Lotta a 4 ans, une grande soeur, un grand frère, des parents aimants, et un cochon en peluche un peu crado qu'elle persiste à appeler Nounours. Lotta et ses adelphes sont des enfants ordinaires, parfois calmes, parfois turbulent·e·s, mais toujours plein de fantaisie, et leurs aventures du quotidien viennent nous rappeler que l'enfance n'a jamais eu vocation à être silencieuse et décorative.
Comme dit à juste titre le papa de Lotta :
Quand je rentre à la maison, je veux du tapage, sans quoi je m'inquiète.
(La plupart du temps, il n'a aucune raison de s'inquiéter)
Née treize ans après sa glorieuse aînée à couettes rousses, Lotta est comme un pendant suédois de notre Petit Nicolas national (avec cependant nettement moins de stéréotypes de genre, parce que la Suède de 1958 avait une sacrée longueur d'avance sur le sujet). À l'heure où certains voudraient exclure les enfants de l'espace public, la lectures des aventures pleines d'humour de Lotta (accompagnées des toujours formidables illustrations de Beatrice Alemagna) est incroyablement rafraichissante.
Et on en vient à se dire que c'était mieux avant : quand les adultes étaient chills et bienveillant·e·s, et capables d'accepter les enfants comme iels sont.
Lotta la filoute, d'Astrid Lindgren, des aventures avec des enfants véritables, à savourer dès 6 ans.


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