mercredi 1 juillet 2020

Superchouette été !

Les grandes vacances arrivent et on va enfin pouvoir souffler après ce drôle de printemps qui ne ressemblait à rien ! 

Voici donc notre sélection estivale de nouveauté et rééditions pour vous accompagner pendant les deux prochains mois :
  • On rejoint l'Atelier des Sorcier pour un sixième tome où de nouvelles épreuves attendent Coco et ses camarades de formation.
  • Dans le quatrième tome de 5 Mondes la quête d'Oona Lee nous emmène découvrir la lune Salassandra.
  • Le second tome du Garçon Sorcière nous permet de retrouver Aster et Charlie pour une nouvelle aventure magique.

  • Enfin, j'en profite pour signaler la réédition en poche (et donc à petit prix) du T1 de la série Wonderpark de Fabrice Colin. Un chouette roman qui narre les aventures de trois enfants au sein d'un parc d'attractions abandonné (mais pas sans dangers). Le format court et le grand nombre d'illustrations en font une lecture parfaite pour les petit·e·s lecteur·rice·s à partir de 8 ans (parce qu'il n'y a pas que des enfants voraces capable d'engloutir des gros pavés à la pelle dans la vie, et c'est très bien comme ça).

Sur ce, on vous souhaite un fabuleux été sans virus et on se retrouve en septembre !

dimanche 28 juin 2020

GRANDIR Les secrets de notre ADN

Voici un grand et bel ouvrage qui vient nous parler de quelque chose de minuscule et pourtant d'essentiel, une molécule bien cachée au coeur de nos cellules, que tous les êtres vivants ont en commun depuis l'origine des temps : J'ai nommé l'ADN.

Cet album richement et très joliment illustré par Emily Sutton nous invite à nous émerveiller devant la diversité d'un monde vivant qui trouve sa source dans quatre petites bases, et une infinité de combinaisons. Nicola Davies a su trouver des mots clairs et simples pour expliquer au jeune public comment, chez chacun d'entre nous, cet ADN détermine l'évolution et les transformations de notre organisme au fil des jour puis des ans. Le tout au cours d'un long voyage qui va nous mener de la petite cellule unique à un humain adulte qui n'est identique à aucun autre.

GRANDIR, de Nicola Davies et Emily Sutton un magnifique voyage vers les origines du vivant, à entreprendre dès 7 ans.

mercredi 24 juin 2020

Les Super héroïnes débarquent sur SuperChouette

Longtemps les récits de super héros, c'était avant tout des histoires d'hommes, écrites et filmées par des hommes, pour des hommes. Et puis la donne a sacrément changé ces dix dernières années, que ce soit du côté des comics (avec notamment la fabuleuse série Ms Marvel) que du côté des films.

Au printemps 2020, ma progéniture et moi étions donc sur les starting blocs pour découvrir les nouvelles aventures de Black Widow et Wonder Woman sur grand écran (et aussi la version filmée de Mulan qui était prévue pour fin mars). Et puis le coronavirus a débarqué et les sorties cinéma tant attendues ont été repoussées à l'automne. Alors pour cette dernière chronique cinéma d'avant les vacances, on sort le pop-corn et on va se repasser les deux films de super-héroïnes qui nous ont le plus fait vibrer ces dernières années.

À ma gauche Wonder Woman, la demie-déesse qui fait la fierté de l'écurie DC (et probablement le seul bon film qu'ils aient produit jusque là) incarnée par l'éblouissante Gal Gadot, vient nous rappeler qu'on peut être une princesse de la baston et avoir un coeur gros comme ça (et pas mal d'humour comme aussi, cf. la fabuleuse scène de relooking en mode anti-Pretty Woman).

À ma droite Captain Marvel, le personnage le plus puissant du MCU, interprétée par une Brie Larson au caractère bien trempé, dans un duo comique d'anthologie avec Nick Fury, et avec plein de bagarre aussi (ainsi que le chat le plus mignon, et le plus dangereux, de l'univers).

Les deux films donneront également la patate aux jeunes spectateur·rice·s, et quant à moi je suis toujours incapable de départager les deux héroïnes 

Wonder Woman et Captain Marvel,  de quoi se faire plaisir en famille dès 7 ans en cette drôle de fin d'année.

dimanche 21 juin 2020

Les Grandes Vies : Simone Veil

Née en 1927, sous le soleil niçois, petite dernière d'une grande fratrie soudée, Simone Veil aura connu les pires heures du 20ème siècle, mais aussi ses plus beaux combats. Le récit de son existence, de l'horreur de la déportation à la lutte pour la légalisation de l'avortement reste un sujet compliqué à présenter aux enfants.

Mais le texte d'Isabelle Motrot, parfaitement accompagné par les illustrations de Magali Attiogbé, parvient à rendre justice à ce parcours exceptionnel avec des mots justes, émouvants et accessibles aux plus jeunes. En fin d'ouvrage, une chronologie et un glossaire viennent compléter le propos.

Au final ce petit documentaire rend hommage avec clarté et intelligence à une grande figure politique française, dont j'espère qu'elle saura inspirer les enfants du vingt-et-unième siècle pendant encore de nombreuses années.

Les Grandes Vies : Simone Veil, d'Isabelle Motrot et Magali Attiogbé, une vie inspirante à découvrir dès 9 ans.


mercredi 17 juin 2020

My Fair Lady

À Londres, à l'orée du XXème siècle, le misanthrope et mordant Pr. Henry Higgins fait le pari de transformer la jeune Eliza Doolittle, une modeste vendeuse de fleurs ambulante des bas quartiers, en reine de la haute société. Cette transformation passera, entre autre, par une rééducation linguistique complète de la jeune fille, qui devra ensuite s'émanciper de la lourde tutelle de son formateur.

J'ai toujours considéré que My fair Lady était un film parfait, puisque tout y est impeccable, de la mise en scène aux costumes, en passant par le casting (#AudreyHepburnForever) et la musique. À ma grande joie c'est également un film qui passe très bien en famille, notamment grace aux costumes fabuleux (chez nous c'est un de nos films de Noël préférés, mais y'a pas de saison pour le regarder).

Alors bien sur les questions sociales qui traversent le film passeront sans doute très, très au dessus du jeune public. Mais la galerie de personnages hauts en couleur et la musique devraient suffire à faire leur joie (dans la mesure du possible essayez de le voir en VO, la traduction française des chansons étant assez catastrophique). Pour les plus grand·e·s (pré-ado et au delà), il n'est absolument pas interdit (mais pas obligatoire non plus, il s'agit avant tout de se faire plaisir), de reparler ensuite du film et notamment des questions qu'il pose sur ce que ça signifie d'être riche ou pauvre (Et là, ni vu ni connu, hop ! Vous pouvez leur refiler Pourquoi les riches et enchaîner sur une petite partie de Kapital).

My Fair Lady, un film fabuleux et qui donne à réfléchir, pour toute la famille à partir de 6 ans.

dimanche 14 juin 2020

C'est pas ma faute

Lolita a 16 ans et c'est une youtubeuse star. Chaque semaine sans faute, elle distille ses conseils beauté et maquillage (sans bien sur jamais oublier de mentionner les fabuleuses marques des produits qu'elle utilise) à ses fans énamouré·e·s. Chez elle tout n'est que paillettes et beauté, luxe, glamour et volupté.

De l'autre côté de l'écran il y a Prudence, 15 ans, un vie sage et bien rangée dans les beaux quartiers bordelais, entre le lycée et les cours de danse classique. Une existence morne à laquelle les vidéo de Lolita donnent comme un supplément d'âme.

Et puis un jour Lolita disparait.

Pouf !

Adios la youtubeuse, évanouies les vidéos et aussi l'intégralité des comptes sur les réseaux sociaux  qui envoyaient chaque jour un peu de rêve à Prudence.

Alors notre ado décide de mener l'enquête et de retrouver son idole. Quite pour cela à entreprendre un drôle de road trip au pays des cagoles. Un voyage qui lui fera découvrir l'envers du décor des vidéos si parfaites de Lolita, à la rencontre d'une autre adolescente et aussi un peu d'elle même...

Magnifique récit choral à deux voix et quatre mains (Samantha Bailly donne voix à Lolita et Anne-Fleur Multon à Prudence), C'est pas ma faute est un roman remarquablement riche et maîtrisé, tant sur la forme (en exploitant différents modes de narration et d'écriture et notamment ceux propres aux réseaux sociaux) que sur le fond. L'ouvrage aborde en effet de nombreuses thématiques, les dessous peu reluisants de la vie d'influenceuse donc, mais aussi le racisme, l'homosexualité ou les aggressions sexuelles. Néanmoins, ce qui domine avant tout le récit, c'est la difficulté toute adolescente à s'aimer et se sentir digne d'être aimée des autres, qu'on soit bonne élève et fille parfaite, ou reine de beauté aux milliers d'abonné·e·s. L'histoire de Lolita et de Prudence, devant laquelle mon petit coeur de daronne s'est serré plus d'une fois, est donc d'abord celle d'une réconciliation avec soi.

C'est pas ma faute, de Samantha Bailly et Anne-Fleur Multon, un très beau roman bien de son temps, à dévorer dès 13 ans.

mercredi 10 juin 2020

L'école des Loisirs à écouter

Un des points positifs du confinement, c'est que la quantité de chouettes ressources audio disponibles pour les enfants a explosé depuis mars. 

L'école des Loisirs, un des grands noms de l'édition jeunesse, a ainsi confié la mise en scène sonore d'une vingtaine de leurs albums pour les plus petit·e·s au studio Paradiso et le résultat est particulièrement réjouissant. 

On retrouve plein d'albums qui ont fait la joie de la superchouette marmaille dans ses jeunes années, tels que les indémodables Caca Boudin, Gros pipi, Au lit les affreux ou la Fête de Billy. Ce qui vous fait de précieuses minutes de tranquillité en perspective (et sans la culpabilité d'avoir collé vos nains devant un écran !)

L'école des Loisirs à écouter, des albums qu'on aime, tout droit dans nos oreilles, pour tous les publics à partir de 3 ans.


dimanche 7 juin 2020

Splendor

Dans l'Europe de la renaissance, vous voici joaillier·e et marchand·e de pierres précieuses. Votre objectif est d'accumuler les ressources et les plus belles gemmes, et de vous attirer les faveurs de puissant·e·s aristocrates.

Comme on pouvait s'y attendre, les deux mois de confinement en famille ont aussi été l'occasion d'élargir notre ludothèque. J'en ai donc profité pour faire l'acquisition de Splendor, un jeu sorti il y a déjà plus de 6 ans et dont j'avais entendu le plus grand bien. Pour être tout à fait honnête, ce qui avait principalement retardé mon achat c'est l'illustration de la boite avec son liseré jaune mochasse. Comme quoi une fois de plus il ne faut pas toujours se fier à l'apparence d'un jeu.

Et puis à l'automne dernier on a eu l'occasion de le tester avec fille n°2 (10 ans) et le test s'étant avéré concluant, j'ai fini par l'acheter ce printemps.

Et je regrette pas un seul de mes 29 €.

Alors par contre je vais être honnête, si votre objectif c'est effectivement de vous replonger dans la renaissance, vous aurez plus vite fait de relire l'intégrale d'Arte. Le thème du jeu n'est absolument pas exploité dans la mécanique de celui-ci et sert uniquement à fournir des illustrations au matériel de jeu. Mais il faut reconnaître qu'il est absolument superbe et tout le monde apprécie les gros jetons qui symbolisent les pierres précieuses et sont particulièrement agréables à manipuler (quand on les a en mains on se sent un peu comme un mafieux à un table de poker, c'est assez grisant).

Cela-dit le jeu fonctionne à merveille. Les règles sont simples et faciles à assimiler, les tours des joueurs s'enchaînent vite, ce qui permet des parties rapides (de l'ordre de 30 minutes) et sans temps mort. Malgré tout il y a pas mal de stratégie et un potentiel de crasses à faire à ses adversaires non nul sans être démesuré. Bref, on est sur un très bon équilibre qui donne envie de recommencer une partie dès que celle en cours s'achève.

Splendor, un jeu à la hauteur de son nom, à découvrir dès 10 ans (ça c'est l'indication de la boite, mais dans une famille de joueur·se·s ça passe crème dès 8 ans.


Alors pour information, les jetons noirs c'est de l'onyx, sauf que avec leur taille en rectangle, on a tendance à les confondre avec des carrés de chocolat. 
Ce qui déclenche toujours l'hilarité autour de la table de jeu avec les enfants 
Je paye trois diamants, trois émeraudes et deux chocolats pour une mine de chocolat !