24 novembre 2010

Gaston, le petit garçon qui n'arrêtait pas de poser des questions

Genre limite il serait un peu soûlant si c'était le nôtre, mais ça tombe bien, c'est celui de son papa et de sa maman à lui, qui se trouvent avoir de parfaites réponses à apporter à ses quelques 180 questions (l'est fou Gaston !).

C'est classé par thèmes : pourquoi on n'est pas tous pareils, pourquoi on se tape dessus, où j'étais avant de naître, pourquoi je ne peux pas faire que ce que je veux (oui, hein, pourquoi d'abord ?)...

Pour chaque thème, une succession de 6 à 8 questions, avec une réponse courte d'un adulte "référent", et une image avec une phrase "clé" en parallèle. De quoi assouvir la question des plus petits, et démarrer la philo avec les plus grands si vous le sentez.


À partir de 4 ans, à prendre au hasard ou dans l'ordre, en suivant le thème ou pas...

20 novembre 2010

Il n'y pas d'autruches dans les contes de fées

Aujourd'hui je vais vous parler du double effet Superchouette.
  • Vous commencez par lire l'alléchant post d'Angel sur Mon chat le plus bête du monde, et là tout de suite, vous avez sacrément envie de le découvrir ce chouette album.
  • Ensuite vous lisez les commentaires et notamment celui d'AF, et vlan, ça vous fait un bon conseil lecture de plus.
C'est ainsi que, profitant d'une séance de dédicace de Gilles Bachelet dans ma librairie de quartier (ouais, je frime si je veux, et ma librairie elle tue des ours), je suis revenue avec un exemplaire d'Il n'y a pas d'autruches dans les contes de fées, un album délirant qui nous explique en détail et exemples à l'appui pourquoi messieurs Andersen, Perrault et consorts se sont bien abstenus de faire figurer des autruches dans leurs contes (alors que bon, hein, de base, pourquoi pas ? Non ?). C'est sur que lorsqu'on contemple l'autruche au bois dormant, dont les péniches débordent de son lit à baldaquin, et que l'on lit qu'en plus celle-ci ronfle, on comprend bien que le prince charmant aurait plutôt tiré la tronche s'il avait découvert l'un de ces charmant volatils là où il attendait une princesse... Bon en même temps ça lui aurait fait les pieds (ha, ha, ha) à l'autre bellâtre gominé, donc peut-être que c'est un peu dommage tout de même. Quoiqu'il en soit la démonstration est imparable. Il n'y a pas, et il n'y aura sans doute jamais, d'autruches dans les contes de fées, mais en attendant on peut toujours se régaler des superbes illustrations de Gilles Bachelet sur le sujet.

Il n'y a pas d'autruches dans les contes de fées, de Gilles Bachelet, un bon gros délire à déguster dès 5-6 ans (il faut que le lectorat soit bien familiarisé avec lesdits contes de fées pour profiter au mieux de l'album).

PS : Tout ça pour dire aussi qu'on apprécie toujours autant les conseils lectures donnés dans les commentaires, et en plus on les suit alors lâchez-vous !

16 novembre 2010

Le carillon à vent

Puisque le nouveau bébé chouette daigne enfin ouvrir ses yeux plus de 5 minutes par jour, il était temps de descendre au garage et d'exhumer quelques uns des jouets d'éveil qui avaient occupés il y quelques années son grand frère et sa grande soeur.

Je serais bien incapable de dire quel jouet ont préféré mes enfants quand ils étaient nourrissons. Tout ce qui était gai et coloré, tout ce qui bougeait ou faisait du bruit, attiraient leur attention. Mais des arbres agitant leurs feuilles pouvaient très bien faire l'affaire aussi. Ceci dit, on avait du choisir des jouets de compet' parce que au niveau "éveil" je dois dire qu'on a été bien bien servi.

Si je ne devais garder qu'un seul de ces jouets, ça serait le carillon à vent (chez Tiny Love). Je ne crois pas que eux l'aient aimé plus que les autres mais c'était mon pref' de pref' à moi. Niveau couleur, forme etc je le trouve sympa sans être exceptionnel. Mais son tintement est absolument parfait et c'est pour ça que je l'aime : on entend vraiment des cloches. C'est doux, plutôt grave, harmonieux... à l'opposé des petits jingles électroniques que certains jouets fanfaronnent quand bébé les attrape.

Même quand le grand frère détourne le carillon et le fait tourner à toute vitesse au dessus de sa tête je trouve encore le son joli et apaisant. Et ça ça n'a pas de prix car je crois que hélas la plupart des jouets du bébé chouette sont menacés de graves détournements!

12 novembre 2010

Les crayons Giotto

Par principe j'ai toujours considéré que pour ma tranquillité d'esprit, les craies grasses étaient une alternative intéressante aux feutres ou aux crayons de couleur. Sauf que toutes celles que j'ai pu acheter jusque là ne laissaient à peu près aucune trace visible sur les feuilles que mes enfants essayaient de rendre plus colorées.
Un jour on nous a offert un gros tas de crayons Giotto et là, ce fut une pure révélation dans ma maison : faciles à attraper, jolis et qui écrivent bien, sans danger irrémédiable pour les meubles de la maison (je ne m'engagerai pas sur les conséquences pour les murs : mes crapauds n'ont jamais essayé, mais si le vôtre entre dans la catégorie des taggeurs, vous devriez peut-être plutôt investir dans l'aquadoodle ?)

le grain de sel de Chofie : Ah ben c'est ceux qu'ils ont au centre des loisirs de Porcinette et je confirme, c'est le top du crayon pour les petits. De manière plus générale, Giotto est une très bonne marque pour tout ce qui concerne les loisirs créatifs comme on dit (la gribouille quoi), ici on a testé les feutres, les craies et leur pâte à modeler et à chaque fois c'était impec.

08 novembre 2010

Mes Premières Découvertes

Dans le genre Encyclopédies des petits, à la maison on aime bien la série Mes Première découvertes de Gallimard. Des petits albums bien ficelés avec un texte clair et pas neuneu (même moi j'y apprend des trucs), où j'apprécie particulièrement les illustrations très belles et la structure cartonnée qui les rend bien robustes. D'ailleurs l'exemplaire emprunté à la médiathèque est en parfait état et les nôtres résistent vaillamment aux manipulations pas toujours soigneuses de la petite soeur...

Il y a aussi des transparents à l'intérieur qui sont sympas, même si je reste encore à convaincre quant à leur intérêt pédagogique réel. Au final ça donne une chouette série vraiment bien adaptée aux plus jeunes, chez nous Porcinette peut les faire lire plusieurs fois d'affilée sans se lasser... Donc penser quand même à organiser un relais entre parents lecteurs, d'autant plus que les lectures se terminent souvent avec une foule de Pourquoi ?, comme si on n'en avait pas déjà assez comme ça...

Seul bémol, à la fin des livres ces gros fourbes de chez Gallimard ont mis une double page présentant tous les titres de la collections. Forcément Porcinette vient régulièrement nous montrer ceux qu'elle n'a pas encore et qu'elle voudrait : En gros, tous (sauf les dinosaures passqu'ils font peur), ouais ben à 8 euros pièce on va plutôt attendre qu'ils soient à la médiathèque ma chérie...

Mes premières découvertes, chez Gallimard, une bonne série pour les petits curieux à partir de 3 ans (parent radin, pense juste à arracher la dernière page avant d'en offrir un...)

04 novembre 2010

Hop! Hop! Hop!

Aujourd'hui c'est Anne qui s'y colle... 

Allez ! Hop hop hop ! Dépêchez vous, petits moutons, de rentrer à la bergerie ! La tempête arrive !

Le but est, vous l'aurez compris, de mettre tous les moutons à l'abri avant qu'il ne soit trop tard... Sauf que l'originalité de ce jeu, c'est que tous les joueurs jouent ensemble pour atteindre un but commun : si vous voulez inculquer quelques notions de solidarité et à tout prix sortir votre enfant d'un comportement égocentrique, c'est l'idéal !!! C'est ce que l'on appelle un jeu coopératif (comme le -très connu - jeu du verger chez Haba)

Ici, le dé indique l'action à accomplir : soit les personnages avancent d'une case à l'autre, soit le vent souffle et fait tomber l'un des plots qui soutient le pont ! Il faudra que les petites mains soient bien habiles pour ne pas faire tomber les plots, et pour garder le pont en équilibre le plus longtemps possible.

Nous n'avons joué qu'une fois à ce jeu à l'occasion d'un anniversaire : avec l'imitation des bruits de la tempête, des moutons et compagnie... le suspense était à son comble, presque insoutenable pour un enfant de 4 ans ! Et comme vous n'en pouvez plus, allez...je vous le dis : nous avons gagné contre le vent... Les enfants étaient bien soulagés, et moi aussi : Ca aurait pu virer au drame !

En conclusion : un jeu de société au design sympa et ludique, bien adapté aux 4-7 ans. Et mon fils me parle encore de ce jeu, 1 an après.

Hop hop hop ! De chez Djeco Jeu coopératif dès 4 ans.

31 octobre 2010

Princesse Mononoké

Il y a quelques mois j'expliquais à quel points les héroïnes des films des studios Ghibli dépotent comparé à la production moyenne (et disneyenne) dans le cinéma d'animation, alors aujourd'hui on va parler de la plus marquante d'entre elles, San, aka l'inoubliable Princesse Mononoké.

Dans un japon médiéval où les dieux peuvent encore s'incarner sous forme d'animaux qui parlent, San a grandi au milieux des loups et mène une lutte acharnée pour sauver la forêt de la destruction entreprise par les hommes. Elle va rencontrer Ashitaka, jeune prince victime d'une malédiction et lui-même en quête du Dieu-cerf qui pourrait le sauver.

Bon , en un mot comme en cent c'est un chef-d'oeuvre.

Quoi encore un ?

Ah ben oui mes petits que voulez vous, sur Superchouette on place la barre très haut hein.

Non, sérieusement, ce film est un émerveillement, une fable épique d'une beauté à couper le souffle (avec une bande son envoûtante) et d'une intelligence rare. Les personnages complexes permettent de s'interroger sur les rapport entre l'homme et la nature sans apporter de réponse formatée aux problèmes qui sont posés. Certes San semble être du côté de la nature et des "gentils", mais c'est aussi une guerrière impitoyable. Dame Eboshi son adversaire humaine est à l'origine de la destruction de la forêt, mais grâce à elle le village a pu prospérer et les femmes qui y travaillent ont échappé à une vie misérable. Bref, les choses ne sont pas simples et l'on sort du film ébloui mais aussi avec le cerveau qui mouline. Je décerne également une mention spéciale au personnage d'Ashitaka, enfin un héros masculin subtil, pas macho et pas bas du front, ça nous change des éternels princes charmants au cerveau atrophié...

Par contre, il faut bien savoir que même s'il s'agit d'un dessin animé, Princesse Monoké n'est PAS un film pour les plus jeunes (j'ai une copine qui a traumatisé sa petite soeur de 6 ans en l'emmenant voir le film au ciné). Le japon féodal c'est une époque violente et on est plus près des Sept Samourais de Kurosawa que d'une gentillette histoire de chevaliers. En plus les dieux animaux flanquent vraiment la pétoche quand ils se transforment en démons, donc avant 10 ans on évitera et on se rabattra plutôt sur des Ghibli plus gentils (Porco Rosso, Kiki la petite sorcière ou encore le Château dans le ciel..).

Princesse Mononoké, de Hayao Miyazaki, à partir de 10 ans tes préados vont aimer (mais avant ils risquent d'avoir la trouille, alors gaffe).

27 octobre 2010

Abel, 1, 2, cha cha cha !


Il est beau, il est grand, il est chevelu, il est dynamique, on en a déjà plein parlé ici, c’est mon homme idéal (non, en vrai je dis ça juste quand je suis un peu énervée, parce que je ne sais même pas s’il sait faire la cuisine, alors bon...). Mais sinon ce qui est sûr c’est qu’il a une jolie voix et qu’il met de l’ambiance dans mon salon. Ma fille connaît tout le disque par cœur, et on joue les prémisses hivernales en chantant à tue-tête “le bonhomme rouge” dans la voiture. Parce que c’est rock à souhait, et que d’abord nous on est prêts prêts prêts pour la neige et le beau sapin blanc.








Cela dit même sans celle-ci, c’est l’éclate, promis ! (pis c’est pas nunuche, et pour tout vous dire, ça remplace opportunément Henri Dès dans le salon, même si le Ptibouchon me rebat les oreilles de “à pan pan à pan pan à bour”).