dimanche 24 janvier 2010

Kirikou et la sorcière

Notre histoire débute dans un village africain que terrorise la sorcière Karaba. La source est tarie, les hommes ont disparu et les femmes vivent dans la peur, bref c'est pas vraiment la fête au village...
C'est alors que nait Kirikou (au passage, voilà un accouchement de rêve, moi j'en veux un comme ça pour mon prochain bébé !), un petit bonhomme haut comme trois pommes mais plutôt malin (et puis rapide aussi) qui va aider les villageoises à se libérer du joug de la sorcière.

Quand le film est sorti sur nos écrans en 1998 (ah ouais, 12 ans déjà, je vous rassure il n'a pas pris une ride) j'étais jeune, nullipare, et je dois bien avouer que le concert de louanges unanimes qui a entouré ce qui ne me semblait être qu'un vulgaire dessin-animé comme un autre m'a bien gonflée... Je ne l'ai donc découvert qu'à Noël dernier lors d'une diffusion à la télé et depuis je veux bien me fouetter avec des orties en m'agenouillant devant le génie de Michel Ocelot, parce que ce film est un chef-d'oeuvre, tout simplement.

Malgré son austérité (pas de générique de début, pas de fond sonore encombrant, pas de scène d'action pétaradante qui vient en mettre plein la vue au spectateur) on est immédiatement captivé par ce conte qui allie des images magnifiques (et une animation très fluide) et un propos d'une grande intelligence. Comme dit la chanson, "Kirikou est petit, mais il réfléchit", l'objectif de notre héros n'est pas d'aller latter sa tronche à la vilaine sorcière, mais bien de COMPRENDRE, pourquoi la source est elle tarie ? Pourquoi Karaba est elle méchante ? Et c'est avec joie qu'on le suit dans ses découvertes, d'autant plus qu'Ocelot a su créer un univers visuel unique et luxuriant dans lequel on se plonge avec un grand plaisir.

Pour conclure je reprendrai le verdict sans appel de Porcinette la première fois qu'elle a vu le film :
ENCORE
Eh oui, ce jour là on a vu Kirikou deux fois d'affilée et franchement c'était un vrai bonheur.

Kirikou et la sorcière, un très beau film accessible dès 3 ans (il ne dure que 74 min donc même les petits peuvent tenir le coup), si vous en voulez plus je recommande également Kirikou et les bêtes sauvages, un ensemble de courts récits autour du jeune héros qu'il est pas mal aussi.

3 commentaires:

Sara a dit…

Ocelot est un dieu au panthéon des animateurs.

Il faut aussi voir Azur et Asmar. Le livre comme le film sont des bijoux et depuis ma fille est la princesse Samsous Shabar, la meilleure princesse au monde: réfléchie, dégourdie et pas nunuche pour 2 sous.

Carine a dit…

alors je me permets une petite fierté puisque ce charmant petit personnage est charentais (conçu à Angoulême, ma ville natale).Les Etats-Unis refuse de passer ce film aux heures de grande écoute à cause de la nudité des femmes (???)L'Enfant-Chérie l'a vue il y a au moins 4 ou 5 an et elle aussi en a redemandé dès qu'il fut terminé.Alors je ne peut qu'appuyer et partager cet avis sur ce magnifique film (à la fin merveilleuse à mes yeux)

Mag a dit…

Moi aussi! Moi aussi je suis née à Angoulême! (quoi on s'en fout?) J'adore ce film d'animation, d'abord j'adore les contes pour enfants, les écouter et les voir, j'aime bien les lire aussi mais j'adore surtout les écouter. Quand j'étais petite, on avait le conte de Blanche-Neige en 33 tours (on s'en fiche aussi?!). Bref, oui, Kirikou est fantastique et je l'ai sous plusieurs formes, livre, DVD et la comédie musicale vaut le coup d'être vue également, très bien mise en scène, et une atmosphère digne du film d'origine. Et mon loulou aussi a vu Kirikou, mais son favori c'est Ponyo sur la falaise ;)