premiers tomes de cette série. Tandis que d'autres sites font état d'un quatrième opus, sorti en 2011 et épuisé depuis. Alors, 3 ou 4 tomes ? Voilà un mystère qui sied fort bien à nos étranges héroïnes !

mercredi 27 mai 2020

Cyrano de Bergerac

Dans notre série Oldies but Goodies du mercredi, cette semaine on vous propose de redécouvrir le Cyrano de Bergerac de Rappeneau. Un vintage 1990 qui date donc d'un temps que les moins de 30 ans ne peuvent pas connaître, une époque où Gérard Depardieu avait du génie et Vincent Pérez était beau.

Bref.

Si vous avez des collégiens à la maison ils connaissent probablement déjà le pitch : 
- Cyrano au grand nez aime sa cousine, la précieuse Roxane.
- Roxane préfère Christian et son physique avantageux.
- Christian est bien content parce que lui aussi il kiffe Roxane. 
- Pas de bol, Christian est con comme un balais et Roxane aime aussi les beaux parleurs. 
- Alors plutôt que de laisser sa cousine découvrir l'affreuse vérité, Cyrano va prêter ses mots au bellâtre pour qu'il puisse conquérir le coeur et l'esprit de notre précieuse pas hyper fut'fut'. 

Spoiler : ne faites pas ça chez vous, à la fin tout monde mourra déçu et malheureux.

Malgré son grand âge, le film a remarquablement bien vieilli, notamment grace à la mise en scène de Rappeneau, qui a su intelligemment raccourcir la pièce (mais on a tout de même 2h15 de film) et alterner les scènes de dialogues et d'action, ce qui est appréciable pour le jeune public. Le texte de Rostand est parfaitement mis en valeur, de la tirade des nez à l'agonie finale de Cyrano. Et si votre progéniture n'est pas en larmes au moment du générique de fin, vous avez toute ma bénédiction pour la déshériter.

Cyrano de Bergerac, un film de cape et d'épée qui vous fera vibrer, à partager avec ses enfants à partir de 8 ans.

dimanche 24 mai 2020

Les Mythics


Les Mythics sont 6, comme les doigts de la papatte d'un Maine Coon polydactile. Dispersé·e·s sur l'ensemble du globe (Japon, Inde, Égypte, Grèce, Allemagne et Mexique), chacun·e d'entre eux·elles est la réincarnation d'un·e puissant·e guerrier·e issu·e d'une mythologie différente. Et il va leur falloir unir leurs forces pour combattre le mal alors que celui-ci fait son grand retour sur terre...

Cette série s'appuie sur une trame classique, six jeunes ados (qui ont entre 11 et 16 ans) se découvrent des pouvoirs extraordinaires et vont devoir apprendre à les contrôler et à coopérer pour défendre le bien. Mais étonnamment elle a fait mouche à la maison.

Je dis étonnamment parce que sur la couverture de chaque tome, il y a marqué en gros

Par les créateurs des Légendaires et de la Rose Écarlate

Vous aimez les Légendaires ?

Et ben moi pas du tout.
(La Rose Écarlate pas contre on trouve ça chouette, même s'il y a des trucs à redire)

Je sais bien que c'est un best-seller de la bande-dessinée jeunesse, mais l'humour au raz des pâquerettes et les clichés sexistes dont est truffée cette série font qu'elle me sort par les yeux. Avec Mortelle Adèle c'est un peu ma seconde bête noire de l'édition jeunesse (OK, j'avoue, en vrai je déteste plein d'autres trucs, mais là on n'a pas le temps de tous les faire).

Par contre les Mythics, ma progéniture et moi (soit un public 100% féminin), on a beaucoup aimé. 

Pour la parité bien sur, 3 héros-3 héroïnes, comme quoi c'est pas si compliqué à faire, pour la diversité des origines des personnages, et aussi la variété des tempérament représentés. Les filles n'ont pas besoin d'être toujours douces et fragiles, les garçons ne sont pas forcément des gros bourrins (mention spéciale à Amir qui est notre petit chouchou dans la bande). Et puis chaque protagoniste est coaché·e par l'esprit guerrier qui lui est associé·e, qui apparait sous la forme d'un petit fantôme tout mignon. Et le décalage entre l'état d'esprit du fantôme des temps jadis et celui d'un ado d'aujourd'hui forme un ressort comique assez réjouissant.

9 tomes sont déjà sortis, qui présentent chacun des personnages et racontent leur rencontre, maintenant on est au taquet en attendant le tome 10 qui sera consacré à l'affrontement final !

Les Mythics, de Patricia Lyfoung, Philippe Ogaki et Patrick Sobral (et un·e dessinateur·rice qui change à chaque tome), des aventures qui dépotent tout autour du monde, à découvrir dès 8 ans.

mercredi 20 mai 2020

Les Éditions du Ricochet (avec un concours dedans !)

Depuis 25 ans les Éditions du Ricochet aident petits et grands à explorer et mieux comprendre le monde qui les entoure au travers de chouettes albums et documentaires. Petit passage en revue des ouvrages de la maison qui nous ont séduit·e·s ces dernières années :
  • Ici on est sous le charme de la collection Ohé la science, qui permet de faire découvrir la nature aux plus jeunes.
  • On a également beaucoup aimé Mon petit monde, un superbe album coloré pour expliquer l'univers foisonnant des bactéries aux plus petit·e·s 
  • Le livre des animaux magiques est un magnifique album, à la fois livre de contes et documentaire, qui vous embarque pour voyage pas banal au sein du règne animal.
  • Pour nos ados, on est particulières fans de la collection POCQQ (Pourquoi ? Où ? Comment ? Qui ? Quand ?), des documentaires super bien ficelés sur les grands sujets de société. Et on a eu un énorme coup de coeur pour les volumes sur le Féminisme et les Journalistes.
  • Tout Nu !, est un formidable dictionnaire (en provenance du Québec) qui sait parler avec intelligence et bienveillance aux ados du corps et de la sexualité.

Et parce que 25 ans, c'est un anniversaire important, les Éditions du Ricochet proposent aux gentil·le·s lecteur·rice·s de Super Chouette de gagner un de leurs ouvrages au choix, entre Le livre des animaux magiques et Tout nu !, si c'est pas formidable ça !!!

Pour participer c'est très simple, vous avez jusqu'au lundi 1er juin pour laisser un commentaire sous ce message, où vous préciserez l'ouvrage que vous souhaitez gagner. Après quoi je tirerai au sort le nom de l'heureux·se gagnant·e parmis tous les commentaires. 

Bonne chance à toutes et à tous !

PS : Ça va sans dire, mais ça va mieux en le disant, mais ça sera plus facile de vous attribuer un lot si votre commentaire n'est pas anonyme...

dimanche 17 mai 2020

Les p’tits philosophes


Chaque mois dans le magazine Pomme d'Api (qui est plutôt destiné aux enfants de maternelle), Chonchon le cochon (de petite section), Raoul le loup vantard (chez les grands), Plume l'oiseau et Mina la chatte (tous deux chez les moyens) s'interrogent sur la vie, leurs émotions et le monde qui les entoure.
  • Qu’est-ce qu’un cadeau ?
  • Pourquoi faut-il faire des efforts ?
  • Qu’est-ce qui est beau, qu’est-ce qui est laid ?
  • Qu’est-ce que grandir ?...
En trois pages colorées, chacune de leurs aventures fait écho à la vie quotidienne des petit·e·s lecteur·rice·s de la série, et les aide à questionner le monde et à mieux comprendre celui-ci, sans pour autant apporter de réponse toute faite.

Du temps où nous étions abonnés au magazine c'était un de nos rendez-vous mensuels préférés avec les enfants, et on a été particulièrement heureux de découvrir que les épisodes avaient été regroupés en deux recueils. Le format court des petites bandes dessinées est particulièrement adapté pour l'histoire du soir et permet d'aborder en douceur des questions pas si simples que ça pour les plus jeunes (la vie, l'amour, la mort...). Les illustrations joyeuses de Dorothée de Monfreid permettent quant à elles de garder un peu de légèreté et d'humour même quand les petits philosophes se penchent sur des sujets sérieux.

Certain chapitres ont même été adaptés en courtes pastilles animés (de 5 minutes) et sont visibles sur le site Bayam.

Les p'tits philosophes, de Sophie Furlaud et Dorothée de Monfreid, parce qu'il n'est jamais trop tôt pour s'interroger (enfin après 8h du matin ce serait plutôt bien), deux livres avec plein de questions dedans, dès 4 ans.

mercredi 13 mai 2020

Superchouette printemps !

Pour célébrer la fin du confinement, voici quelques nouveautés des derniers semestres dans les séries qu'on aime sur Superchouette !

  • Le quatrième tome des Spectaculaires nous embarque pour une folle course à travers l'Europe sur les traces d'un mystérieux gentleman cambrioleur (et rongeur) ! 
  • Jasmine la souris coquine poursuit ses aventures toutes en tendresse (et n'en a visiblement rien à carrer des gestes barrières).
  • L'épisode de Noël de Maman ours a enfin été traduit en français. Et les trois premières aventures de Michel, l'ours maternel, on été rééditées en un volume unique, pour encore plus de choupitude oursonnesque !
  • La vie continue dans l'immeuble des Merveilleux Voisins, avec de nouveaux habitants toujours plus étonnants !
  • Et parce qu'on n'a jamais trop de pandas chez soi, l'irresistible extension Chibis de Takenoko vous permet d'inviter Miss Panda et plein de bébés dans la bambouseraie !

dimanche 10 mai 2020

Arte

Florence, première moitié du XVIème siècle, la jeune Arte nourrit une passion dévorante pour le dessin qui a été longtemps encouragée par son père. Mais quand la mort de celui-ci laisse sa famille de petite noblesse sans le sou, la mère d'Arte a bien d'autres soucis, et notamment comment trouver un moyen de marier sa fille sans dot. L'impétueuse jeune fille quant à elle entend bien se former dans l'un des nombreux ateliers de peinture de la ville. 

Parviendra-t-elle à entrer en apprentissage et à vivre un jour de son art ?

Cette très chouette série de mangas met en scène une héroïne vive et résolue à trouver sa place dans un monde d'hommes, mais aussi ingénue, elle qui a grandi dans un milieu aristocratique à l'abri du besoin, et dans le fond très attachante. La mangaka a réalisé un gros travail de documentation qui nous plonge dans le monde des ateliers artistiques de la renaissance florentine (l'architecture de la ville, le mobilier ou les costumes sont particulièrement bien rendus). Le parcours d'Arte est aussi l'occasion d'apprendre des tas de choses, que ce soit sur la société de l'époque, le fonctionnement des ateliers, le parcours d'apprentissage ou les techniques associées à la peinture, que l'on va découvrir en même temps que la jeune fille. Bref, tout comme Bride Stories, cette série nous emmène très loin dans le temps et l'espace, dans un univers qu'on n'associerait pas spontanément au manga.

Arte, de Kei Ohkubo, 9 tomes parus jusque là, un manga qui fait voyager, à partir de 11 ans.

PS : Pour l'anecdote, Arte doit sans doute son nom à la figure d'Artemisia Gentileschi, qui fut une des rares femmes peintres classiques à être passée à la postérité. Mais celle-ci a vécu un siècle plus tard et son parcours est bien éloignée de celui de notre héroïne puisqu'elle venait elle d'une famille d'artistes.


mercredi 6 mai 2020

4 films pour 4 filles

En janvier dernier, l'adaptation par Greta Gerwig des Quatre Filles du Dr. March sortait sur nos écrans. Cette version sensible et remarquable d'intelligence de ce classique de la littérature jeunesse américaine (sorti en 1868) est désormais disponible en VOD (et très bientôt en DVD). Mais plutôt que de la regarder de suite, sur Super Chouette on vous propose un cycle cinéma pour découvrir les glorieux anciens qui l'ont précédée. 

Préparez vous donc à rencontrer 16 filles du Dr. March !
(et prévoyez aussi une bonne réserve de mouchoirs...)
  • En 1933 Cukor ouvre le bal (Wikipédia me dit qu'il y a une premiere adaptation muette de 1914 mais on fera sans) avec une version en noir et blanc où la légendaire Katharine Hepburn interprète l'intrépide Jo.
  • En 1949, la version de Mervyn LeRoy permet d'admirer une Elisabeth Taylor blonde dans le rôle d'Amy la peste et dans un écrin de technicolor flamboyant.
  • 1994, c'est la version de ma jeunesse, par Gillian Armstrong, cette fois on retrouve la fougueuse Winona Ryder dans le rôle de Jo, mais aussi les toutes jeunes Clare Danes et Kirsten Dunst pour jouet Beth et Amy.
  • 2020, la version de Greta Gerwig donc, fabuleuse d'intelligence et de clairvoyance sur la condition féminine. Le casting est une fois de plus au top, surtout pour Saoirse Ronan en Jo et Florence Pugh qui vient réhabiliter le personnage d'Amy (par contre je m'interroge encore sur le choix de Louis Garrel pour interpréter un émigré allemand...)
Les paris sont donc ouverts, quelle version sera votre préférée ?