dimanche 15 mars 2015

Qui quoi où ?

Qui donc a oublié sa veste sur le porte-manteau ?

Qui est coincé dans le tronc d'arbre ?

Qui a marché dans la peinture ?

Quiquoioù ? est un bel album-jeu au principe simplissime : sur chaque double page, une galerie de personnages et une petite question, à l'enfant de se creuser les méninges et faire appel à son sens de l'observation pour trouver la réponse !

Les illustrations délicates et malicieuses d'Olivier Tallec sont une réussite et chez nous jeunes et moins jeunes ont beaucoup apprécié ce drôle de jeu de piste pas toujours si évident que ça pour les plus petits (ou leurs parents mal réveillés...)

Quiquoioù ?, d'Olivier Tallec, un album qui fait réfléchir en s'amusant à partir de trois ans.

dimanche 8 mars 2015

Tralaland

Benoît, petit garçon tout ce qu'il y a de plus ordinaire, alors qu'il jouait tranquille avec ses copains aux pirates, se retrouve un jour propulsé à Tralaland, drôle de pays sans queue ni tête. Il va y faire la connaissance de Bob, inventeur de génie sans tête, bisou le loup gentil (mais un peu concon), et Madeleine une petite fille également perdue (et aussi un peu mystérieuse). Avec leur aide, il va tenter de rentrer au bercail.

Mais le moins qu'on puisse dire, c'est que chemin du retour va s'avérer plutôt compliqué...

J'aime beaucoup le blog joyeusement foutraque de Libon, et j'ai donc été ravie de constater que son esprit avait été parfaitement préservé dans cette BD jeunesse. L'humour absurde est finalement assez peu présent dans les ouvrages destinés aux enfants (et je dois bien reconnaître que mes filles n'y sont pas toujours très sensibles), mais là ce mélange d'aventure et de grand n'importe quoi (mention spéciale à la Forêt de la peur toute rose avec des licornes qui courent sur des arc-en-ciel) a bien fait rigoler ma fille aînée (8 ans) ainsi que son auguste ascendance.

Tralaland, de Libon, une BD qui fait bien se poiler à partir de 7 ans (et pendant longtemps).


dimanche 1 mars 2015

Mon jour de chance

C'est l'histoire d'un renard affamé, qui trouve un jour sur son palier un joli petit porcelet.

Chouette ! se dit le renard, ce doit être mon jour de chance, le cochon de lait rôti est vraiment mon dîner préféré !

Sauf qu'un porcelet tout crado, il faut le laver et bien le brosser.

Et un porcelet maigrichon il faut bien l'engraisser en lui mitonnant de bons petits plats.

Et un porcelet tout tendu, il faut bien le masser pour l'attendrir.

Et au final, ce jour de chance, il n'est peut-être pas pour celui qu'on pense...

Mon jour de chance, de Keiko Kasza, ou l'histoire d'un petit cochon plus malin qu'on ne croit, à lire pour s'amuser dès 4 ans.

dimanche 22 février 2015

Les cousins Karlsson


Les cousins Karlsson sont quatre, comme les cinq doigts de la main ou les trois mousquetaires à vous de voir, ont entre 9 et 12 ans et se retrouvent sans leurs parents le temps de drôles de vacances, seuls sur une île en compagnie de leur excentrique tante Frida, artiste de son état et pas vraiment du genre maman poule.

Bien entendu ces vacances ne se dérouleront pas comme prévu. Pas plus que les séjours ultérieurs de notre petite bande chez tata Frida, qui vont à chaque fois donner lieu à une enquête pour résoudre un mystère bien mystérieux.

Pour cette série jeunesse démarrée il y a trois ans et qui m'a été recommandé à plusieurs reprises, une fois n'est pas coutume j'ai sous-traité la lecture des ouvrages à fille aînée (8 ans) à qui j'ai donc ramené les quatre premiers tomes de la médiathèque. Verdict, c'est de la bonne came : Chaque opus a été dévoré le temps d'un week-end et j'ai eu droit à de longues dissertations à table sur les caractères respectifs des cousins, preuve que ma lectrice test avait bien accroché à la série. Point bonus signalé par ma fille (chez qui j'ai installé un radar à clichés de compétition), les personnages féminins sont chouettes et pas cuculs. Le seul souci, c'est que maintenant elle me réclame un cinquième tome et je n'ai pas la moindre idée de son éventuelle sortie dans un futur proche...

Les Cousins Karlsson, par Katarina Mazzetti, cap au nord pour une version suédoise et sans chien (ça tombe bien, j'aime pas les chiens) du Club des 5 à dévorer dès 8 ans.

 
(en plus je trouve les couvertures de la série très classes, ça doit être l'esprit du design scandinave qui flottait sur l'éditeur...)

dimanche 15 février 2015

Panda Petit Panda


Mimiko, jeune orpheline au caractère bien trempée, pousse sa grand-mère dans le train (et pas dessous hein !) et s'en retourne guillerette mener sa petite vie peinarde, seule à la maison. C'est alors qu'elle fait la connaissance d'un papa Panda et de son fils qui vont tranquillou s'installer chez elles. Les deux moyen métrages de ce DVD nous content donc les aventures de cette famille recomposée d'un genre nouveau.

Panda, petit panda, est une des premières oeuvres du grand Hayao Miyazaki, et malgré son âge (plus de 40 ans !) et une qualité d'animation encore sommaire, ce dessin animé a gardé un charme irrésistible et fait encore la joie de mes filles. Peut-être est-ce du à la personnalité fantaisiste de Mimiko, digne descendante japonaise de Fifi Brindacier, ou alors au fait que le papa panda est clairement un précurseur de l'inoubliable Totoro. Mais le fait est que ces réjouissantes aventures font partie des classiques qu'on regarde régulièrement à la maison.

Panda, petit panda, dès 3 ans, pas de papa, pas de maman, mais beaucoup de fun pour les enfants.


PS : Notons, qu'on a retrouvé la trace de la petite Mimiko. 13 ans plus tard elle était devenue chef de bande pirate dans le Château dans le Ciel, comme l'atteste la photo suivante...

dimanche 8 février 2015

L'Hôpital Hilltop

À l'Hôpital Hilltop, patients et soignants sont tous des animaux, et le moins qu'on puisse dire, c'est que ces derniers vont en voir de toutes les couleurs. 

Entre les naissances très très multiples (8 porcelets pour Mme Cochon), les blessures exotiques, mais aussi les petits bobos du quotidien, c'est sur qu'on ne s'y ennuie pas. Et puis comme pour toute série médicale qui se respecte, il ne faut bien sur pas oublier les histoires de coeur entre soignants : Soit Cathy l'infirmière, qui soupire en secret pour le Dr. Matthews, lui-même désespérément amoureux du Dr Suzanne. Parlons en justement de Suzanne, hippopotame pragmatique et chirurgienne au top niveau, c'est bien-sur mon personnage préféré de la série, en compagnie du Dr. Atticus, drôle de tortue étourdie qui a le chic pour piquer un roupillon dans les endroits les plus insolites. 

L'objectif initiale de la série produite par les toujours excellents studios Folimage est de familiariser (et rassurer) les plus jeunes avec l'univers médical. Ma progéniture fréquentant assez peu les hôpitaux, je ne peux pas vraiment témoigner de son efficacité. Mais les aventures pleines d'humour de cet hôpital animalier ont néanmoins toujours ravi les enfants à la maison et c'est déjà pas mal du tout...

L'Hôpital Hilltop, une série bien jolie pour les petits à partir de 3 ans.

La Hilltop team de gauche à droite : Cathy, Matthews, Atticus et Suzanne.

dimanche 1 février 2015

Marine

On continue notre série BD vintage avec une autre héroïne ayant vu le jour dans les années 80, mais donc les aventures étaient cette fois publiées dans le Journal de Mickey. Marine est une petite fille espiègle et au caractère bien trempé, qui écume les océans accompagnée de son chien Pépito, et sous la (molle) surveillance du vieux Tafia. Au menu des réjouissances, des pirates, des trésors et des galions, bref que du bon.

Marine c'est un peu l'ancêtre de l'inénarrable Fifi Brindacier (avec les tresses, mais pas rouquine), dont je rappelle que le papa est justement un peu pirate sur les bords. Des aventures exotiques avec des méchants pas trop méchants et des adultes juste un peu présents. Un cocktail gagnant pour les jeunes lecteurs qui rêvent de mettre le cap au large quoi !


Marine, par Corteggiani et Tranchand, on embarque avec elle dès 7 ans.


dimanche 25 janvier 2015

Marion Duval

Je lis souvent que la BD jeunesse manque cruellement d'héroïnes, et c'est sans doute vrai. En proportion les filles sont nettement moins nombreuses à avoir une série à leur nom dans les rayonnages que les garçons. Mais à force d'arpenter les couloirs de ma médiathèque, des héroïnes je finis bien par en trouver, et même à en retrouver, des qui il y a 25 ans de cela était déjà là pour charmer la lectrice en herbe que j'étais à l'époque.

Donc aujourd'hui, on va faire dans le Oldie but Goodie, avec Marion Duval, un nom qui dira sans doute quelque chose aux parents qui lisaient Astrapi il y a 30 ans...

Marion Duval est une petite fille d'environ 10 ans, courageuse et débrouillarde, elle vit à Paris avec son père Alexandre, journaliste au magazine Superhebdo et toujours à l'affût d'un scoop. Marion et son papa ont le chic pour aller se fourrer dans des situations pas possibles au cours d'enquêtes qui les amènent souvent à croiser le chemin du charmant Fil et de sa mère, la non moins charmante et très mystérieuse Esther (tiens elle aussi c'est un perso féminin qui dépote).

Marion Duval c'est l'aventure à hauteur d'enfant, dans un univers délicieusement vintage (du moins dans les premiers tomes de la série) garanti sans portable et sans internet, mais où les héros peuvent conduire une Renault 5... Si on ajoute à ça les dessins so 80's d'Yvan Pommaux, je vous raconte pas l'effet madeleine quand on se trouve à relire les albums une fois grand. Bonne nouvelle, le charme opère toujours sur les nouvelles générations et nous voilà donc partis pour aller emprunter toute la série à la médiathèque !

Marion Duval, par Yvan Pommaux (et successeurs), des albums pour petits aventurier dès 7 ans.

(Yvan Pommaux, aka l'homme qui faisait des BD avec une règle et un équerre...)