21 mars 2018

Superchouette printemps !

Pour commencer le printemps en beauté je vous ai préparé une petite listes de nouveautés (disons des six derniers mois) dans des séries déjà chroniquées, et appréciées, sur SuperChouette :


  • Les Carnets de Cerise en sont désormais à leur cinquième tome et la série est toujours aussi attachante avec sa bande de copines intrépides couplée à un beau duo mère-fille.
  • Une autre équipe de filles qu'on adore, c'est celle d'Allo Sorcières, dont le deuxième tome, cette fois centré sur Maria la québecoise, est à la hauteur de son fabuleux prédécesseur.
  •  Geneviève, la quatrième des frangines de Malika Ferdjoukh, a enfin son album BD qui vient clôturer en beauté le cycle sous un soleil resplendissant.
  • Depuis six mois déjà c'est le troisième opus des Enfantillages d'Aldebert qui rythme nos voyages en voiture.
  • Enfin, l'extension Secrets & Lies de Mysterium vous permet d'en savoir plus sur les motivations du meurtre que vous cherchez à élucider. Mais surtout, à l'occasion de la sortie de cette extension, l'éditeur a préparé une super Murder party dont tout le matériel peut être téléchargé sur cette page. On l'a testée avec les enfants et des copains et on a passé une super chouette soirée.

18 mars 2018

Le Yark

Dans la famille, Les monstres de l'enfance adorables et terrifiant à la fois, aujourd'hui je voudrais le Yark.

Le Yark c'est un peu un croisement entre le Monstre Poilu de Pef et Bichonnier et les Maximonstres de Sendak. Soit une grosse boule de poils très dentue et très griffue, mais fort sympathique au demeurant, la preuve il adore les animaux. Le seul souci étant qu'il se nourrit exclusivement d'enfants, mais pas n'importe lesquels attention ! Des enfants sages seulement, les garnements ne convenant pas à sa constitution fragile.

Mais les enfants sages, de nos jours, ça ne court plus les rues. Et notre pauvre Yark se trouve bien en peine de dénicher une nourriture qui lui conviendrait. Dans cette quête d'un enfant enfin digeste, le chemin du Yark va croiser celui de Madeleine, la plus merveilleuse petite fille du monde (depuis que la tenante précédente du titre a bruyamment renoncé à celui-ci en faisant caca dans son cartable quelques pages plus tôt).  

La fillette saura-t-elle apprivoiser cette grosse bête ?

Autour du duo classique du montre (pas si monstrueux) et de l'enfant, Bertrand Santini a su conter une histoire unique où se succèdent à tour de rôle la terreur et l'humour dans une langue riche et poétique (le récit des soucis digestifs du Yark étant particulièrement croquignolesque). Ce court roman est mis en image à la perfection par Laurent Gapaillard (auquel on doit également les fabuleuses couvertures de la Passe-Miroir), dont les dessins en noir et blanc évoquent les gravures de Doré illustrant les contes de Perrault et font de ce monstre un classique moderne.

Le Yark, une grosse boule d'horreur et de tendresse, écrite par Bertrand Santini et illustrée par Laurent Gapaillard, à adopter dès 8 ans. 

11 mars 2018

Jazz sous la Lune

Par chez nous l'ensemble de la famille apprécie énormément les livres-disques de chez Didier Jeunesse (comme Au fil des flots) qui présentent toujours une sélection musicale soignée et remarquablement mise en valeur dans un bel album.

En 14 chansons et autant d'interprètes au top (dont on peut écouter des extraits sur cette page), ce superbe ouvrage ne déroge pas à la règle et nous emmène faire une ballade au clair de lune de toute beauté. Chaque titre est présenté dans le livre, avec les paroles de la chanson originale et leur traduction en français, et le tout est merveilleusement illustré par les dessins délicats d'Ilya Green. Comment dire non à une si belle invitation au voyage ?

Jazz sous la Lune, chez Didier Jeunesse et illustré par Ilya Green, 45 minutes enchanteresses pour s'évader dès 3 ans.

04 mars 2018

Le journal d'Aurore


Quand Aurore démarre son journal elle a quatorze ans et c'est une ado banale à en pleurer, elle même vous le dira. Des parents dépassés, deux soeurs à supporter (la belle et le petit génie), des grands-parents bienveillants, des copines à la vie à la mort, et puis les cours au collège où l'on crève d'ennui. Et d'ailleurs comme me disait fille aînée en achevant le premier tome de la trilogie Mais en fait il se passe jamais rien dans ce livre !

Et pourtant.

Pourtant on s'attache, parce que Aurore c'était nous avant, ça sera nos enfants d'ici quelques années (et j'en tremble rien que d'y penser). L'adolescence dans toute sa splendeur : la colère perpétuelle, la lucidité brute, le sérieux souvent ridicule, les sentiments à fleur de peau, la fantaisie presque absurde, et puis aussi une bonne dose d'autodérision pour emballer le tout. Alors on la suit pendant trois ans de journal, Aurore. On la voit grandir, trébucher, repartir, hésiter, redémarrer. Et puis on la quitte finalement, apaisée, prête à entrer dans l'âge adulte. Certes, ça ne sera probablement pas de la tarte, mais quand on a survécu à l'adolescence on peut bien tout affronter.

Le journal d'Aurore, trois romans de Marie Desplechin, un belle adaptation en bande dessinée (et deux tomes) d'Agnès Maupré, et une très chouette adaptation filmée (condensant librement les trois romans) autour d'un héroïne très adolescente, très chiante et quand même bien marrante, à aimer à partir de 10 ans (mais le tout parlera aussi beaucoup aux parents d'adolescents...).


25 février 2018

Le temps des Marguerite/Quatre filles

Cette semaine dans Super Chouette, on part à la découverte de deux albums qui vont nous faire voyager dans le temps !

Dans Le temps des Marguerite, nous faisons connaissance avec deux jeunes filles de bientôt 12 ans (les Marguerite du titre). L'une vit en 1910, l'autre en 2010, et par le truchement d'une vieille tante un peu magicienne, elles vont échanger leurs vies. Tout au long de cette bande-dessinée, nous les suivons simultanément (une époque en haut, une époque en bas) au cours de cette aventure pas banale, qui vient nous rappeler avec intelligence et humour que c'était pas forcément mieux avant (# bonjour la violence éducative et les expositions coloniales).



Quatre filles nous propose un autre procédé pour découvrir le quotidien de quatre jeunes filles vivant à quatre époques différentes (de 1890 à 1960). Au fil des saisons, les volets à soulever nous donnent accès par petites touches à ce qui se trame derrière les belles façades des quatre maisons illustrées avec délicatesse par Nine Antico. Une fois que l'on a compris le fil directeur qui relie nos quatre héroïnes, on peut se replonger encore et encore dans l'album à la recherche de minuscules détails disséminés tout au long de cet album maison de poupée.


Le temps des Marguerite, de Vincent Cuvellier et Robin, Quatre filles, de Nine Antico, deux beaux voyages dans le temps à entreprendre à partir de 8 ans.

18 février 2018

Anya et Tigre Blanc/ La Malédiction de l'anneau d'or


Dans un pays de neige, où les animaux parlent et les enfants disparaissent mystérieusement, Anya l'intrépide va se révolter et briser la malédiction qui accable les parents depuis 13 ans.


Très loin d'ici dans un orphelinat, Jack le corbeau nous conte l'amitié de Cordélia l'aveugle et Virginia la douce, deux jeunes filles qu'un anneau maudit va séparer. Bien plus tard, Virginia retrouvera la trace de Cordélia dans le pays de neige enfin libéré par Anya.

Comment ne pas être émerveillé·e·s par les magnifiques illustrations des ces livres et les beaux textes poétiques qui les accompagnent. Qu'ils soient épique ou mélancolique, ces deux albums sont une splendeur chacun à leur manière et il est difficile de résister à leur superbe couverture, qui vient nous promettre un beau voyage entre leurs pages.

Anya et Tigre Blanc/ La Malédiction de l'anneau d'or, de Fred Bernard et François Roca, deux albums envoûtants à découvrir dès 7 ans.



11 février 2018

Viser la Lune

Gameuse, artiste, handballeuse ou astronaute en herbe, les quatre adolescentes de la Team Sorcières ont un caractère bien trempé et des idées plein la tête. 

L'amitié qui lie Aliénor, Maria, Itai et Hazza a été initiée par claviers interposés, pas facile de se voir en vrai quand on est dispatchées au quatre coins de la francophonie (Guyane, Montréal, Nouvelle-Calédonie et France). Mais elle va prendre un nouveau tour quand le quatuor va enfin pouvoir se rencontrer à Lyon, à l'occasion d'un tournoi de jeu vidéo. Notre petite bande n'est alors pas au bout de ses émotions !

Viser la Lune est un roman franchement atypique, malin, bienveillant et étonnamment contemporain, qui aborde de front des sujets délicats, tels que le racisme et le sexisme, tout en restant toujours joyeux et positif. Le livre parle aussi de manière très intelligente des réseaux sociaux, qui s'ils doivent être maniés avec prudence à cet âge là, n'en restent pas moins des lieux de rencontres qui peuvent s'avérer d'une grande richesse et mener à de chouettes réalisations. Du coup j'ai beaucoup apprécié les personnages parentaux du roman, qui savent valoriser leurs adolescentes et les accompagner avec bienveillance, et patience, dans tous leurs projets. Globalement le livre a fait l'unanimité à la maison, que ce soit auprès de mes deux lectrices en herbe (8 et 11 ans), qu'auprès de leur mère (mézigue donc), et on a hâte de retrouver ces quatre sorcières très attachantes dans de nouvelles aventures (le tome 2 Sous le soleil exactement est sorti il y a trois semaines, je suppose qu'à la fin on aura une tétralogie).

Enfin je voudrais ajouter un dernier mot au sujet des illustrations de Diglee, qui accompagnent le roman à la perfection et sont à la fois super jolies et exemplaires en terme de diversité des représentations. Il y a presque deux ans, l'illustratrice avait publié une note de blog assez passionnante narrant comment un éditeur avait refusé un projet de couverture où elle faisait figurer une héroïne un peu ronde (et néanmoins ravissante). Dans Viser la Lune les personnages sont de toutes tailles et de toutes les couleurs et ils sont tous fabuleux chacun à leur manière (perso j'ai un gros faible pour la magnifique tante Anna, j'espère qu'on la reverra dans les épisodes suivants). 

Viser la Lune, d'Anne-Fleur Multon, et illustré par Diglee, un roman ébouriffant qui vous embarque à partir de 9 ans.




04 février 2018

Derrière l'écran Les effets spéciaux au cinéma

Dinosaure terrifiant, squelettes qui dansent, héros volant ou volcan qui gronde, les effets spéciaux sont nés il y a plus d'un siècle, en même temps que le cinéma, et c'est grâce à eux que les histoires les plus extraordinaires peuvent nous sembler plus vraies que nature.

Un grand paradoxe des effets spéciaux, c'est qu'ils se doivent de rester discrets, et même le plus souvent passer inaperçus, pour être réussis. Et au final, ce sont tous ces artifices qu'on ne voit pas qui nous permettent de vivre des émotions véritables dans les salles obscures. Il était donc grand temps de leur rendre hommage.

Pour ce faire, ce très bel ouvrage va nous emmener à la découverte d'un monde où l'imagination est reine, où des merveilles de technologies rejoignent les bricolages les plus inventifs dans un même objectif, mettre en images nos rêves les plus fous. Le texte réussit à faire passer un grand nombre d'informations techniques tout en restant accessible à tous et est parfaitement servi par les illustrations poétiques de Stéphane Kiehl.

L'album est sorti en complément de l'exposition Effets spéciaux Crevez l'écran ! qui se déroule actuellement (et jusqu'au 19 août 2018) à la Cité des Sciences, et où on ne saurait trop vous conseiller une petite sortie. Mais ce livre accompagnera aussi parfaitement une soirée DVD devant Hugo Cabret, un chouette film où l'on rencontre notamment George Méliès, qui fut le père d'un grand nombre d'effets spéciaux.

Derrière l'écran Les effets spéciaux au cinéma, de Réjane Hamus-Vallée, illustré par Stéphane Kiehl, un album pour tous les amoureux de cinéma à partir de 9 ans.