dimanche 1 mai 2016

Jojo le roi des joujoux


Jojo voudrait aller se coucher, mais dans sa chambre c'est le bazar et le chemin jusqu'à son lit est semé d'embûches ! Le petit lecteur de livre circuit a donc pour mission de le guider aux milieux des jouets éparpillés pour qu'il puisse goûter un sommeil bien mérité.


Les belles illustrations chaleureuses de Benjamin Chaud font merveille dans ce grand album cartonné, où l'on pourra bien sur parcourir les circuits du bout du doigts, mais aussi s'amuser à découvrir les mille et un détails qui se cachent au fil des pages. On y trouvera ainsi des playmos, un crapaud, un hippo, un lapinot, ou encore un robot. De quoi passer un chouette moment en compagnie des plus petits, avant (on l'espère ?) de les envoyer au dodo comme Jojo...

Jojo le roi des joujoux, de Benjamin Chaud, un livre tout doux pour les bouts de chou à partir de 2 ans.


dimanche 24 avril 2016

Mr Gershwin, les grattes-ciels de la musique

New-York, juillet 2010, la famille Gershwin fait l'acquisition d'un piano, c'est que maman Rose a décidé de faire de son aîné, Ira, un grand musicien. Mais le sort en a décidé autrement, et c'est le cadet, George, qui va bientôt s'emparer de l'instrument.

Ce superbe livre-album nous conte donc à travers les yeux du vieux piano familial la vie et l'ascension fulgurante d'un des plus grands compositeurs américains. Je l'ai découvert alors que je cherchais encore un enregistrement de Casse-Noisette, et je dois dire que j'étais folle de joie en trouvant un album jeunesse consacré à un de mes compositeurs favoris dans une collection d'ordinaire plutôt centrées sur des classiques (les autres titres de la série portent sur Satie, Chopin, Offenbach et Ravel). Là il y a de long extraits musicaux qui viennent aérer le récit et le disque s'achève sur cinq morceaux dans leur version intégrale dont l'inoubliable Rhapsody in blue. Bref, c'est le genre d'album qui s'écoute avec grand plaisir même quand on n'a pas d'enfant (et qu'on referme avec une irrésistible envie de revoir Un américain à Paris)...

Mr Gershwin, les grattes-ciels de la musique, raconté avec entrain par Susie Morgenstern et illustré par Sébastien Mourrain, un livre-disque pour se laisser emporter par la musique dès 6 ans.

Cadeau bonux : Si vous voulez en entendre plus, des extraits musicaux sont disponibles sur le site de l'éditeur !

dimanche 17 avril 2016

Une ou deux bêtises

Aujourd'hui le petit héros de cet album cartonné va fêter son anniversaire chez sa mémé. Pour l'occasion il a invité quelque copains, et pendant que mémé a le dos tourné, cette bande de petits polissons va causer quelques dégâts dans son joli salon bien propret (quoiqu'un peu veillot).

Voilà une histoire tout à fait standard me direz vous, au détail près que ses héros sont de mignons petits oursons en guimauve.

Bon, là il faut que je vous avoue un truc. Dans ma famille on a des tas des rituels débiles. Et l'un d'entre eux consiste à sortir le paquets d'oursons en guimauve tous les dimanches midi à la fin du déjeuner et de les faire parler devant une progéniture hilare avant de leur croquer sauvagement la tête (des oursons, pas de la progéniture, ça va sans dire, mais ça va mieux en le disant). 

Cette tradition explique sans doute pourquoi lorsque notre petite dernière (3 ans) a repéré cet album à la médiathèque, elle a aussitôt foncé dessus en poussant des cris de ravissement. Et force est de constater que les petits oursons turbulents de Une ou deux bêtises sont tout aussi irrésistibles que ceux qui font la joie de notre déjeuner dominical. Coup de chance, cette drôle de série avec ses héros en guimauve, mais pas cucul la praline pour autant, compte quatre albums au total, et je recommande aussi chaudement au passage celui sur les oursons qui vont au musée.

Une ou deux bêtises, d'Isabelle Gil, un album hilarant à dévorer dès deux ans. 



dimanche 10 avril 2016

Les Penderwick

Ou l'été de quatre soeurs, de deux lapins et d'un garçon très intéressant.

Cet été, les soeurs Penderwick (12, 11, 10 et 4 ans au compteur) et leur papa ne vont pas le passer comme à leur habitude au bord de la mer, mais dans un domaine répondant au doux nom d'Arundel (le roman datant de 2005, aucun lien avec un quelconque royaume glacé dirigé par deux frangines...), où les attend, pensent elles, une bicoque délabrée.

Sauf qu'en fait de bicoque, c'est un pavillon coquet au coeur d'une superbe propriété qui va les héberger et nos héroïnes ne sont pas au bout de leurs surprises...

Les Penderwick reprend avec succès les codes du roman que j'appellerais fantaisie familiale, pour lequel il vous faut une fratrie (ou une cousinade à la rigueur) hétéroclite et attachante, un été dans un lieu inconnu, une pincée d'humour et une pointe d'aventure. Chez nous le roman a vite été dévoré par fille aînée (9 ans) et me voilà donc en mission pour lui procurer les deux tomes suivants de la série.

Les Penderwick, de Jeanne Birdsall, une smala épatante pour s'évader dès 9 ans.

dimanche 3 avril 2016

Un peu plus loin ensemble



Yun l'indien et l'ours coulent désormais des jours heureux et partagent chaque jour le fruit de la pêche réalisée à bord de leur canoë. Mais voilà que du côté des animaux comme des indiens, des voix viennent semer la discorde et le doute. Est-il vraiment juste de diviser la pêche en deux quand il faut à l'ours dix fois plus de poissons qu'à l'indien pour être repu ? Mais l'indien ne doit il pas de son côté nourrir toute la tribu avec ses poissons ? L'amitié de l'indien et de l'ours pourra-t-elle survivre aux différences entre leurs peuples ?


Où l'on retrouve nos deux compères de Debout sur l'eau, confrontés à des problèmes bien compliqués. Le texte, poétique et subtil, ouvre des questions sans asséner de réponses prémâchées et c'est tant mieux comme ça, car nous voilà ainsi forcés de réfléchir aux arguments avancés par l'un et l'autre parti. Du côté des illustrations, on retrouve les merveilleux dessins à l'encre de Chine du premier opus, que viennent cette fois illuminer quelques touches de rouge et c'est tout simplement superbe. Bref, cet album c'est une suite, mais c'est surtout une réussite.

Un peu plus loin ensemble, d'Hyacinthe Reisch, un conte pour s'enchanter et s'interroger dès 5 ans.


dimanche 27 mars 2016

Casse-Noisette

Le soir de Noël, la petite Marie se voit offrir un casse-noisette en bois qui derrière son apparence ordinaire cache bien des secrets. Cette nuit là Marie va vivre une aventure extraordinaire en compagnie de ce drôle de jouet...

Pour être tout à fait honnête, si à la base je connais la célèbre suite de ballet de Tchaikovsky, c'est grâce au Fantasia de Disney, et à ses séquences où des petites  fées trop mignonnes dansent au milieu des fleurs (et puis aussi la séquence des petits champignons trop choupis). Histoire de nous cultiver un peu j'ai donc fait l'acquisition d'un livre album très joliment illustré par Colonel Moutarde. Celui-ci a eu un franc succès à la maison, mais nous étions peu peu déçus de n'entendre la belle musique qu'en fond sonore de l'histoire (certes fort bien racontée), du coup dans la foulées j'ai aussi acheté un enregistrement du ballet complet. Au final je ne regrette pas mes achats, d'autant que la musique de Tchaikovsky, ça me change quand même agréablement de la BO de la Reine des Neiges dans la voiture..., mais l'idéal serait quand même de trouver une version livre-album qui comprenne à la fois l'histoire et la musique seule. Chez Didier Jeunesse il semble qu'ils ont ça, mais là encore la suite de ballet n'est pas complète, donc pour le moment je suis encore à la recherche de la version parfaite.

Quoiqu'il en soit, Casse-Noisette, c'est à la fois une histoire et de la musique très chouettes, pour toutes les petites oreilles dès 4 ans.

Nous on a celui-ci,
mais celui-là a l'air très bien aussi...
Et pour information, les petites fées toutes mignonnes dans Fantasia c'est ça.

dimanche 20 mars 2016

City Atlas

Cette semaine on va s'extasier sur un bel album qui va nous faire voir du pays, soit le parfaitement nommé City Atlas.

En trente plans de villes étalés sur autant de doubles pages, préparez vous à en prendre plein les mirettes, de Paris à Tokyo, en passant par Moscou ou Mexico. J'ai déjà chanté sur ce blog mon amour des livres qui font voyager, il m'était donc impossible de résister à ce superbe ouvrage aux illustrations mi-rétro mi-collage. Que ce soit pour se souvenir des voyages déjà faits ou en préparation de ceux à venir, voici un album qui va nous accompagner longtemps dans la famille.

City Atlas, de Georgia Cheerey et Martin Haake, un merveilleux tour du monde de papier à entreprendre dès six ans.


dimanche 13 mars 2016

Munchkin

Alors aujourd'hui on va parler d'un jeu qui, comme Citadelles, émarge à la catégorie Jeux qui étaient bien sympas quand on étaient jeunes et sans enfants et qui s'avèrent tout à fait chouettes maintenant que les enfants sont grands, à savoir le très amusant Munchkin.

Conçu initialement comme une parodie de jeu de rôle avec exploration de donjon, les règles de base de Munchkin sont parfaitement synthétisées sur la boite, soit :

- Tuez les monstres : On ouvre une porte (i.e. on retourne une carte donjon), si derrière la porte il y a un monstre, on le dégomme, ou du moins on essaie. 
Et si ça marche pas on peut demander de l'aide à un petit camarade.
Et si ça marche toujours pas on peut toujours tenter de prendre la fuite.

- Pillez le trésor : Une fois le monstre tué, à nous la carte trésor, youhouh !

Trahissez vos amis : Et c'est là qu'on commence vraiment à rigoler. Parce que s'il est possible d'apporter de l'aide à un camarade face à un monstre trop puissant pour lui, on a également le droit de donner un coup de main au monstre, ce qui peut donner ce genre de scénario,

Vous êtes un joyeux aventurier de niveau 5, vous retournez une carte donjon, et après un soupir de soulagement, vous vous préparez à affronter ça :
Plante d'ornement de niveau 1, normalement ça devrait bien se passer...

Sauf que là, un autre joueur décide de venir vous embêter et vous envoie ça
Là ça va beaucoup moins le faire...

Le charme du jeu réside donc essentiellement dans le haut-potentiel de coups tordus qu'il est possible de faire à ses adversaires et dans les textes-illustrations des cartes qui sont assez rigolos. Au final, le niveau de stratégie requis reste plutôt faible, les seules conditions pour faire jouer vos enfants sont donc le niveau de lecture (comme pour Elixir il peut y avoir pas mal de texte sur les cartes) et leur capacité à encaisser les trahisons sans péter une durite autour de la table de jeu. Le nain de base est rarement bon perdant, mais pouvoir jouer et apprécier Munchkin demande un certain niveau de philosophie...

Muchkin, un jeu qu'il est bien en famille à partir de 9 ans