16 juin 2013

Mes plus belles chansons de France

Le combo livre+CD de comptines et chansons françaises fait partie des classiques auxquels il est difficile d'échapper quand on a des enfants (même s'il est toujours possible de leur faire écouter des trucs plus marrants par ailleurs). Par chez nous on a plusieurs disques sur ce thème, certains bons, d'autres nettement moins (du genre qui donnent envie de bazarder le lecteur CD par la fenêtre à la première écoute...), et mon préféré de loin c'est celui-là.

Déjà, le gros album cartonné est robuste, joliment illustré et très agréable à manipuler pour les petites mains. En plus le disque qui l'accompagne est vraiment chouette, les chansons ont été bien arrangées et sont interprétées par enfants, ce qui leur donne une belle tonalité choupi sans être niaiseuse. Bref, c'est du bon boulot et au final on a un parfait basique pour une bibliothèque de nains.

Mes plus belles chansons de France, chez Gallimard Jeunesse, un album à offrir dès 3 ans (et on peut même écouter le disque bien avant).

09 juin 2013

Hema

J'ai déjà chanté les louanges d'un grand magasin de meubles suédois qui fait des chouettes jouets sur ce blog, pour ceux qui fréquentent plus les centres-villes et/ou sont non motorisés, je recommande également les magasins Hema qui sont un peu leur alter ego mais hollandais cette fois. 

Cette chaîne installée en France depuis peu présente un très bon assortiment de jeux en bois à des prix défiant toute concurrence (dont une super maison de poupée qui va sans doute rejoindre la chambre des filles au Noël prochain). Perso j'apprécie particulièrement leur rayon anniversaire avec plein de décorations, mini jeux et activités manuelles sympas. Le rayon déguisement est sobre mais chouette (le costume de cuistot est super choupi) et enfin j'ai pu tester et très approuver leur palette de maquillage (5€50, qui dit mieux ?) lors du dernier anniversaire de mes filles. 

Bref, une très bonne adresse pour les basiques et la préparation d'une fête d'enfants (et y'a un beau rayon papèterie aussi).

02 juin 2013

Ernest et Célestine

En haut il y a le monde des ours, en bas celui des souris et chacun s'évite soigneusement. En haut il y a Ernest, un peu rêveur, un peu bougon, un peu artiste et surtout très affamé. En bas il y a Célestine, curieuse, facétieuse, charmeuse et dessinatrice à ses heures perdues. Comment ces deux là vont se rencontrer, s'apprivoiser et coller un beau dawa dans leurs petits mondes bien ordonnés, c'est ce que nous raconte ce film.

Je n'ai jamais été une grande fan des livres de Gabrielle Vincent qui ont inspiré ce dessin-animé. Certes les illustration à l'aquarelle y sont très belles et poétiques, mais j'ai toujours trouvé ces albums terriblement mélancoliques. Heureusement pour moi, le scénario du long-métrage a été écrit par Daniel Pennac et la tristesse des livres a été gommée pour laisser la place à une fantaisie joyeusement foutraque au service d'une belle histoire d'amitié. L'animation très souple rend hommage en beauté aux aquarelles originales si bien qu'au final cette adaptation est une grande réussite.

Ernest et Célestine, un chouette DVD à montrer dès quatre ans.

PS : En plus c'est Thomas Fersen qui chante le générique de fin, encore une raison de plus d'aimer ce film même quand on est grand...

26 mai 2013

Origami-Avions en papier

Comme une copine me disait un jour :
"Mouaif, Djeco, ils sont quand même très fort pour reprendre des idées de jeux classiques (et les commercialiser)"

C'est pas faux.

Mais il faut aussi reconnaître qu'ils le font très bien (et pour une somme modique qui plus est).

Prenons par exemple les avions en papier. 

J'aime bien ça les avions en papier, mais je suis une quiche en pliage, et à chaque fois que j'improvise un planeur, celui-ci finit immanquablement par s'écraser lamentablement à 5 cm de son point de lancement. Et moi je me prends la honte devant ma progéniture qui me regardait les yeux brillants d'espoir à l'idée de se retrouver bientôt munie d'un Concorde de cellulose...

Alors bien sur, la solution débrouillarde et économe serait d'aller se renseigner sur internet pour voir comment qu'on plie des beaux avions qui volent, potasser les pliages le soir et le lendemain epater la galerie avec son nouveau savoir-faire. Tadah !

Sauf que moi en vacance j'ai pas internet. Par contre j'ai pris soin de coller dans ma valise la pochette Origami-avions (dans les 6€, ça fait pas trop cher de l'incompétence), qui contient 20 feuilles prédécorées pour réaliser 5 modèles d'avions différents, le livret pour plier les feuilles et même des stickers qui vont bien pour que chaque avion ait son pilote. Au final les avions sont beaux, ils volent nickel, et qui c'est la star des petits de la maisonnée ? Ben c'est bibi !

Pochette origami-avions, de Djeco, dès 5 ans, une idée maline et jolie pour faire la joie les petits.

PS : Gens de chez Djeco qui passeriez par là, sachez que (comme beaucoup d'autres parents) j'aime vos jeux et jouets d'amour. Par contre, excusez moi, mais votre site web, euh, comment dire... Il est beau, il est choupi, il est foisonnant, il est animé, il est ce que vous voulez. Mais surtout, surtout, il est foutoirdesque au possible ! Les rares fois où je tente d'y faire un tour pour récupérer des infos sur un jeu, je ne trouve jamais ce que j'étais venue y chercher. Donc si c'était possible de se calmer un peu sur le flash et de nous coller un listing clair des collections à la place, ça serait vraiment super chouette, merci !

PPS : Bisous quand même hein.

19 mai 2013

Aya de Yopougon

On vous a déjà parlé sur ce blog de l'espiègle Akissi, il est grand temps de vous présenter sa grande sœur Aya.

Aya a 19 ans et vit à Yopougon, quartier populaire d'Abidjan, à la fin des années 70. Les albums de cette série BD suivent ses aventures, celles de sa famille et de ses meilleures copines Bintou et Adjoua. Mais tandis qu'Aya est une jeune fille sérieuse et réfléchie dont l'ambition est de devenir médecin, ses amies sont plus intéressées par des sorties au maquis et la chasse au mari. 

Contrairement à Akissi, Aya est clairement une série pour les plus grands. Derrière un premier abord coloré et joyeux, elle aborde en effet des thèmes sérieux et souligne notamment la difficulté d'être une jeune fille ambitieuse, quand les seules perspectives qui s'offrent à vous sont les "trois C" (Couture/Coiffure/Chasse au mari) et la peur de se faire "enceinter" par un garçon... 

La série propose une foule de personnages, qui bien loin d'être des héros parfaits, sont bourrés de défaut. Mais ils sont traités avec bienveillance par les auteurs (qui manifestement en savent long sur la faiblesse humaine) et il est difficile de refermer un album sans affection pour Aya et toute sa bande.

J'ajoute aussi une mention spéciale aux dialogues, qui sont tout à fait savoureux (les personnages ayant la langue particulièrement bien pendue) et qui donnent beaucoup de charme à la série.

Aya de Yopougon, de Marguerite Abouet et Clément Oubrerie, 6 tomes à dévorer à partir de 12 ans.

12 mai 2013

Mölkky


Mölkky, c'est un chouette jeu d'extérieur tout simple qui devrait bien animer vos belles journées d'été.

Oui mais en vrai, c'est quoi ?

Ben si je vous dis que l'autre nom du Mölkky c'est quilles finlandaises, ça devrait vous mettre la puce à l'oreille non ?

Un bête jeu de quilles ? Mais c'est quoi l'intérêt ?

Et bien l'intérêt c'est que c'est bien plus travaillé qu'un bête jeu de quilles justement :

- Déjà on ne doit pas lancer une boule, mais un bâton (le mölkky) et ça demande un petit temps d'adaptation.

- Ensuite, il ne s'agit pas de dégommer toutes les quilles comme un gros bourrin, mais d'atteindre 50 points tout rond. Et pour ce faire on a deux options :
  • On dégomme une seule quille, celle-ci étant numérotée entre 1 et 12, on marque le nombre de points notés sur la quille.
  • On dégomme plusieurs quilles, on marque le nombre de quilles dégommées.
Et c'est là que ça devient bien subtil, puisqu'il vaut mieux viser une quille précise que de tirer bêtement dans le tas. En plus, si vous dépassez 50 points, pouf ! -25 points ! Alors faites bien attention à la quille visée !

Il s'agit donc véritablement d'un jeu d'adresse et de stratégie qui va très peu dépendre de la force physique des joueurs et peut donc facilement être pratiqué en famille (le mieux étant de faire des équipes mixtes petits-grands pour équilibrer le tout). Une fois qu'on a compris le principe, le jeu devient très addictif et il est difficile de s'arrêter à une seule partie...

Mölkky, les autres quilles pour grands et petits, à partir de 6 ans.

05 mai 2013

Caroline

Séquence nostalgie à la maison, puisque belle-maman nous a ramené les albums de Caroline et ses amis de son enfance (publiés en 1956, ça c'est du vintage) et nous voilà trois générations de lectrices à craquer pour les aventures de la blondinette à couette.

Caroline, c'est un peu la petite cousine méconnue du Martine. Mais, là où Martine joue les ménagères dans sa robe de petite fille modèle, Caroline, habillée de son éternelle salopette rouge et accompagnée d'une troupe d'animaux turbulents, parcourt le monde et vit de trépidantes aventures. Bref, voilà une héroïne des années 50, active et autonome, qui dépote bien, et si Caroline c'était notre Fifi Brindacier française ?

Bien entendu les illustrations sont absolument charmantes, et en plus les petits albums racontant les aventures des compagnons de Caroline  (Youpi et Bobi les chiots, Pouf et Noiraud les chatons...) ont également été réédités et ils sont tout aussi craquants. Bref, cette héroïne là, je la vois bien partie pour durer longtemps...

Caroline et ses amis, par Pierre Probst, une série trop choupie à découvrir dès 4 ans.



28 avril 2013

Les mystérieuses cités d'or

Aaaaahahahah ! Esteban, Sia ! Tao les cités d'oooooor !
(comment vous êtes trop contents que y'a pas le son sur ce blog vu que je chante comme une casserole...)

Quel trentenaire d'aujourd'hui n'a pas entamé ce refrain dans les années 80 ? 

Maintenant que mes filles sont assez grandes pour la découvrir à leur tour, je suis allée piquer en douce le coffret DVD de mon petit frère et là, divine surprise, malgré ses trente ans d'âge, la série a rudement bien vieilli : Le scénario est bien travaillé et propose un bon équilibre d'aventure et d'humour, les personnages des enfants occupent le devant de la scène et proposent des modèles très positifs que l'on a envie de suivre. Au second plan, les adultes font des méchants effrayants mais pas trop, ou jouent un rôle rassurant ou amusant. Et puis il y a l'univers de la série (l'Amérique du sud à l'époque des conquistadors) qui est d'une grande richesse, sans oublier bien sur les mini-documentaires à la fin de chaque épisode qui viennent nous apprendre plein de trucs. 

Bref, cette madeleine là est tout à fait délicieuse et plait chez nous aux petits comme aux grands. Le seul bémol, c'est la longueur de la série (39 épisodes, quand même), il a fallu apprendre aux filles à gérer leur impatience et accepter de ne voir qu'un à deux épisodes à la fois, malgré le suspense insoutenable qui peut clore certains d'entre eux. Mais on peut aussi voir ça comme un atout pédagogique de plus, non vraiment, elle est trop bien cette série !

Les mystérieuses cités d'or, un dessin animé qu'il est trop bien, à redécouvrir avec ton nain à partir de 6 ans.

21 avril 2013

Yakari

Dans la série "C'est dans les vieux pots qu'on fait les meilleures soupes" ces temps-ci on a redécouvert la série Yakari avec fille aînée et je dois avouer que c'est une sacré bonne surprise.

J'ai beaucoup lu les BD de Yakari étant enfant, mais bizarrement la série ne m'avait pas laissé un souvenir impérissable. Je m'attendais à retrouver un truc un peu niais et pas très subtil et finalement c'est une plaisir de relire ces albums. Les histoires sont simples et pas simplistes, il y a juste le bon équilibre d'aventure et de rêve dans les scénarios, les personnages sont attachants et très positifs, Yakari et ses copains sont très autonomes et débrouillards (les adultes sont très peu présents dans les albums). Et puis il y a aussi toute une réflexion sous-jacente sur les rapports entre les hommes et la nature, via les rencontres que Yakari va faire avec divers animaux, qui est très intéressante. Cerise sur le gâteau, on apprend plein de trucs à chaque fois et les albums donnent envie de faire un tour à la médiathèque pour en savoir plus sur les animaux découverts dans les aventures du petit indien.

Côté enfant (oui, parce que bon c'est quand même aussi un peu pour eux que ce blog est là), les deux grandes filles (6ans1/2 et 4 ans) on tout de suite accroché et nous réclament chaque soir leur aventure de  Yakari. Comme première lecture seul c'est aussi très chouette, la grande s'est emparée des albums et les dévore dès qu'elle a un moment de libre. Bref, c'est un grand succès familial.

Yakari, par Derib et Job, dès 6 ans on peut s'en faire un ami.

14 avril 2013

Ronya fille de brigand

Ronya est la fille du chef d'une bande de brigands, Rik aussi. 

Comme on pouvait s'y attendre, les paternels de nos deux jeunes protagonistes sont ennemis jurés et se vouent une haine tenace. Au départ leurs rejetons en font du même, et puis petit à petit, ces deux là vont s'apprivoiser, apprendre à se connaître et s'apprécier, jusqu'à parvenir à réconcilier les deux bandes rivales qui regardent pourtant d'un œil mauvais cette amitié interdite...

Voilà un roman qui a beaucoup marqué mon enfance et que j'ai relu encore et encore. Je ne sais pas ce qui me plaisait le plus dans cette histoire qu'on pourrait finalement trouver assez classique (tout les sépare, et pourtant...). La description de la forêt magique qui entoure la château des héros, ou encore le fait que le personnage principal du roman soit une fille, ce qui est encore assez rare dans un roman jeunesse pour mériter d'être souligné (en même temps, vu que c'est la maman de Fifi Brindacier aux manettes, c'est pas non plus super étonnant). Mais surtout, je crois que j'aimais particulièrement le caractère volontaire et insoumis des héros. Là où d'autres vont se suicider de désespoir, Ronya et Rik vont plutôt quitter la demeure familial et faire leur vie dans la forêt tout seuls comme des grands, franchement c'est quand même nettement plus positif comme exemple à suivre...

Ronya fille de brigand, d'Astrid Lindgren, un roman qu'il est chouette dès 7 ans.