lundi 8 février 2010

Mosquito

Quand j'en ai très très marre de me faire humilier par ma fille au jeu des Sardines, ou à Batameuh, ou aux jeu des poules, je sors Mosquito et là j'ai une petite chance de me refaire (surtout si je lui attache les mains dans le dos!).


Mosquito c'est un jeu de réflexe, une sorte de Jungle Speed pour les enfants - designé par Djeco donc coloré, super joli, top!



Au centre de la table on trouve une fleur, une pomme, un moustique et chacun a sa petite abeille perso. On distribue le même nombre de cartes à tout le monde et chaque joueur retourne une carte en même temps. S'il y a deux pommes, tout le monde se précipite pour attraper la pomme, s'il y a deux moustiques les joueurs qui ont retourné une carte moustique se jette sur le moustique central (comme ça on sera au top pour cet été) et si ce sont deux abeilles, on prend notre abeille et on la pose délicatement (plaf!) sur la fleur.

Autant vous dire que c'est vite la foire et c'est bien pour ça qu'on y joue. Comme il faut réagir au quart de tour, la pression monte, et on finit par taper un peu sur n'importe quoi. S'il y a plusieurs enfants il faut quand même un adulte pour faire un peu la police de "c'est qui qui a été le premier" mais les parties sont rapides et on rigole et ça défoule.

vendredi 5 février 2010

Grand Loup et Petit Loup

Auprès de son arbre, Grand Loup vivait heureux... Mais voilà qu'un jour un Petit Loup décide sans crier gare de venir taper l'incruste. Au départ Grand Loup n'est pas franchement ravi de ce nouveau colocataire, sauf que même un Grand Loup solitaire ça peut s'attacher plus vite qu'on ne le croit...

Lorsque que j'ai su que Porcinette allait devenir grande soeur, je me suis mise en quête d'un livre sur le sujet et je dois dire que j'ai été assez déçue par ce que j'ai trouvé. J'ai lu du bon et du moins bon, du gentillet et du franchement niais, mais au final aucun bouquin ne m'a véritablement enthousiasmée. Et puis à Noël dernier une amie nous a offert cet album et là ce fut un coup de coeur immédiat. Avec ses beaux dessins tendres et en quelques phrases sobres ce livre parvient à nous transmettre l'attachement profond que Grand Loup va soudainement éprouver pour ce Petit Loup pourtant pas franchement dégourdi mais que l'on ne peut s'empêcher d'aimer. Porcinette à tout de suite accroché à cette histoire toute en délicatesse et moi j'ai bien du mal à retenir une larmichette d'émotion à chaque fois que je la lui raconte.

Grand Loup et Petit Loup, de Nadine Brun-Cosme et Olivier Tallec, un album à partir de 2-3 ans, ou à offrir au futur aîné quand un petit nouveau pointe le bout de son nez.

mardi 2 février 2010

Le bébé bonbon (et autres histoires)

Alors au départ la gentille copine a offert ce livre pour le petit de deux ans et demi, mais au final, celui qui a adoré, c'est le grand de 6 ans, rapport qu'il développe depuis un certain temps une addiction très costaud à l'oeuvre de Claude Ponti, et aussi parce qu'on l'a utilisé comme première lecture en quasi autonomie.

Il faut dire que cette petite série de Ponti est doublement utile en plus d'être super chouette comme quasiment tous les albums du monsieur: drôles, intelligents, narration ultra maîtrisée, dessin pétillant et fourmillant de détails.

Tout d'abord on peut effectivement lire les aventures de Tromboline et Foulbazar, deux petits poussins bien dégourdis, dès deux/trois ans, sans souci: des petites histoires bien fichues, amusantes, pleines d'imagination, et surtout très simples. Ici par exemple, voilà que Tromboline et Foulbazar tombent par hasard sur un bonbon abandonné: ils décident illico que c'est un bébé bonbon, et se demandent s'ils vont le becter direct, ou si ça ne serait pas mieux de le suivre pour dévorer toute sa famille et ses copains. Il va s'avérer que ce bonbon ne leur appartient pas, que c'est celui de la fourmi à grosse voix.
Ce sont donc des albums que l'on peut lire dès 2 ou 3 ans, juste pour le plaisir et la rigolade.

Mais ce sont aussi des albums courts, avec des phases brèves et simples, qu'on peut faire lire à nos apprentis lecteurs et lectrices dès lors que la lecture commence à s'installer: impec pour dire "je l'ai lu tout seul" et "je peux le lire à mon petit frère". A raison de deux pages par jour, en 4 jours c'était bouclé, mon fiston était apte à faire la lecture au plus petit, pour leur plus grand plaisir à tous les deux.

J'ai feuilleté plusieurs albums de la série, et donc je recommande particulièrement Le bébé bonbon, et La boîte, qui sont vraiment très chouettes. Les autres sont très bien aussi, n'hésitez pas à les emprunter en bibliothèque!

Ils ont aussi le très grand avantage d'être de tout petit format et peuvent donc s'emporter partout!

La série des Tromboline & Foulabazar, de Claude Ponti, à partir de 2/3 ans pour rigoler, et de 6 ans pour lire tout seul comme un grand!


samedi 30 janvier 2010

Roulons des mécaniques

Vous le saviez vous que les petits garçons ils naissent directement en aimant les camions, les motos, les vélos, bref tout ce qui roule ? C'est limite si on ne vous les livre pas directement dans leur petit chou avec une voiture majorette dans la main. Parce que moi voyez-vous j'étais innocente. Je croyais qu'à part le zizi et la zézette un petit garçon et une petite fille c'était tout pareil. Et moi qui suis une mère moderne, avec un chéri tout sauf macho, j'étais sûre que mon bébé joli il allait aimer la dinette, les poupons etc... Et je ne me suis pas trompée là dessus, il aime tout ça mais ce qu'il préfère par dessus tout ce sont les engins roulants. Pourtant mon petit modèle à zizi à la maison ou chez sa nounou, ne fréquente que des filles (tel le sultan dans son harem). Mais si vous le laissez seul 3 minutes il se précipite sur sa caisse de petites voitures et vous le retrouvez à plat ventre en train de les faire rouler par terre. Dès qu'on met le nez dehors il repère le moindre tracteur ou camion poubelle. Plus c'est gros, plus il est ravi...

Tout ça pour dire qu'il nous fallait absolument des livres qui parlent de camions. Pour l'instant on en a trouvé deux qui sont super chouettes (et si vous avez d'autres idées on est preneur). D'abord Sur le chantier de Byron Barton où on voit une équipe détruire une maison puis la reconstruire. Et c'est plein de grosses mécaniques. Et je suis sûre que ça va plaire à la Tite Chofie parce que dans l'équipe y'a même des filles!

Le deuxième est un imagier tout simple. On y trouve tous les engins de chantier pris en photo avec leur vrai nom. Autant vous dire qu'il n'y a rien de doux ou de poétique là dedans mais plein de gros trucs jaunes avec des énooooormes roues. Et ça ravit mon fils qui dormait carrément avec au début.

mercredi 27 janvier 2010

La maison de Lulu

J'avais déjà parlé du talent d'illustratrice de Delphine Durand en chroniquant ici le livre Gros-Lapin. Elle le met cette fois au service de l'américaine Phyllis Root, pour cette Maison de Lulu que je vous invite à visiter sans plus tarder.

La maison de Lulu c'est une histoire toute simple, et surtout un album formidable, tout en manipulations et émerveillements.
Lulu a une petite maison, qu'elle habite sans souci avec son chat. Mais Lulu a aussi un très grand coeur, puisqu'il suffit de venir frapper à sa porte pour que Lulu vous construise une pièce sur mesure. C'est un vrai plaisir de découvrir à chaque nouvelle double page la pièce que Lulu a construite pour son invité surprise. Baudoin et son chapeau, Madame Nénuphar et son chien Gaspard, trois chats élégants, Suzon la Bergère et son mouton, les trois ours, bien décidés à manger de la soupe, jusqu'aux très bizarres la louche et son plat, qui me font soupçonner que ses personnages doivent être issus de comptines connues de l'autre côté de l'Atlantique... A chaque double page donc, la maison s'agrandit, et on peut ouvrir les volets et portes, afin de découvrir ce qui se passe à l'intérieur. Et là, c'est génial. De page en page, l'histoire visuelle rebondit, vivant sa petite vie loin du texte, les souris braquent le frigo, un début d'idylle nait entre Baudoin et Suzon, le chien Gaspard et le mouton de Suzon se prenne un petit café en terrasse, c'est fourmillant de détails, d'humour, de tendresse.

Au final, Lulu se retrouve dépossédée de sa grande maison -une fabuleuse double page se déploie de façon à nous dévoiler tout l'intérieur de la gigantesque et géniale baraque, pour notre plus grand plaisir curieux. Mais comme elle a toujours un très grand coeur, elle va se construire une nouvelle petite maison, en haut d'une colline, avec son chat. L'occasion de découvrir, dans la dernière double-page, un superbe pop-up de la nouvelle maison, totalement en volume, dont on peut soulever le toit des deux côtés afin de regarder à l'intérieur...

Un album magnifique, à partir de 3/4 ans, mais sous la supervision d'un adulte, rapport que volets et surtout pop-up demandent un minimum de délicatesse dans la manipulation...

dimanche 24 janvier 2010

Kirikou et la sorcière

Notre histoire débute dans un village africain que terrorise la sorcière Karaba. La source est tarie, les hommes ont disparu et les femmes vivent dans la peur, bref c'est pas vraiment la fête au village...
C'est alors que nait Kirikou (au passage, voilà un accouchement de rêve, moi j'en veux un comme ça pour mon prochain bébé !), un petit bonhomme haut comme trois pommes mais plutôt malin (et puis rapide aussi) qui va aider les villageoises à se libérer du joug de la sorcière.

Quand le film est sorti sur nos écrans en 1998 (ah ouais, 12 ans déjà, je vous rassure il n'a pas pris une ride) j'étais jeune, nullipare, et je dois bien avouer que le concert de louanges unanimes qui a entouré ce qui ne me semblait être qu'un vulgaire dessin-animé comme un autre m'a bien gonflée... Je ne l'ai donc découvert qu'à Noël dernier lors d'une diffusion à la télé et depuis je veux bien me fouetter avec des orties en m'agenouillant devant le génie de Michel Ocelot, parce que ce film est un chef-d'oeuvre, tout simplement.

Malgré son austérité (pas de générique de début, pas de fond sonore encombrant, pas de scène d'action pétaradante qui vient en mettre plein la vue au spectateur) on est immédiatement captivé par ce conte qui allie des images magnifiques (et une animation très fluide) et un propos d'une grande intelligence. Comme dit la chanson, "Kirikou est petit, mais il réfléchit", l'objectif de notre héros n'est pas d'aller latter sa tronche à la vilaine sorcière, mais bien de COMPRENDRE, pourquoi la source est elle tarie ? Pourquoi Karaba est elle méchante ? Et c'est avec joie qu'on le suit dans ses découvertes, d'autant plus qu'Ocelot a su créer un univers visuel unique et luxuriant dans lequel on se plonge avec un grand plaisir.

Pour conclure je reprendrai le verdict sans appel de Porcinette la première fois qu'elle a vu le film :
ENCORE
Eh oui, ce jour là on a vu Kirikou deux fois d'affilée et franchement c'était un vrai bonheur.

Kirikou et la sorcière, un très beau film accessible dès 3 ans (il ne dure que 74 min donc même les petits peuvent tenir le coup), si vous en voulez plus je recommande également Kirikou et les bêtes sauvages, un ensemble de courts récits autour du jeune héros qu'il est pas mal aussi.

jeudi 21 janvier 2010

La mallette Manetico Magnet System

Si vous avez un futur bâtisseur à la maison, encore trop jeune pour les toutes premières briques Lego (i.e. les Quadro) et que vous n'avez pas la place d'héberger la montagne de briques géantes, il vous reste quand même une super chouette solution : les Manetico. Ce sont des briques plastiques qui contiennent des aimants. Quand les petites mains pas encore très expérimentées tentent d'empiler deux éléments, les aimants complètent le geste et bingo ça fonctionne presque tout seul même si on a à peine un an. Bien entendu, même trempées de bave elles tiennent toujours aussi bien. Et une bonne grosse baffe dans la tour de briques fera tout tomber (faut pas oublier que c'est quand même le but ultime). Y'a aussi deux ou trois bonshommes et quelques trucs qui roulent, du coup ça devient un jeu très complet. Et pour finir, on range tout ça dans la mallette en plastique bien solide. Top!

lundi 18 janvier 2010

Quel radis dis donc!

Voilà un petit album tout simple, mais qui rencontre pas mal de succès auprès des petits, parce qu'il raconte une histoire un peu fofolle et rigolote.
Un papi et une mamie ont un jardin si petit qu'ils n'ont pu y planter qu'une seule graine. Il va s'avérer que cette unique graine va donner un gigantesque radis, et qu'il faudra allier les forces du papi, de la mamie, de la petite fille, du chat et de la souris pour parvenir à l'arracher.
Tiré d'un conte russe, cette petite histoire sans prétention, à la structure répétitive, joliment mise en scène par des jeux d'écriture qui incitent à moduler la voix au cours de la lecture, permettra aux petits d'aborder le thème de l'entraide pour réussir, et que toutes les forces comptent, même les plus petites...

Je ne suis pas fan du graphisme des illustrations, mais elles sont de bonne qualité et répondent bien au texte... que demander de plus?

A partir de 2 ans et demi, sans souci, et facile jusque 6 ans, voire plus. Ca peut être un petit album sympa pour commencer à lire seul, le vocabulaire est simple, et la structure répétitive aide à la lecture.

Quel radis dis donc! de Praline Gay-Para, illustré par Andrée Pringent.