13 avril 2011

Piou Piou

Autant l'année dernière je m'étais plainte amèrement d'un certain cadeau trouvé au pied du sapin, autant cette année le gros bonhomme rouge a mis en plein dans le mille. Il nous a apporté notre premier jeu de stratégie. 

Ca s'appelle piou piou. C'est un jeu de carte. Tu peux y jouer à partir de 5 ans et même quand tu es une maman avec une mémoire de poisson rouge tu peux y jouer aussi et gagner (des fois). Pour ça il faut pondre 3 œufs et les faire éclore (note que c'est parfaitement dans mes cordes ça). 4 petites règles tellement simples et évidentes que le temps de dire piou piou tous les enfants les ont retenues :
* 1 carte poule + 1 carte coq + 1 carte nid et hop on pond un oeuf
* 2 cartes poules pour le faire éclore
* 1 carte renard pour piquer 1 œuf s'il n'est pas encore éclos
* 2 cartes coq pour empêcher le renard de venir jouer le trouble fête

 À chaque tour de jeu tu as 4 cartes en main. Soit tu joues un combo de cartes pour agrandir ton poulailler, soit tu te défausses d'une carte. Et là tu me diras "elle est où la stratégie là-dedans" ? Au moment de choisir de quelle carte tu te défosses (ce qui arrive assez souvent) c'est un vrai dilemme. Garder un renard sous le coude pour aller boulotter chez le voisin? Ou plutôt une poule si précieuse? Jeter un coq dont on a pas besoin de suite mais on sera fort dépourvu lorsque l'attaque du renard sera venue.Bon d'accord on est encore loin du jeu d'échec. Ici c'est 95% de hasard et 5% de stratégie mais à 5 ans ça demande déjà un gros apprentissage.

Chez nous les règles ont été très vite intégrées. Tout le monde adore y jouer. Les parties sont rapides, on en fait souvent deux ou trois d'affilé sans se lasser. Seul petit bémol, le nombre de cartes en jeu n'est pas assez important donc toutes les trois minutes on est obligé de mélanger les cartes défaussées pour les remettre dans la pioche. Djeco mon amour si tu m'entends fais un petit effort pour la prochaine version.

09 avril 2011

La Princesse Finemouche

En voilà une qui, manifestement, n'a pas lu de bouquins made in Fleurus quand elle était petite (ou alors elle piquait ceux de son frère), et c'est justement pour ça qu'on l'aime. Comme toute princesse qui se respecte, Finemouche est mignonne, riche, et les prétendants se bousculent à sa porte. Comme toute princesse digne de ce nom, Finemouche est également dotée d'un couple de parents boulets qui veulent à tout prix la caser. Sauf que Finemouche elle, son trip c'est pas un beau mariage en robe blanche, mais plutôt de n'en faire qu'à sa tête en compagnie de ses petits chéris (sa bande de dragons domestiques). Alors notre rusée princesse va mettre au point tout une série d'épreuves qui sauront calmer les aspirants au trône...

Jusqu'à ce que débarque au château Super-relou, aka le prince Flambard, qui va trouver moyen de remporter haut les mains toutes les épreuves. Sauf que c'est pas un kéké dans sa voiture rouge qui aura raison de Finemouche, non mais ho ! Et notre princesse trouvera un moyen de faire dégager l'importun pour enfin vivre sa vie tranquillou.

Bon, je pense que c'est bon là, j'ai pas besoin d'épiloguer trois plombes sur le pourquoi du comment qu'il est trop génial cet album ?

Princesse Finemouche, de Babette Cole, elle dépote et dès 4 ans c'est tip top.

05 avril 2011

Charles à l'école des dragons

Après avoir passé deux ans à jouer avec ses petites voitures, mon chouette petit garçon de trois et demie vient de découvrir les monstres et les dragons. Surtout les dragons. Et il les aime passionnément, à la folie, beaucoup, beaucoup - oui il est écrit qu'aucun cliché ne nous serait épargné.

Ainsi lorsque nous avons rencontré Charles assis bien sagement sur un présentoir de notre bibliothèque préférée, nous l'avons immédiatement adopté.

Charles est un jeune dragonnet solitaire et à l'âme torturée : comprendre par là qu'il est toujours de mauvais poil (ou de mauvaise écaille ah ah). Comme on peut le voir sur la couverture, il est tout penaud avec ses ailes tellement grandes qu'il ne peut les soulever et ses énormes pieds (qui puent en plus le pauvre). Bien incapable d'apprendre à voler ou à cracher du feu comme tous les dragons de son âge, il préfère écrire des poèmes  - en alexandrin s'il vous plait! Et à l'école des dragons il deviendra la risée de toute sa classe. Je ne vous raconte pas la fin mais bien sur tout finira par s'arranger pour Charles.

Ce n'est pas l'histoire la plus originale que je n'ai jamais lue mais je dois dire que le personnage du petit dragon toujours grognon et qui n'aime pas l'école a eu un écho certain chez nous et moi je me suis bien marrée en lisant ses poésies plutôt farfelues.

 J'ai le corps d'une gazelle mais je suis un dragon.
Regardez bien mes ailes, écoutez mon jargon... 
Voyez mes pieds pareils à deux grosses pastèques, 
N'importe quel orteil je le transforme en steak.

Mais si je vous parle de cet album c'est surtout parce qu'on s'est régalé avec les illustrations qui sont d'une beauté à couper le souffle. Au fil des pages (immenses) on découvre des montagnes brumeuses, de magnifiques paysages enneigés ou printaniers et bien sur des dragons, des tas de dragons. Chaque image est éclatante de couleur, étonnante par le nombre de détails. C'est sublime. On ne peut se lasser de les regarder.

J'ai même surpris plusieurs fois le chouette petit garçon assis sagement en train de feuilleter tout seul cet album. C'est dire s'il lui plait!

01 avril 2011

P'tite Fille/P'tit garçon

Ce qui est formidable avec la maison d'édition Fleurus, c'est qu'ils ont su rester fidèles aux mêmes idées depuis leur création en 1929. Alors que d'autres éditeurs s'en vont céder sans vergogne aux sirènes de la modernité, Fleurus continue pour sa part à défendre les belles valeurs qui on fait notre beau pays. C'est ainsi que l'adorable collection P'tite fille saura faire de votre chère tête blonde une ménagère accomplie (et pas une pétroleuse dévergondée incapable de prendre soin de ses jouets), grâce à des titres aussi formidables que Chloé joue à faire le ménage, Lola joue à la dinette, Lilou joue à la poupée ou encore Rose joue à la princesse. Bien entendu nos petits gars ne sont pas en reste avec la très virile collection P'tit Garçon, qui saura leur donner le goût des véhicules à moteur : La formule 1 de Gabin, Le tracteur de Peter, Le camion de Léon, Le gros camion de Simon, autant de titres pour faire de nos fils des hommes, des vrais.

Et parce que l'homme moderne sait être tendre et fort à la fois, les textes de ces ouvrages sont de délicats poèmes qui enchanteront les oreilles de nos bambins (et les notres !) à chaque lecture. D'ailleurs je ne résiste pas à l'envie de vous citer les premières lignes de La moto de Marco :
La moto de Marco est un vrai bijou.
Le petit garçon l'aime comme un fou.
Et ce matin, il la fait bien briller,
Car il part se promener avec Zoé.
(ouhlala, elle en a de la chance Zoé, j'espère qu'elle a bien pensé à faire le ménage chez elle avant de partir en balade avec Marco)

Bref, un texte de haute-volée littéraire associé à des thèmes indémodables, que demander de plus ?

Les heureuses mamans (car bien-sur, c'est aux mamans que je m'adresse ici, qui d'autre ?) d'un petit garçon et d'une petite fille veilleront néanmoins à ranger ces ouvrages dans des lieux bien distincts. Il serait en effet malheureux que, suite à une tragique méprise, Chloé se mette en tête de faire de la moto pendant que Marco viendrait piquer le nécessaire à ménage de sa soeur, où irait-on je vous le demande ?

Bon, ben c'est pas tout ça mesdames, je vous laisse, je dois aller prendre le thé avec Bree Van de Kamp...

28 mars 2011

La chouette newsletter

Ben voilà les super chouette mum's se modernisent... Si vous voulez être prévenue dès qu'un article est publié, il suffit de vous inscrire dans la petite case dans la colonne de gauche. Promis, pas de pub, ça sera 100% super chouette.
Et pour les plus dégourdis il y a toujours le fil RSS ...
Bonne lecture!

24 mars 2011

Le nid et l'histoire d'Helen Keller

Je l'ai trouvé joli de loin, ce livre tout en blanc. Et je me suis approchée, et j'ai fondu tout plein. Il était à la médiathèque, et c'est un régal.

C'est un livre en braille, avec des images en relief : que des pages blanches, avec juste le texte en noir.

Des dessins à toucher, essayer de reconnaître en fermant les yeux (trop dur !), un "code" imagé à retrouver de page en page (l'oiseau "blanc", l'oiseau "noir", l'arbre qui perd ses feuilles, et le vent dans les nuages...).


Une histoire toute simple, mais très poétique, et un bon moyen de faire découvrir à nos enfants une différence qu'il leur est difficile d'atteindre par leur pensée toute seule.

"Le nid" - Stéphanie Tabet - Bayard Jeunesse.
À partir de 3-4 ans.



Dans la foulée, j'ai lu à Biggirl dans nos séances lecture du soir, "l'histoire d'Helen Keller". Un vieux souvenir d'enfance, que ce livre que j'ai déjà lu au moins dix fois, ce qui ne m'empêche pas de pleurer systématiquement sur le même passage.

C'est une histoire vraie, ce qui a ajouté pour ma grande fille l'intérêt du "vécu".

C'est l'histoire d'une jeune fille devenue aveugle et sourde à la suite d'une maladie à ses deux ans, et qui devient diplômée de l'université de Harvard avec l'aide patiente et persévérante de sa "maîtresse" Ann Sullivan.

Ou comment creuser un peu plus le mystère de la différence dans l'impossibilité pour quelqu'un à pouvoir voir ou entendre (ou les deux !).

"L'histoire d'Helen Keller" - Lorena A. Hickok - Pocket Junior.
À partir de 8-10 ans selon le niveau de lecture, mais vous pouvez aussi le lire vous-même à votre enfant avant ça (Biggirl l'a écoutée attentivement à 6 ans).

20 mars 2011

Blaise et le château d'Anne Hiversère

un nouvel article de la chouette Melanie, qu'on accueille ici pour la 3ème fois je crois et toujours avec autant de plaisir...

Oui, bon, d’accord, je sais ce que vous allez dire : ENCORE un livre de Claude Ponti… Mais Ponti, c’est un classique et celui-ci, vraiment, c’est une pépite.

L’histoire est très simple : les poussins ont une amie, Anne Hiversère, la bien nommée puisque dans dix jours, c’est justement son anniversaire. Les poussins décident de lui organiser une grande fête, et de lui construire un magnifique château d’anniversaire. Nous suivons donc les préparatifs jour après jour, depuis la mine de chocolat (si Ponti pouvait nous en indiquer les coordonnées, je serais très intéressée, d’ailleurs) jusqu’au Lac Tésibon pour y traire la Grande Vache Immense, en passant par les montagnes où se trouve le sucre des cimes.

La vraie richesse de cet album, ce sont tous les petits détails qui rendent la construction du château palpitante pour les enfants. Dans chaque double page, on retrouve les mêmes poussins : celle qui lit son journal au lieu d’aider les autres, celui qui fait des grimaces, celui essaie de voler par toutes sortes de moyens loufoques, celui qui a un champignon sur la tête mais retrouve toujours son chemin, et bien sûr Blaise, le poussin masqué, qui dirige les opérations. Il y aussi plein de trouvailles linguistiques, car Claude Ponti est le roi des néologismes : maintenant, chez nous, on se lève en s’exclamant « Il est dring heure twouït twouït » et on mange des gâteaux irrésistibilicieusement incroyabilicieux.

Mais le clou du spectacle, c’est la double page consacrée à la fête d’anniversaire, où les invités se révèlent être une multitude de héros empruntés à d’autres livres ou films. Les enfants adorent retrouver, en vrac, Dumbo, Kirikou, la famille Souris, Charlot, Astérix et Obélix, Tintin et Milou, Pinocchio, Boucle d’Or, Snoopy, etc. Rien qu’avec cette page-là, vous en avez pour un moment, et les parents s’amuseront autant que les enfants. Certains héros, d’ailleurs, leur sont tout particulièrement destinés.

Ici ce livre a vraiment été le hit des vacances, il a été lu, relu et re-relu par deux loustics de 4 et 6 ans qui ne s’en lassent pas. Le bonus : c’est aussi très amusant pour les grands et les cinquante-sept relectures quotidiennes (non, je n’exagère pas du tout) n’étaient pas une corvée mais un plaisir.

16 mars 2011

SuperChouette concours, les résultats

Alors la bonne réponse à notre Superquestion de la semaine dernière était 50 ans et 4 mois, si j'en crois ma calculette et celle de Lili, qu'on a fait la somme chacune de notre côté et qu'on trouve la même chose. Et ouais, 11 enfants à nous 4, ça en fait des mois de boulétisation...

Les heureuses gagnantes qui nous ont laissé un commentaire dans le temps imparti sont donc :
  • Samuela
  • Carine
  • Céline
  • Luann
  • Macharmaudid
Et en cadeau super bonux, parce que MK2 nous aime et nous a envoyé plus d'invitations que prévu...
  • King72
  • Véro81
Bref, tout le monde quoi. Et oui, chez Superchouette on a inventé le concours où tous les participants gagnent à la fin, si c'est pas la grande classe ça...

Donc là mesdames, ils faut nous envoyer un piti mail avec votre adresse postale (via l'adresse indiquée en haut de la colonne à droite de ce bloug) et je la recopierai de mes blanches mains sur une joulie enveloppe avec le jouli timbre qui va bien pour vous envoyer votre invitation !

Si tous les éléphants s'appelaient Bertrand

Si tous les éléphants s'appelaient Bertrand ça compliquerait un peu la vie des éléphants c’est certain... Voila une idée bien absurde et vraiment très drôle. Et quand on est un auteur-illustrateur pour enfant un peu doux-dingue comme Édouard Manceau c'est parfait pour se payer un bon gros délire.

Nous voilà donc au pays des éléphants. Ils s'appellent tous Bertrand et ils sont dessinés vu de devant ce qui leur donne un air tout plat, un peu bêta qui colle bien avec l'histoire. Édouard Manceau s'en donne à cœur joie et imagine la vie de ces pauvres éléphants qui cherchent une solution à cet épineux problème.

De grandes images, peu de texte et beaucoup de poésie pour cette histoire toute mignonne qui a bien plu à Elliot (3 ans). Et si tous les petits garçons s'appelaient Elliot ? Et si toutes les mamans s'appelaient Maman ?

En plus la collection est super jolie avec une reliure tissu et vous pouvez même feuilleter quelques pages sur le site de Milan Jeunesse.

12 mars 2011

Le tableau d'éveil de Tiny Love

Ce tableau d’éveil c’est un peu comme les cassettes dans le bon vieux temps quand on était jeune. Y’a une face A et une face B. De temps en temps faut le retourner pour changer de face sinon on se lasse à écouter tout le temps les même chansons.
La face A, alias la face bleue c’est pour les 3-9 mois. Enfin c’est ce qu’il y a écrit sur la boîte... en vrai tant que ton bébé ne tient pas assis tout seul il ne va pas vraiment jouer avec. Donc plutôt à partir de 6 mois on va dire... Et y’a de quoi tenir des heures à tripoter les trucs qui tournent, à faire pouet pouet, à tirer la manette, et à baver sur son image dans le petit miroir. Quand je dis des heures je parle bien sur en espace-temps-bébé c’est à dire que tu peux compter sur 10 bonnes minutes d’affilé d’attention complète sur le même objet - un record!

Ensuite y’a la face B, à partir de 9 mois, avec des tas de petits bitonios à pousser, à tirer, à lever, à baisser. Et le clou du spectacle : le petit diablotin (croisement de Shreck pour la forme et de Homer Simpson pour la couleur). Il est enfermé dans sa boite et il sort tout seul quand on appuie sur un bouton ce qui déclenche de gros hurlements de rire à l’âge du coucou-caché.

Enfin côté musique, c’est un peu criard à mon goût mais comme je déteste en bloc à peu près toutes les musiques électroniques des jouets d’enfant, on va dire que ça n’est pas très grave. J'apprécie quand même qu’ils aient choisi du Mozart pour la face A (la marche turque il me semble) et pour la face B quatre boutons qui représentent quatre instruments de musique à qui on peut faire jouer la même mélodie, ensemble ou séparément.
Bon ben voilà, je crois que j’ai tout dit. Ah si quand même le prix … ben ça coute un œil mais c’est le cas de tous les tableaux d’éveil. C’est un gros cadeau mais ça vaut le coup, parce qu’il est vraiment complet, super solide (après deux enfants le nôtre a l’air neuf) et très pratique (se tient vertical ou horizontal avec de drôles de bottes rouges).

Grain de sel de Chofie : Ah tiens, il est dans la salle d'attente de mon pédiatre celui-là. Et il est encore fonctionnel. Je pense que ça en dit long sur la robustesse du bestiau...