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25 janvier 2026

Trois petits dragons

À l'école des petits dragons, on apprend à faire la pluie et le beau temps, du tonnerre qui gronde au soleil qui brille. Mais ces trois petits dragons là n'en font qu'à leur tête, et transforment en déluge ce qui n'était qu'une petite averse. Â force d'enchaîner les bêtises, les voilà bien vite expulsés sur Terre, où ils seront confrontés aux conséquences de leurs âneries, et devront réparer les dégâts. 

Nos petits dragons sauront-ils un jour retrouver le chemin des nuages ?

C'est un énorme coup de coeur pour cet albums aux illustrations incroyablement délicates et lumineuses. La turbulente triplette de petits dragon est absolument adorable (leur bouille est irrésistible), ils sont entourés d'animaux super choupis, et l'ensemble fera assurément craquer les petit·e·s lecteurices (et les grand·e·s aussi !) de cette très jolie histoire.

Trois petits dragons, de Yue Zhang, un trio facétieux à adopter dès trois ans.

26 mars 2023

Ariol, la chouette classe verte

Presque 10 ans après ma première chronique sur la série, et nonobstant mes réserves sur le traitement des personnages féminins qui sont toujours valables, à la maison on est toujours aussi fans d'Ariol, qui reste une des meilleures séries de bande dessinée jeunesse contemporaine (et en dix ans j'ai eu le temps d'en lire un paquet). D'ordinaire on est très content·e·s de retrouver les aventures du petit âne en prépublication dans J'aime Lire, mais ce tome 17 est un peu spécial, puisqu'au lieu d'une succession d'histoires courtes, il propose une long récit filé racontant le séjour d'Ariol et ses copains en classe verte dans le sud de la France. 

On y trouve bien sur des scènes incontournables qui évoqueront beaucoup de souvenirs aux lecteur·rice·s, enfants ou adultes : le voyage en car et les enfants malades, les visites culturelles plus ou moins appréciées des écolier·e·s, et bien sur la boum finale. À la maison cet album a eu une écho particulier, parce qu'il est sorti pile poil l'année où fille n°3 est partie en voyage avec sa classe de CM1. Les aventures d'Ariol nous ont donc aidé à répondre à ses questions et à préparer son départ pour ce séjour loin de la maison.

Ariol, la chouette classe verte, d'Emmanuel Guibert et Marc Boutavant, une grande aventure à hauteur d'enfant, à partir de 7 ans.

20 novembre 2022

Un drôle de lundi

Un dimanche qu'elle rumine à l'idée de retourner à l'école le lendemain matin, la jeune Nena propose à une fourmi d'échanger sa place à l'école, parce que c'est bien connu, les fourmis ça glande rien de la journée à part fumer des pétards et jouer au babyfoot (ah non, ça c'est les chats, my bad).

Ah ben oui tiens, riche idée Nena.

On peut donc en déduire que Nena ne connait pas ses classiques d'animation, parce que sinon, elle saurait que la vie de fourmi c'est pas de tout repos. Et de son côté, la fourmi qui a échangé sa place n'est pas au bout de ses surprises quand elle va découvrir le fonctionnement d'une école humaine. Heureusement au final, chacun retrouvera son propre monde et pourra poser un regard neuf dessus.

Je suis toujours aussi fan de la fantaisie poétique des albums de Jeanne Macaigne, et de ses illustrations délicieusement vintage et qui fourmillent (ahahah, c'est le cas de le dire) de mille et un petits détails. Voilà encore un album qui ravira les jeunes lecteur·ice·s et pourra les consoler à la fin d'un week-end ou de vacances toujours trop court·e·s.

Un drôle de lundi, de Jeanne Macaigne, une fantaisie à hauteur de fourmi, à lire dès 4 ans.

19 décembre 2021

Comment ranger sa chambre en sept jours seulement

Colette et Mo partagent leur chambre, ont plein de jouets (vraiment plein) et ça tombe bien, vu que leur grande passion dans l'existence c'est justement de jouer. Par contre ça n'est manifestement pas la grande passion du petit bonhomme du rangement, qui vient chaque matin leur hurler de mettre un peu d'ordre dans ce capharnaüm. Comme Colette et Mo sont des enfants sages et obéissants, ils s'exécutent bien entendu. Mais il est possible que leur méthode de rangement  laisse quelque peu à désirer...

Autour de la question centrale du rangement de chambre, et qui a pu donner lieu à tant de psychodrames entre parents et enfants, Audrey Poussier réussi à créer un album hilarant à dévorer ensemble le temps d'une trêve bienvenue (jusqu'au prochain conflit). En tant que daronne j'ai bien sur énormément d'empathie pour le malheureux petit bonhomme du rangement (toute ressemblance avec des parents existants réellement ne saurait être fortuite), mais j'avoue qu'il est difficile de résister aux deux galopins qui le font tourner en bourrique.

Comment ranger sa chambre en sept jours seulement, d'Audrey Poussier, d'authentiques bons conseils à potasser dès 4 ans.

PS : Et si les conseils des adelphes terribles vous ont plu, sachez qu'il existe également un volume sur l'école et qu'il est aussi à hurler de rire...

02 décembre 2020

Le Bruit des nombres

Dans mon école, il y a...

L'école maternelle, c'est l'école des plus petit·e·s, mais c'est aussi l'école qui marque nos premiers pas dans le monde des grand·e·s. Et à hauteur d'enfant, c'est parfois impressionnant. 

Ce livre-CD prend donc les petit·e·s lecteur·rice·s par la main, et les emmènent pour une visite guidée, chantée et comptée, à la découverte de leur école maternelle. Du grand couloir de l'entrée aux trente copain·ine·s de la récré, il y a tant à faire entre ses quatre murs !

Le texte est comme un long poème joliment mis en musique et que l'on peut écouter grâce au CD joint. Le livre le met en image via des illustrations joyeuses et délicates. Et le tout ravira les plus jeunes, qui pourront ainsi compter sur chaque page les objets mis en avant, ou partager leur quotidien avec les plus grand·e·s.

Les bruits des nombres, de Jeanne Boyer et Julien Billaudeau, une ballade musicale dans le quotidien des petit·e·s à découvrir dès 3 ans.

(l'éditeur dit 4-5 ans, personnellement je trouve que c'est un cadeau parfait pour un enfant qui rentre en petit section).


01 mars 2020

Zébulon le dragon

À l'école des dragons Zébulon et ses petit·e·s camarades apprennent les fondamentaux de la vie dragonnesque, à savoir :
- Voler
- Rugir
- Cracher du feu
- Capturer des princesses
- Combattre des chevaliers en armure.

Zébulon est plein de bonne volonté mais parfois maladroit et son apprentissage ne se fait pas sans peine. Heureusement pour lui, sa route va croiser celle de Perle, princesse mais surtout apprentie doctoresse, qui saura lui prêter main forte et peut-être aussi lui proposer une vie en dehors des sentiers battus. Et si un autre destin que terrifiant dragon était possible pour Zébulon ?

Julia Donaldson et Axel Scheffler, le duo star la littérature jeunesse britannique, auquel on doit déjà le Gruffalo et plein d'autres chouettes histoires, nous propose un nouveau conte absolument charmant de bout en bout. On y trouve donc un adorable dragon persévérant, une princesse qui n'a pas l'intention de se résigner à son sort, mais aussi un chevalier pas très motivé par la castagne. L'histoire est drôle, tendre et maline, avec de belles illustrations multicolores (fille n°3 était complètement en extase devant la classe de dragonneaux arc-en-ciel) et a été formidablement mis en images par le même studio qui avait déjà remarquablement adapté les précédents ouvrages du duo (comme par exemple la Sorcière dans les airs).

Zébulon le dragon, de Julia Donaldson et Axel Scheffler, un héros über-mignon, à découvrir dès 4 ans.



Et il y a même un second tome pour savoir ce qu'il advint de Zébulon, Perle et Tagada (l'ex-chevalier) après la fin du premier opus !

02 avril 2017

L'école maternelle

C'est quoi une école ? 
Qu'est ce qu'on y fait de sa journée ? 
On y apprend quoi ? 
Comment c'est la vie en collectivité ?

Autour des ces grandes questions, cette imagier joliment illustré à huit mains vient répondre aux interrogations des tous petits. Ici on l'a offert à n°3 quelques mois avant sa rentrée en maternelle, ce qui lui a permis de mieux comprendre la quotidien de ses aînées déjà scolarisées. Une fois entrée en petite section on l'a encore beaucoup parcouru car il lui servait de support pour nous raconter sa vie en classe. Et maintenant qu'elle est chez les moyens on le ressort toujours régulièrement. Bref, à la maison c'est notre album de référence sur la vie en maternelle.

J'apprécie également le gros travail qui a été fait dans les illustrations sur la diversité des personnages. Que ce soit en ce qui concerne le genre, au fil des pages on trouve autant de papas que de mamans, de maîtres que de maîtresses, ou en terme de représentation des minorités, on trouve autant d'enfants racisés que blancs, ainsi que des enfants en situation de handicap. C'est un album vraiment inclusif, il semble que ce soit souvent le cas des ouvrages de chez Milan, mais c'est suffisamment rare en édition jeunesse pour être souligné.

L'école maternelle, illustré par Benjamin Bécue, Anouk Ricard, Emmanuel Ristord et Gaëlle Souppart, un album pour accompagner les petits à partir de deux ans et pour un bon moment.
 


12 janvier 2014

La princesse Cornélia veut aller à l'école !

C'est bien connu, les princesses sont des petites choses fragiles et délicates qu'il convient de protéger à tout prix et qu'il faut donc tenir éloigner de l'école, des parties de foot à la récré (avec coup de ballon sur la tête) et de l'horrible nourriture de la cantine.

C'est du moins l'avis du roi, de la reine, et de toute la cour. Manifestement ces gens là n'ont jamais du se rendre sur Superchouette, sinon ils auraient fait connaissance avec la Petite Princesse ou encore la Princesse Finemouche, et peut-être changé d'avis sur le sujet...

La princesse Cornélia, quant à elle, n'est pas, mais alors pas du tout, d'accord avec ses royaux géniteurs. Parviendra-t-elle à les convaincre de l'importance d'apprendre à lire et à écrire, même quand on est une princesse ? Je n'aurai qu'une parole pour l'encourager, Go ! Cornelia, go !!!

Voilà encore un chouette album avec une princesse qui dépote. L'histoire est de plus très bien servie par les illustrations somptueuses, à mi-chemin entre l’enluminure et le manga, de Nancy Peña, dont j'appréciais déjà beaucoup le travail en BD adulte.

La princesse Cornélia veut aller à l'école !, de Nathalie Dargent et Nancy Peña, un conte moderne à lire ou se faire lire dès 5 ans.

Le grain de sel féministe de Chofie : Que ce soit sur le net (genre ou ) ou dans la vraie vie, je vois de plus en plus de parents à la recherche d'ouvrages jeunesse pas sexistes, avec des héroïnes un peu plus dégourdies que la traditionnelle princesse enfermée dans son château en attendant le prince charmant. Du coup sur Superchouette, j'ai décidé d'inaugurer le label SuperGirl, une sélections garantie sans rose et sans paillettes d'héroïnes pas nunuches !


01 septembre 2013

Kiki kiffe l'école

Aujourd'hui c'est un grand jour pour Kiki (le King de la banquise) puisqu'il rentre en petite section à l'école. Après avoir soigneusement préparé son cartable (non Kiki, on n'amène pas une batte et une scie à métaux à l'école), le voilà filant à travers la banquise assis à l'arrière du scooter de papa pingouin. Au programme de la journée : Cubes, coloriages, croutage à la récréation et colin aux coquillettes à la cantine. En fait l'école c'est trop cool !




Avec ses illustrations déjantées et son texte délirant, Kiki kiffe l'école appartient à la catégorie des albums WTF (Ouatzefouckeuh) : On commence par les feuilleter par curiosité. Au départ on est un peu incrédule devant ce petit livre dont le ton déluré tranche pas mal avec le consensus mou qui prévaut souvent dans la production jeunesse standard. Et puis finalement on referme le livre hilare. C'est à ce moment que j'ai jeté un coup d’œil sur la couverture et que j'ai pu constater que le texte était l’œuvre de l'inénarrable Vincent Malone, ce qui explique pas mal de choses effectivement...

Après enquête, la série des Kiki comprend plusieurs volumes (collection l'Ours qui pète, au Seuil Jeunesse...), et en particulier Kiki fait caca, dont la présentation sur le site de l'éditeur vaut son pesant de cacahouètes :
Kiki est manifestement concentré. Si concentré qu'il ne répond pas à ceux qui viennent prendre de ses nouvelles. Si concentré qu'il semble à peine perturbé par les requins qui font des ronds autour de lui. Si concentré qu'il en est cramoisi. Bon, vous avez compris ce qu'il fait, Kiki (de toutes façons c'est dans le titre).

Pour changer un peu de Petit Ours Brun et de Tchoupi va sur le pot.

Je sens que celui-là il va très vite rejoindre ma bibliothèque tiens...

Kiki kiffe l'école, de Vincent Malone et Jean-Louis Cornalba, un album sur l'école pas gnangnan à lire dès trois ans.

25 mai 2011

Timothée va a l'école

Thimotée est un petit raton-laveur trop choupi avec sa bonne bouille rondouillarde, et qui est trop content de commencer l'école, même que ça maman lui a cousu sa salopette neuve pour l'occasion, si c'est pas génial ça !

Sauf que le pov' Timothée, le voilà binômé avec Claude, une sorte de M. Je sais tout rabat-joie au possible, et tous les changement de tenue du monde n'y feront rien. L'école quand on doit se coltiner un Claude, ben c'est tout de suite beaucoup moins marrant...

Heureusement Timothée fera également la connaissance de Violette, une jolie lapine toute rondouille elle aussi, qui connaît des problèmes similaires au sien, et d'un coup tout ira mieux...

C'est avec bonheur que j'ai retrouvé les animaux bouboules de Rosemary Wells, dont j'étais une grande fan petite, dans la sélection de l’École des Loisirs. Franchement je les trouve assez irrésistibles dans cette histoire classique qui parlera à tous les petits qui commencent l'école.

Timothée va à l'école, de Rosemary Wells, une histoire à se faire lire dès trois ans.

05 avril 2011

Charles à l'école des dragons

Après avoir passé deux ans à jouer avec ses petites voitures, mon chouette petit garçon de trois et demie vient de découvrir les monstres et les dragons. Surtout les dragons. Et il les aime passionnément, à la folie, beaucoup, beaucoup - oui il est écrit qu'aucun cliché ne nous serait épargné.

Ainsi lorsque nous avons rencontré Charles assis bien sagement sur un présentoir de notre bibliothèque préférée, nous l'avons immédiatement adopté.

Charles est un jeune dragonnet solitaire et à l'âme torturée : comprendre par là qu'il est toujours de mauvais poil (ou de mauvaise écaille ah ah). Comme on peut le voir sur la couverture, il est tout penaud avec ses ailes tellement grandes qu'il ne peut les soulever et ses énormes pieds (qui puent en plus le pauvre). Bien incapable d'apprendre à voler ou à cracher du feu comme tous les dragons de son âge, il préfère écrire des poèmes  - en alexandrin s'il vous plait! Et à l'école des dragons il deviendra la risée de toute sa classe. Je ne vous raconte pas la fin mais bien sur tout finira par s'arranger pour Charles.

Ce n'est pas l'histoire la plus originale que je n'ai jamais lue mais je dois dire que le personnage du petit dragon toujours grognon et qui n'aime pas l'école a eu un écho certain chez nous et moi je me suis bien marrée en lisant ses poésies plutôt farfelues.

 J'ai le corps d'une gazelle mais je suis un dragon.
Regardez bien mes ailes, écoutez mon jargon... 
Voyez mes pieds pareils à deux grosses pastèques, 
N'importe quel orteil je le transforme en steak.

Mais si je vous parle de cet album c'est surtout parce qu'on s'est régalé avec les illustrations qui sont d'une beauté à couper le souffle. Au fil des pages (immenses) on découvre des montagnes brumeuses, de magnifiques paysages enneigés ou printaniers et bien sur des dragons, des tas de dragons. Chaque image est éclatante de couleur, étonnante par le nombre de détails. C'est sublime. On ne peut se lasser de les regarder.

J'ai même surpris plusieurs fois le chouette petit garçon assis sagement en train de feuilleter tout seul cet album. C'est dire s'il lui plait!

18 décembre 2010

Au fond de la classe

Alors, dans la série, On ne dira jamais assez à quel point nos lecteurs sont formidables, aujourd'hui je vais dire un grand merci à mdclb (oui, bon les gens, par contre vous pourriez un peu faire un effort sur vos pseudos hein) qui nous avait conseillé Au fond de la classe en commentaire, il y de cela bien longtemps.

Au fond de la classe, donc, c'est un superchouette disque de Merlot avec des chansons autour du monde de l'école (et leur version instrumentale, des fois que ton nain il aime le karaoké) et ça dépote bien. Au début j'étais plutôt étonnée du ton assez nonchalant pris par le chanteur, vu qu'en général les disques pour enfants c'est plutôt du genre survitaminé, casse-bonbon et colleur de migraine, mais au final je dois dire que j'aime beaucoup. Les mélodies restent bien en tête (genre, pas parce que c'est des scies hein, parce qu'elles sont chouettes), les paroles sont vraiment sympas et le disque a vité été adopté par toute la famille. Il est accompagné d'un bel album illustré par Guillaume Long où l'on retrouve les paroles des chansons et que Porcinette aime beaucoup feuilleter tout en écoutant la musique.

Notons au passage que cet album fait partie de la collection Tintamarre de Milan Presse, qui associe autour d'un thème donné (l'école, les animaux, la famille...) un illustrateur et un auteur pas forcément associé à la scène jeunesse. L'idée me semble assez séduisante, donc si par hasard vous avez eu l'occasion de tester d'autres albums de cette collection, vos avis m'intéressent !

Au fond de la classe, par Merlot et Guillaume Long, un album à découvrir dès 3-4 ans (genre dès que ton nain il va à l'école quoi)

02 juillet 2010

Le train des souris

On vous a déjà parlé sur ce blog du talentueux Kazuo Iwamura et de sa formidable famille souris, voici donc un autre chouette album illustré par ce monsieur et qui nous parle d'une autre famille, un peu moins nombreuse celle-ci, il n'y a que cinq enfants, mais en contrepartie maman souris est toute seule pour gérer tout ce petit monde. Au passage on se demande bien où est passé papa souris, au bar en train de boire de la bière et de boulotter des yakitoris ???

Bref, maman souris est seule avec ses cinq souriceaux et demain c'est la rentrée. Or voyez-vous ça, la remuante marmaille n'est absolument pas motivée pour prendre le chemin de l'école et maman souris va donc devoir ruser pour amener sa troupe à bon port...

Cette petite histoire futée a plu dès la première lecture à Porcinette et surtout, son grand avantage c'est que depuis que le livre est arrivé à la maison, les trajets pour l'école dont beaucoup plus rapides... ben oui, nous aussi on prend le train !!!

Le train des souris, de Haruo Yamashita et Kazuo Iwamura, un bouquin pour se remuer le train dès trois ans.

02 juin 2010

Les lettres de Biscotte Mulotte

Aujourd'hui un tout petit livre de rien du tout avec une longue histoire bien chouette dedans, un tout petit format, un prix minuscule (2 euros!!) pour une grande aventure sur deux niveaux, que demander de plus?

Je suis particulièrement attachée à cet album, parce qu'il retrace la vie d'une classe de grande section, tout au long de cette année où l'on se prépare à faire le grand saut vers le CP et où l'on commence à bien entrer dans le monde de l'écrit.

Un matin la maîtresse trouve une lettre sur son bureau. C'est une lettre de Biscotte, la petite mulotte qui vit dans le mur de la classe avec ses parents et son oncle Molette. Commence alors un échange de courrier entre les élèves qui dictent à la maîtresse et la petite souris qui écrit avec la stylo-bille qu'elle a trouvé dans la cour... Attente de la réponse, cadeaux en tous genre, les enfants vivent là de formidables moments, racontés avec tendresse et simplicité, et illustrés de dessins très eighties, plein de charme!

Et ce que je trouve le plus génial dans cette histoire, et que souvent les enfants ne voient pas mais que les instits ne pourront manquer de remarquer, c'est qu'on se dit que la maîtresse a tout inventé afin de faire écrire ses petits élèves... eh eh, malin! Une très jolie histoire pour aimer l'école et ce qu'on y apprend, et aussi une très jolie histoire pour rêver à un autre monde à côté du nôtre, celui des petites souris qui attrapent des angines, font des bêtises, et apprennent à lire en douce...

Dès 4 ans, Les lettres de Biscotte Mulotte, d'Anne-Marie Chapouton, et les illustrations sont de Martine Bourre.

26 juillet 2009

Splat le chat

Splat le chat, Ron Scotton, Nathan



A l'origine, je cherchais un cadeau pour le haricot que j'avais abandonné lâchement pour tout le WE. Autant dire qu'il fallait trouver LE livre, et dès que je l'ai tenu entre mes mains, il m' a plu. Cerise sur le gâteau, le personnage, Splat le chat ressemble au nôtre, Smoke.


Je ne taris pas d'éloge sur ce livre, mais celui qui l'aime le plus, c'est le Haricot, au point de délaisser Oui-Oui. C'est normal, ce bouquin est super chouette.

En premier lieu, le dessin et la colorisation sont épatants, étudiés et travaillés. C'est beau et original. J'adore en particulier la tonalité neutre parsemée de détails colorés de façon à attirer l'oeil des petits dessus.



J'adore. Haricot l'a reçu à 23 mois et déjà à cet âge, cela lui faisait beaucoup de choses à désigner et à nommer. Surtout que des détails comme les chaussons en forme de souris, les pâtisseries en forme de poisson ou les boîtes en forme de fromage sont hilarants.

D'autre part, Splat le chat est petit, il a trois ans. Tout ce qui est dessiné est à sa hauteur, et les perspectives sont respectées, comme le montre l'image ci-dessus. Cela sert vraiment l'histoire d'une main de maitre.

Il s'agit du premier jour d'école de Splat. Il angoisse. Il ne veut pas se lever. Quand il arrive à l'école, il est impressionné et c'est impressionnant (mon coeur de maman a fondu). La maitresse et l'école sont énormes !!! C'est génial, car ensuite, la magie de la dédramatisation opère dans un festival de rebondissements et de gags.



Pour les mamans qui préparent la rentrée de septembre, ce livre est parfait, car en plus d'être amusant, il s'adresse à l'enfant de façon convaincante. Haricot a hâte d'aller à l'école pour avoir de nouveaux copains et apprendre des tas de choses.

Syven
maman du Haricot