dimanche 18 mars 2018

Le Yark

Dans la famille, Les monstres de l'enfance adorables et terrifiant à la fois, aujourd'hui je voudrais le Yark.

Le Yark c'est un peu un croisement entre le Monstre Poilu de Pef et Bichonnier et les Maximonstres de Sendak. Soit une grosse boule de poils très dentue et très griffue, mais fort sympathique au demeurant, la preuve il adore les animaux. Le seul souci étant qu'il se nourrit exclusivement d'enfants, mais pas n'importe lesquels attention ! Des enfants sages seulement, les garnements ne convenant pas à sa constitution fragile.

Mais les enfants sages, de nos jours, ça ne court plus les rues. Et notre pauvre Yark se trouve bien en peine de dénicher une nourriture qu'il lui conviendrait. Dans cette quête d'un enfant enfin digeste, le chemin du Yark va croiser celui de Madeleine, la plus merveilleuse petite fille du monde (depuis que la tenante précédente du titre a bruyamment renoncé à celui-ci en faisant caca dans son cartable quelques pages plus tôt).  

La fillette saura-t-elle apprivoiser cette grosse bête ?

Autour du duo classique du montre (pas si monstrueux) et de l'enfant, Bertrand Santini a su conter une histoire unique où se succèdent à tour de rôle la terreur et l'humour dans une langue riche et poétique (le récit des soucis digestifs du Yark étant particulièrement croquignolesque). Ce court roman est mis en image à la perfection par Laurent Gapaillard (auquel on doit également les fabuleuses couvertures de la Passe-Miroir), dont les dessins en noir et blanc évoquent les gravures de Doré illustrant les contes de Perrault et font de ce monstre un classique moderne.

Le Yark, une grosse boule d'horreur et de tendresse, écrite par Bertrand Santini et illustrée par Laurent Gapaillard, à adopter dès 8 ans. 

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