samedi 1 juillet 2017

Summer of Siouperchouette

C'est reparti pour nos deux mois de congés annuels durant lesquels on va partir à la pêche aux idées pour la superchouette marmaille.

Cette année on vous laisse avec quelques nouveautés parues dans des séries qu'on aime et qu'on a déjà chroniquées sur le blog :

  • Les jeux du Siècle, second tome des Mystères de Larispem, cette fois les choses sérieuses commencent pour nos jeunes héros qui vont en voir des vertes et des pas mures (et le roman s'achève sur un cliffhanger de folaïe, mamamia, je sais pas comment je vais encore tenir un an moi !)
  • La mémoire de Babel, troisième tome de la Passe-Miroir, la série est toujours éblouissante d'inventivité et de poésie (et là aussi on conclut avec un sacré bon suspense de derrière les fagots).
  • L'Armée des steppes, sixième tome de Bjorn le Morphir, notre héros poursuit ses aventures afin de sauver son royaume et ça n'est pas de tout repos !
Avec tout ça, il ne nous reste plus qu'à vous souhaiter un superbe été et de superchouettes lectures !

dimanche 25 juin 2017

Monster Ghost


Monster Ghost commence comme un jeu de loto standard : On lance le dé, on retourne une pièce avec le monstre indiqué par le dé, et on pose le fantôme ainsi découvert sur sa carte. Sauf que les fantômes, il en existe six différents et qu'il est interdit d'en avoir deux identiques pour compléter sa carte. Donc au fur et à mesure que la partie avance, le jeu se transforme en memory, et il va falloir se souvenir de quel fantôme est caché sous quel monstre pour arriver au but.


Encore un petit jeu simple et très joliment réalisé par Djeco, et pour lequel n°3 (5 ans) a eu un gros coup de coeur. Cerise sur le gâteau (hanté), on peut aussi moduler les règles pour adapter le niveau de difficulté aux petits joueurs, ce qui vous permettra d'en profiter sur la durée.

Monster Ghost, un jeu de monstres gentils pour s'amuser à partir de quatre ans.

dimanche 18 juin 2017

Kingdomino

Dans Kingdomino vous bâtissez votre  royaume en posant des dominos (jusque là tout va bien, on aurait même pu s'en douter vu le nom du jeu). 

La subtilité, c'est qu'au lieu de piocher lesdits dominos au hasard, vous pouvez tenter de choisir ceux qui vous rapporteront les plus de points, mais attention ! Les premiers servis seront ensuite les derniers !

De prime abord le jeu me faisait plutôt penser à Carcassonne (un folklore médiéval bien illustré et des tuiles à poser), mais il a le grand mérite de se jouer en parties brèves (un royaume c'est 12 dominos et pas un de plus) qui permettent une prise en main rapide. Et surtout, la mécanique de jeu qui donne de la visibilité sur les deux prochains tours à venir est assez originale et très intéressante. Celle-ci confère au jeu un bon équilibre entre chance et stratégie qui le rend accessible à tous.

Kingdomino, pour construire le royaume le plus beau, à partir de 8 ans (et aussi pour les grands)

dimanche 11 juin 2017

Poules, renards, vipères

 Bon, en apparence tout est simple, dans le jeu y'a des poules, des renards et des vipères :

  • Si vous avez des poules, vous pouvez manger des vipères.
  • Si vous avez des renards vous pouvez manger des poules.
  • Si vous avez des vipères, vous pouvez manger des renards.
À moins, bien sur, que ce ne soit les autres joueurs qui vous boulottent vos cartes...


Voilà un petit jeu qui ne paye pas de mine (le packaging est mignon sans plus), choisi un peu au hasard par fille n°2 (7 ans 1/2), mais qui s'est avéré très sympathique pour jouer avec des enfants. Les manches sont courtes et nécessitent plus de subtilité qu'on ne l'imaginerait de prime abord. Il faut en effet savoir poser ses cartes au bon moment, ni trop tôt ou vous vous les ferez manger, ni trop tard ou elles vous resteront en main, et anticiper sur l'épuisement de la pioche qui marque le fin de la manche. Bref, c'est un chouette jeu familial pour des soirées animées.

Poules, renards, vipères, un jeu qui rend un peu chèvre, à partir de 7 ans.

dimanche 4 juin 2017

Les Cahiers d'Esther

Esther a 10 ans, vit à Paris, fréquente une école privée, et chaque semaine, elle raconte des épisodes de sa vie quotidienne, avec sa mère (plutôt sympa), son père (l'idole de ses jours) et son frère aîné (un ado tout blaireau).

Après La vie secrète des jeunes et Le retour au collège, Riad Sattouf continue donc sa radiographie de la jeunesse contemporaine en se penchant sur une petite fille (presque une pré-adolescente) et fait mouche à nouveau. Mais cette fois-ci le regard affuté de Sattouf se double d'une tendresse inédite pour sa jeune protagoniste (par contre le frangin ado en prend plein la tronche, déjà parce qu'on ne se refait pas, et d'autre part parce que j'imagine que sa petite soeur ne le loupe pas dans ses comptes-rendus hebdomadaires...). Au final, les histoires d'Esther sont à l'image de la couverture de l'album, en équilibre entre naïveté, drôlerie, une certaine cruauté impitoyable et parfois aussi du grand n'importe quoi difficilement compréhensible à nos yeux d'adultes.

Chez nous ce livre a pris une saveur toute particulière, puisque n°1, ma lectrice testeuse, a le même âge et le même prénom que l'héroïne de Sattouf  (la vérité !). Du coup on a pas mal discuté de l'album ensemble, et j'ai pu constater que mon Esther partage les mêmes préoccupation que son alter-ego de papier (et notamment de savoir quand elle aura enfin un téléphone), même si elle m'a rassurée sur le fait que dans son école, on ne dit pas autant de gros-mots quand même (Oh ça va, je peux bien la croire encore un peu hein...).

Les cahiers d'Esther (deux tomes déjà sortis, pour 10 et 11 ans), de Riad Sattouf, une BD à partager avec son pré-adolescent à partir de 10 ans.


dimanche 28 mai 2017

Le Worldshaker

Le Worldshaker est un navire-monde, une immense carcasse métallique qui héberge près de douze mille personnes. Ce bateau à vapeur gigantesque et en mouvement perpétuel transporte ce qui reste de l'aristocratie britannique après que des décennies de guerres aient ravagé le vieux continent. Tout en haut on y trouve les classes supérieurs, oisives et servies par le petit peuple des Larbins, créatures silencieuses et manifestement lobotomisées. Loin en bas, ce sont les Immondes, esclaves modernes enfermés dans les cales du navire et tout juste bons à le faire tourner.

Colbert (on dit Col) Porpentine a 16 ans, et il fait partie de la haute. De la très haute même, puisqu'il est destiné à prendre un jour la suite de son grand-père, commandeur suprême du Worldshaker. Mais une nuit, Col fait la connaissance de Riff (tout court), Immonde en fuite, et voilà que son monde bascule. Col va découvrir la part d'ombre du l'univers parfait où il a grandi jusqu'ici (et accessoirement que sa mamie-gâteau préférée émarge au club des joyeux psychopathes). Dans les soutes du navire la révolte gronde, que va-t-il advenir du Worldshaker ?

Voilà un très chouette roman placé dans une ambiance victorienne steampunk, mais dont les préoccupations sont profondément contemporaines. On y trouve également deux beaux portraits d'adolescents qui vont faire leurs premiers pas dans une vie d'adulte, avec une héroïne remarquable. Vive, maline et culottée, Riff est tout simplement irrésistible, qui n'aurait pas envie de faire la révolution à ses côtés ?

Le Worldshaker (et sa suite Le Liberator), de Richard Harland, un roman qui vous embarque pour une sacrée aventure dès 10 ans.

dimanche 21 mai 2017

Le loup en slip

Quand du haut de sa tanière au dessus de la forêt, le loup lance son hurlement, les animaux ont les chocottes, les foies, la pétoche, les jetons, la frousse, des sueurs froides et le trouillomètre à zéro.

Bref, vous voyez le tableau.

La forêt a peur.

Mais la peur du loup, voyez vous, c'est un business qui tourne, pièges, alarmes, clôtures, brigade ou karaté anti-loup, il y a de quoi s'enrichir pour qui a le sens des affaires.

Et puis un jour, le loup descend dans la forêt.

En slip.

Avec des rayures rouges et blanches le slip.

Vous avez déjà eu peur d'un loup en slip vous ?

Ben voilà.

Ce volume hybride, à mi-chemin entre la bande-dessinée et l'album, est une petite merveille d'humour et d'intelligence qui vient tordre le coup aux clichés sur le grand méchant loup et ce par la seule force d'une slip à rayures. Avouez que ça n'est pas commun et que ça mérite bien une petite lecture !

Le loup en slip, de Wilfrid Lupano et Mayana Itoïz, un album réjouissant à lire de 5 à 100 ans.


PS pour les grands : les amateurs de bande-dessinée auront bien sur reconnu le nom du théâtre de marionnettes de la série (excellente) Les vieux fourneaux. En cadeau bonux à la fin de l'album, on retrouvera donc deux pages dessinées par Paul Cauuet avec les trois vieux briscards héros de la série mère.

dimanche 14 mai 2017

Songe à la douceur

Il y a dix ans, Tatiana (qui en avait quatorze) a aimé Eugène (qui en avait dix-sept), mais Eugène ne voulait pas.

Et puis dix ans plus tard, les revoilà, et cette fois-ci, Eugène se dit, Tatiana, pourquoi pas ?

Le pitch du roman vous rappelle vaguement quelque chose ? 

C'est normal (ou pas, personnellement j'y connais que dalle en littérature russe), puisqu'il s'agit d'une adaptation contemporaine, et en vers libres, du roman Eugène Oneguine de Pouchkine (et de l'opéra éponyme de Tchaikovski). Mais nul besoin de connaître l'ouvre originale pour apprécier pleinement ce roman d'une infinie délicatesse où la narratrice nous présente les tourments de ses jeunes héros avec tendresse, mais aussi lucidité et juste ce qu'il faut d'humour. 

Un roman dont la poésie s'incarne dans les mots que l'on voit danser au fil des pages dans une mise en scène de toute beauté. Un roman qui nous rend amoureux de l'idée même d'amour. Enfin je voudrais souligner toute l'intelligence de la nouvelle fin imaginée par l'auteure (dans l'histoire d'origine, Tatiana, mal mariée, renonce à l'amour d'Eugène pour des raisons d'honneur et du coup tout le monde finit malheureux nous voilà bien tiens), sans céder au happy ending naïf, la conclusion version 2016 du roman de Tatiana et d'Eugène sait laisser des portes ouvertes et démontre magnifiquement l'intemporalité de leur histoire.

Songe à la douceur, de Clémentine Beauvais, une invitation vers un voyage intérieur à entreprendre dès 13 ans.

dimanche 7 mai 2017

Luna Viva

Luna a 17 ans, elle vit quasi séquestrée par un frangin psychopathe dans une roulotte au fond de la fête foraine où elle tire les cartes toute la journée. Quand nous faisons sa connaissance elle se remet tout juste d'une tentative de suicide aux barbituriques.

En résumé, la vie de Luna, c'est pas la joie.

Et puis voilà que Falcone, le chef du clan de forains de Luna, décide d'inscrire la diseuse d'avenir au grand Tournois des Voyantes. Sous la houlette d'Izabella, soeur du boss et voyante de renom, notre héroïne va parcourir un long chemin à la découverte d'elle même, des ses dons de voyance pas communs, mais aussi des dangers qui l'entourent (parce que comme dit le sage, un grand pouvoir entraîne de grandes responsabilités).

Luna Viva est un roman surprenant et captivant (ça fait bien longtemps que je ne m'étais pas couchée à deux heures du matin à cause d'un bouquin dévoré d'une seule traite) auquel je ne m'attendais guère (vu qu'une fois de plus je l'ai embarqué à la médiathèque sur la seule base de sa jolie couverture et d'un résumé lacunaire en quatrième). Situé dans un univers atypique (le monde des gens du voyage, forains, gitans, tziganes ou roms), le roman nous fait rencontrer en plus de son héroïne profondément attachante une galerie de personnages puissants et difficiles à oublier. Attention tout de même, bien qu'il s'agisse d'un roman jeunesse, la mélancolie et la tristesse profonde que se dégagent des premiers chapitres du livre (lorsque le moral de Luna est au plus bas), ainsi que la dureté des relations entre Luna et son frère aîné (le psychopathe), en font un ouvrage peu adapté aux lecteurs les plus jeunes.

Luna Viva, d'Aurélie Benattar, un roman envoûtant à dévorer dès 14 ans.

dimanche 30 avril 2017

Prince !

Prince a 8 ans (comme tous les petits garçons de son âge) et un prénom pas des plus évidents à porter. 

C'est vrai quoi, normalement, les princes c'est beau, grand et fort, et ça parcourt le monde sur un beau destrier blanc à la recherche de princesses à sauver. Mais notre Prince à nous, sa came ce sont les comédies musicales et les tartes aux fraises, autant vous dire qu'on est loin du compte. Alors pour devenir un prince, un vrai, notre héros décide de partir à l'aventure, flanqué d'une fine équipe composé de Patuta, fée bricoleuse en bleu de travail de son état, et Ragon, le dragon nain avec des yeux en forme de coeur.

Joyeux, jazzy et jubilatoire, Prince ! dépoussière les contes musicaux et redistribue les cartes de l'orchestre avec malice. Le basson lassé de jouer les grands-père incarne cette fois le héros, le tuba prête ses flonflons à la fée Patuta, et c'est une flute qui donne sa voix au dragon. Bref, tout les clichés sont mélangés et c'est pour le mieux. Cerise sur le gâteau, la narration est assurée par la formidable Nicole Ferroni, dont la gouaille fait merveille tout au long du disque. Bref, c'est un rudement chouette album que voilà, et comme le dit la chanson de nos héros,

Les cases c'est vous que ça rassure, la vie est belle hors les murs !

Prince !, composé par Sophie Boeuf et illustré par Isabelle Fournier, un conte qui enchantera les enfants dès 4 ans.

En cadeaux bonux, je vous mets la vidéo de présentation de l'album par Ferroni herself:


Et vous pouvez écouter des extraits sur le site de l'éditeur.

dimanche 23 avril 2017

Retrouve-moi dans Paris

En cinq doubles pages  fourmillant de détails, ce grand album cartonné emmène petits et grands à la découverte de la capitale. Aux lecteurs de retrouver au fil des pages les personnages emblématiques de la culture française et de la vie parisienne (de Coco Chanel à Marie Curie en passant par un des balayeurs en vert) dans un périple plein d'humour et qui ne sera pas de tout repos.

Dans la famille on a découvert les albums de Judith Drews il y a quatre ans, lors d'un voyage à Stockholm. Depuis notre collection s'est agrandie avec Berlin, puis Barcelone, et on les trouve toujours aussi chouettes. Les livres sont parfaits pour permettre aux jeunes voyageurs de s'approprier la ville, et la dizaine de petits personnages qui évoluent d'une page à l'autre amène des tas lectures différentes où l'on repérera à chaque passage de nouveaux détails.

Retrouve-moi à Paris (mais aussi à Londres, Berlin, Barcelone ou Stockholm), de Judith Drews, un voyage épatant à faire dès trois ans.



dimanche 16 avril 2017

Le labo

Des iguanodons à la spintronique en passant par le Musée du Louvre, Jean-Yves Duhoo est allé rendre visite à dix laboratoire de recherche couvrant des sujets très variés et a laissé les scientifiques lui expliquer leur métier au quotidien. Cette bande-dessinée est le compte-rendu de ces visites et mets ces travaux de recherche de pointe accessibles à tous. 

De base, Jean-Yves Duhoo n'est pas plus scientifique que ses lecteurs, mais il a réalisé un travail de transcription remarquable, réussissant à rendre compte avec clarté des enjeux associés à chacune des recherches présentée en seulement deux doubles pages, et avec même une petite pointe d'humour à la fin. Pour ceux qui veulent en savoir plus, l'album comprend également en annexe des pages qui décrivent plus en détail les sujets de recherche présentés dans la bande-dessiné. Bref, c'est clair, précis, c'est de la bonne bande-dessinée et de la très bonne vulgarisation (foi de chercheuse) et c'est à mettre entre toutes les mains .

Le labo, de Jean-Yves Duhoo, un chouette BD pour découvrir les sciences à partir de 12 ans.


dimanche 9 avril 2017

Wazabi

Dans Wazabi, le principe de base est simple, vous démarrez avec quatre dés, dont vous devez vous débarrasser. Pour ce faire, vous pouvez soit les fourguer à vos adversaires (via le tirage de dés qui va bien), soit les retirer du jeu grâce aux pouvoirs des cartes que vous avez piochées. 

Le problème c'est que moins on a de dés, plus il est difficile d'activer une carte.

L'autre problème c'est que certaines de ces cartes ont le pouvoir de tout chambouler le jeu (du genre, vous pensiez presque y être, et tout le monde échange ses dés, et hop, c'est reparti comme en quarante), donc il va falloir rester vigilant jusqu'au bout !

Wazabi est donc un chouette petit jeu d'ambiance, très facile d'accès, avec des parties courtes et rythmées et des retournement de situation qui évitent la monotonie. Son seul défaut du point de vue familial est un packaging assez moche qui dessert beaucoup le jeu. On l'a offert à Noël à fille aînée (10 ans), et il lui a fallu trois mois avant d'accepter de jouer avec et de s'apercevoir qu'il était très chouette. Donc ne faites pas comme nous, gagnez du temps et ne vous laissez pas arrêter pas un graphisme pas très emballant.

Wazabi, un jeu qui ne manque pas piquant, à partir de 8 ans.

dimanche 2 avril 2017

L'école maternelle

C'est quoi une école ? 
Qu'est ce qu'on y fait de sa journée ? 
On y apprend quoi ? 
Comment c'est la vie en collectivité ?

Autour des ces grandes questions, cette imagier joliment illustré à huit mains vient répondre aux interrogations des tous petits. Ici on l'a offert à n°3 quelques mois avant sa rentrée en maternelle, ce qui lui a permis de mieux comprendre la quotidien de ses aînées déjà scolarisées. Une fois entrée en petite section on l'a encore beaucoup parcouru car il lui servait de support pour nous raconter sa vie en classe. Et maintenant qu'elle est chez les moyens on le ressort toujours régulièrement. Bref, à la maison c'est notre album de référence sur la vie en maternelle.

J'apprécie également le gros travail qui a été fait dans les illustrations sur la diversité des personnages. Que ce soit en ce qui concerne le genre, au fil des pages on trouve autant de papas que de mamans, de maîtres que de maîtresses, ou en terme de représentation des minorités, on trouve autant d'enfants racisés que blancs, ainsi que des enfants en situation de handicap. C'est un album vraiment inclusif, il semble que ce soit souvent le cas des ouvrages de chez Milan, mais c'est suffisamment rare en édition jeunesse pour être souligné.

L'école maternelle, illustré par Benjamin Bécue, Anouk Ricard, Emmanuel Ristord et Gaëlle Souppart, un album pour accompagner les petits à partir de deux ans et pour un bon moment.
 


dimanche 26 mars 2017

Dix petits amis déménagent

Sur la page de gauche, une maison, meublée et pleine d'enfants. Sur la page de droite une autre maison, vide celle-là. Entre, une page représentant les deux façades avec des découpes pour les fenêtres (qui permettent donc de jeter un coup d'oeil dans la maison derrière la page). À chaque page tournée, c'est un des enfants qui passe dans la maison de droite, emportant avec lui une partie du mobilier et de la décoration. 

Une fois l'album fini, la maison de gauche est vidée est celle de droite est remplie, mais si votre jeune lecteur le souhaite, rien ne vous empêche de repartir dans l'autre sens !

Dix petits amis, fait parti de ses albums sans paroles, simples et efficaces, qui se prêtent à de multiples utilisations. C'est un livre à compter bien sur, mais on peut également travailler sur l'observation, en repérant les pièces de mobilier qui changent de maison, s'amuser à faire coucou par les fenêtres, ou encore inventer une histoire à chacun des petits personnages. Bref, c'est le genre d'album qui risque d'occuper vos petits lecteurs pour un bon moment.

Dix petits amis déménagent, de Mitsumasa Anno, un album sur lequel compter à partir de 3 ans.


dimanche 19 mars 2017

Ma vie de Courgette

Icare, dit Courgette, a neuf ans et suite au décès de sa mère (alcoolique et maltraitante), le petit garçon se retrouve seul et se voit placé aux Fontaines, un foyer d'accueil. Inutile de préciser que les enfants qu'il y retrouve ont rejoint le foyer pour des raisons bien loin d'êtres réjouissantes. Pourtant, cette petite bande de cabossés va apprendre à se reconstruire doucement, avec humour et solidarité.

Ma vie de Courgette a beau être un (magnifique) film d'animation en stop motion, son propos est loin d'être léger, et on y est finalement plus près de Ken Loach ou des frères Dardenne que des studios AardmannMalgré tout, ce film reste profondément émouvant et lumineux, éclairé par l'humour de ses protagonistes, et parle avec délicatesse de résilience, d'amitié et de familles.

Quand j'ai découvert le synopsis du film, j'ai longuement hésité avant de n'y emmener que fille aînée (10 ans), car je trouvait que le sujet était trop dur pour n°2 (7 ans). Mais quelques semaines plus tard elle est allée le voir avec son centre des loisirs et est revenue très heureuse. Donc au final je dirais que ce film est visible à partir 7 ans, parce qu'il est d'une grande intelligence et aussi plein d'humour, MAIS en contrepartie il faut être prêt à passer du temps avec les jeunes spectateurs qui se poseraient des questions sur les thèmes abordés (maltraitance, abandon etc...).

Ah et aussi prévoyez des mouchoirs pour votre soirée DVD (pas forcément pour les plus jeunes, mais plutôt pour les parents d'ailleurs).

Ma vie de Courgette, réalisé par Claude Barras, un film très beau (et parfois rigolo), qu'on peut voir dès 7 ans.

dimanche 12 mars 2017

Zootopie

Judy Hopps est une lapine. Et par conséquent son papa, sa maman, et sa (très) nombreuse fratrie n'ont qu'une ambition pour elle, la voir rejoindre l'entreprise de culture de carottes familiale. Mais voilà, Judy a d'autres rêves, à savoir servir la justice, et pour ce faire elle va intégrer les rangs de la police de Zootopie, immense métropole où cohabitent en paix (vraiment ?) des centaines d'espèces de mammifères différents.

Les effectifs de ladite police étant trustés par des espèces disons, quelque peu plus massives (grands fauves, buffle, rhinocéros et autres animaux maousses), Judy se retrouve reléguée à la circulation. Mais il en faut plus pour décourager notre héroïne à longues oreilles, qui va se retrouver à mener l'enquête sur une mystérieuse disparition animale en compagnie de Nick Wild, un renard roublard. Or quand on est un lapin, un renard, c'est pas exactement le genre de bestiau qu'on choisirait spontanément pour se binômer. Bref, la grande ville va réserver un sacré paquet de surprises à l'agent Hopps.

Zootopie est une réussite à tous les niveaux : un univers riche, des personnages attachants avec leur part de contradictions, un scénario malin avec des retournements qu'on ne voit pas venir et un humour omniprésent (la scène dans le club d'animaux nudistes est juste inénarrable). Le film contient également son lot de clins d'oeil à destinations des plus grands, ce qui en fait un choix idéal pour une très chouette soirée familiale.

Zootopie, un film vraiment chouette et pas bête, à découvrir dès 6 ans.

dimanche 5 mars 2017

C'est ma cuillère !

C'est midi, c'est ravioli, heu non, c'est déjeuner avec Mamie. 

Du coup Chloé et Lili entreprennent de mettre une jolie table et Lili sort sa belle cuillère dorée, celle de quand elle était petite.

Ah mais non, mais pas du tout ! La cuillère dorée elle était d'abord à Chloé, quand elle était petite !
(même qu'elle était petite avant Lili, non mais)

S'ensuit une bataille épique dans la maison entre les frangines pour la possession de la cuillère dorée. On est au bord de l'apocalypse quand maman débarque.

Sapristi, mais c'est sa cuillère dorée de quand elle était petite !

Bon, voilà mamie qui arrive, et elle, elle en dit quoi de la cuillère dorée à votre avis ?

Voilà un joli petit album qui parle avec humour et tendresse de transmission familiale et de conflits dans les fratries autour d'une situation qui sentira fortement le vécu dans toutes les familles multipares...

C'est ma cuillère !, de Karine Dupont-Belrhali et illustré par Laurent Simon, l'histoire d'un conflit vieux comme les cuillères dorées, à découvrir dès 4 ans.

dimanche 26 février 2017

Les mystères de Larispem

Imaginez.

En 1871, la Commune de Paris (appelée désormais seconde révolution) ne s'est pas achevée par le massacre de la semaine sanglante, mais par la victoire des Communards sur les Versaillais.

Paris n'est plus. La ville lumière répond désormais au nom de Larispem (soit son surnom en argot des bouchers), une cité-état indépendante dominée par la caste des bouchers, dirigée par les héros révolutionnaires d'hier, et dominée par la figure de Jules Verne, dont les inventions fabuleuses font la réputation de la ville et l'admiration du monde entier.

Notre histoire commence en 1899, à l'orée de ce nouveau siècle nous faisons la connaissance de Carmine, apprentie bouchère de caractère, Liberté, mécanicienne de génie bien qu'un peu timorée, et Nathanaël, orphelin largué à l'avenir incertain. Ces trois là vont se retrouver mêlés au terrible complot ourdi par les Frères de Sang, une société secrète d'aristocrates exilés loin de la ville lors de la révolution et bien décidés à prendre leur vengeance.

Les Mystères de Larispem est le gagnant de la deuxième édition du Concours du premier roman Gallimard Jeunesse, ce qui signifie qu'il lui incombait la très lourde tâche de succéder à l'excellentissime Passe-Miroir, ce qui n'est clairement pas du gâteau. Lucie Pierrat-Pajot remporte le challenge haut la main, avec un roman feuilleton rétro-futuriste situé dans un univers foisonnant et fascinant. Le seul reproche que l'on puisse faire à ce premier tome est d'être essentiellement introductif et de nous laisser sur un suspense haletant (en même temps c'est bien là le signe d'un roman feuilleton réussi non ?). Heureusement pour les petits lecteurs impatients, le tome 2 est annoncé pour mai 2017, autant vous dire que chez nous on est sur les starting-blocks pour découvrir la suite...

Les Mystères de Larispem, une série de Lucie Pierrat-Pajot dont on se régale à partir de 12 ans.

dimanche 19 février 2017

Osons la politique !

La politique c'est quoi ? 
Et ça sert vraiment à quelque chose ? 
Comment ça marche ? 
Et si moi je veux m'y mettre ?

En cette année électorale, ce petit livre à destination des plus jeunes (enfin des ados disons), mais qui pourrait intéresser bon nombre d'adultes, vient judicieusement nous rappeler que loin d'être un concept abstrait, la politique, et surtout les décisions politiques de nos dirigeants, ont un impact tout à fait concret sur nos vies quotidiennes. 

L'ouvrage s'appuie sur une vingtaine de questions simples traitées avec pédagogie et enthousiasme et propose également de multiples pistes d'approfondissement sous forme de ressources en ligne, pour nous rappeler qu'en politique, il n'y a pas de fatalité, mais bien des choix, et que chacun a la légitimité de s'engager dans la vie de la cité s'il le souhaite.

Osons la politique ! par Caroline de Haas, et illustré avec humour par Camille Besse, un livre vivifiant et engagé, à mettre entre toutes les mains à partir de 10 ans.

PS : Bien sur il ne s'agit pas d'un livre neutre (je ne pense d'ailleurs pas qu'un ouvrage parlant de politique puisse l'être). Caroline de Haas est une militante de gauche et elle le dit clairement dès le début du livre (tout comme La Ville Brûle est une, très bonne, maison d'édition militante), si bien que j'ai fait l'acquisition de cet ouvrage en parfaite connaissance de cause. Personnellement ça ne me gêne absolument pas qu'un livre destiné au jeune public soit militant à partir du moment où il joue cartes sur table, ce qui est ici le cas. Ce qui me gêne nettement plus, c'est quand une maison d'édition grand public diffuse des ouvrages jeunesse qui véhiculent clairement une vision orientée (et rétrograde) du monde sans jamais l'assumer véritablement.

dimanche 12 février 2017

Charles Darwin une révolution

En 1859 parait au Royaume-Uni L'Origine des espèces au moyen de la sélection naturelle,  son auteur Charles Darwin a 50 ans et derrière lui déjà quatre décennies passées à observer la nature aux quatre coins de la planète (vi je sais, y'a pas de coins sur une sphère, mais laissez moi mes expressions toutes faites svp). 

Ce très bel album vient retracer la genèse de ce livre fondateur pour les science du vivant en nous contant, sous forme de journal de bord, la jeunesse du petit Darwin, son fabuleux voyage de presque cinq ans autour du monde à bord du Beagle (et à l'époque, cinq ans en bateau c'était pas la Croisière s'amuse, croyez-moi), et les années de maturation de l'ouvrage une fois rentré en Angleterre. 

Le récit de cette vie hors du commun est magnifiquement servi par des illustrations que l'on croirait sorties du carnet de croquis d'un naturaliste et qui nous plongent au coeur des pensées du scinetifique. Le texte présente les concepts développés par Darwin avec clarté, finesse et pédagogie, et vient notamment rappeler que la théorie de l'évolution, ça n'est pas la survie du plus fort, mais la survie des individus les mieux adaptés, à un moment donné, à un environnement donné.

Le livre présente aussi les travaux ultérieurs de Darwin, sur les fleurs, les émotions ou encore les vers de terre. Enfin il montre comment la science contemporaine s'inscrit dans la lignée de ces travaux. aujourd'hui encore, des expéditions sont montées pour explorer la diversité du vivant et enrichir les idées de Darwin.

Charles Darwin une révolution, par Annabelle Kremer et François Olislaeger, un album passionnant à dévorer dès 10 ans.

dimanche 5 février 2017

Le petit studio d'animation

Résumé des épisodes précédents : La semaine dernière vous avez lu, et vu, Hugo Cabret, et là normalement votre nain, sinon vous, en est sorti avec une irrésistible envie de bricolage, de bidouillage et de racontage d'histoires.

Eh ben c'est votre jour de chance, puisque Le petit studio d'animation va justement vous permettre d'assouvir toutes ces envies. Dans ce joli livre coffret, on trouve en effet des décors et accessoires en carton, ainsi qu'un petit guide qui va vous expliquer tout ce qu'il faut savoir pour faire son propre film en stop-motion. On a offert le coffret à fille aînée pour ses dix ans, elle s'en est emparée derechef, et 2h et 150 photos plus tard son premier chef-d'oeuvre avait vu le jour. Moi je dis, les studios Aardman tiennent une nouvelle recrue !

Le petit studio d'animation, un livre coffret malin pour faire ses premiers pas dans le cinéma à partir de huit ans.
(je précise néanmoins que, à 19€95 le bouzin, ça reste à vous de fournir l'appareil photo nécessaire pour faire les prises de vue, faut pas rêver non plus hein)



Rabio d'infos :

Sur le site de Gallimard y'a une vidéo de présentation du coffret.

Et ça c'est le film de ma progéniture, fierté je suis :

dimanche 29 janvier 2017

L'invention de Hugo Cabret

Paris 1931, orphelin solitaire, Hugo vit caché dans la tour de la Gare de Lyon, dont il remonte chaque jour les horloges tout en observant de loin la foule qui se presse sur les quais. Il a pour seule compagnie, et unique souvenir de son père, un automate mystérieux qu'il essaye désespérément de réparer. Cette quête va l'amener à rencontrer la jeune Isabelle, bibliovore en recherche d'aventure. Ensemble, ils perceront non seulement le secret de l'automate, mais aussi celui de Papi Georges, le vieux marchand de jouets bourru, dont le passé va s'avérer plein de surprises.

Ne vous laissez pas impressionner par l'épaisseur imposante de l'ouvrage, qui est en fait richement illustré de nombreux dessins qui occupent de pleines doubles pages, et font de ce livre un objet vraiment à part, où la narration et les émotions se passent parfois de mots.

En complément de ce très beau roman il y a bien sur aussi Hugo Cabret, le film réalisé par Martin Scorcese (excusez du peu). Ici nous avons découvert le film avant de nous précipiter sur le roman et je dois dire que ce fut une très belle surprise. J'attendais un gros blockbuster sans âme, avec de l'aventure et du fantastique à gogo. J'ai trouvé une déclaration d'amour au septième art, une réflexion mélancolique sur la poésie et le merveilleux du cinéma à ses début, et un vibrant hommage à tous les rêveurs et bricoleurs de petites choses.

L'invention de Hugo Cabret, de Brian Selznick, Hugo Cabret, réalisé par Martin Scorcese, 531 pages et 2 heures 08 minutes qui raviront tous les cinéphiles à partir de 10 ans.


PS pour les petits parisiens : Et si après ça vous avez une folle envie d'en savoir plus sur le monde merveilleux des automates, on ne saurait trop vous recommander de faire un tour au fabuleux Musée des Arts et Métiers pour y admirer leur extraordinaire collection.

dimanche 22 janvier 2017

Louis Pasteur contre les Loup-Garous

En septembre 1842, Louis Pasteur (oui, oui, LE Louis Pasteur), un solide gaillard jurassien, rejoint la capitale pour y faire des études scientifiques. Mais de mystérieux évènements vont bien vite l'amener à faire équipe avec Constance de Villeneuve Letang, jeune fille de bonne famille et bretteuse intrépide. 

La tête et les jambes (et quelles jambes !), ce duo de choc devra déjouer un complot qui menace jusqu'à la famille royale !

La vérité c'est que j'ai toujours un faible pour les titres improbables. Donc après Abraham Lincoln chasseur de vampires, Hansel et Gretel chasseurs de sorcières, ou encore Orgueil et Préjugés et Zombies (un film qu'on se demande bien pourquoi il n'a jamais été distribué en France tiens), comment résister à Louis Pasteur contre les Loup-Garous ?

Si j'ajoute à ça que l'auteure de ce roman bondissant n'est autre que Flore Vesco, qui nous avait déjà enchantés il y a six mois avec l'emballant De cape et de mots, autant dire que toute résistance est inutile. Et effectivement, le roman est une franche réussite, alliant avec brio aventure, humour, et un très riche vocabulaire scientifique remarquablement utilisé à bon escient (on sent que l'auteur a bien travaillé son sujet et ça, ça fait chaud à mon petit coeur de prof de chimie). Notez que l'ouvrage s'achève par une vraie biographie du grand homme, dont l'existence fut sans doute nettement moins rigolote que celle que nous présente le roman, mais néanmoins tout à fait passionnante.

Louis Pasteur contre les Loup-Garous, de Flore Vesco, un roman à hurler de rire (sous la pleine lune), avec des vrais morceaux de science dedans, à déguster dès 12 ans

dimanche 15 janvier 2017

La guerre secrète des microbes

Microbes, bactéries, champignons, virus, au dedans de nous ça grouille, souvent pour le meilleur, parfois pour le pire. Mais qui sont ils tous, ces organismes microscopiques qui font la pluie et le beau temps dans notre corps ? 

Ce livre passionnant nous emmène à leur rencontre, faire une revue des troupes en présence et découvrir les stratégies d'attaque et de défense développées pendant des millions d'années d'évolution. La structure en chapitres thématiques avec de courts paragraphe (sur le même modèle que l'excellent C'est mathématique de la même auteure), rend la lecture aisée et fluide. Les illustrations volontairement abstraites (mais pas moins scientifiquement exactes que les représentations à base de petits personnages qu'on trouve dans de nombreux ouvrages de vulgarisation jeunesse) rendent parfaitement compte de notre grouillement interne et ajoute un supplément de poésie à ce bel album qui a très justement reçu le prix Goût des Sciences en 2016.

La guerre secrète des microbes, de Florence Pinaud et illustré par Stéphane Kiehl, un livre épatant pour découvrir la guerre du dedans à partir de 9 ans (et ô surprise ! C'est, encore une fois, publié chez Actes Sud junior).

dimanche 8 janvier 2017

Hilda et le chien noir

Hilda a les cheveux bleus, un caractère bien trempé et une curiosité insatiable. Après avoir longtemps vécu à la montagne, au plus prêt de la nature et de toutes les créatures fantastiques qui grouillent par là bas, elle est désormais installée à Trollberg en compagnie de sa mère et de Brindille, son animal de compagnie (une sorte de renard blanc avec des bois de chevreuil).

Dans cet épisode de ses aventures, notre héroïne découvre les joies du scoutisme, rencontre des nisses (de drôles d'esprits domestiques), élucide le mystère du chien noir et retrouve des vêtements égarés (le tout dans le désordre et en mettant pas mal de désordre). Bref, la vie à la ville finalement c'est pas tellement plus reposant que la vie à la campagne...

Cette série BD, qui compte déjà 5 tomes chez Casterman, réinvente avec talent le folklore scandinave. Ici tout semble à la fois familier et étrange (on pense aux Moomins qui auraient croisé le chemin des cousins Karlsson) et il est difficile de ne pas tomber sous le charme ce cette petite fille qui n'a pas froid aux yeux.

Hilda, de Luke Pearson, une BD inventive et poétique, à découvrir dès 8 ans.