dimanche 1 juillet 2018

Superchouette été !

L'heure des vacances a sonné pour la Superchouette smala, qui sera de retour en septembre avec plein de chouettes nouveaux conseils pour toute la famille.

D'ici là on vous laisse avec quelques nouveautés du dernier trimestre (ou avant...) qui pourront vous accompagner au soleil :
  • Yun l'indien et son ami l'ours continuent leurs pérégrinations philosophiques, toujours illustrées par les magnifiques illustrations à l'encre de Chine de Hyacinthe Reisch.


  • Enfin, Igor et Souky, les explorateurs en culottes courtes, ont franchi le périphérique et sont partis à la conquête de l'espace.
Et d'ici la rentrée on vous souhaite un superbe été à tous !

mercredi 27 juin 2018

Les interviews enfantins

Un son, comme de la buée avec des petits doigts qui gribouillent la tête à Toto.
Votre enfance, dans vos oreilles.

Voilà encore un rendez-vous audio pour toute la famille. Podcast irrégulomadaire (avec une vingtaine d'épisodes en deux ans) diffusé sur le Poste Général, les Interviews enfantins donnent la parole à un (ou deux) enfants lors d'une pastille sonore d'une dizaine de minutes, qui vous permettra de devenir incollable sur des sujets aussi variés que le foot, la mode, One Piece (le manga), le skate ou Harry Potter. C'est touchant, drôle, parfois c'est aussi du grand n'importe quoi, mais pas n'importe lequel. Ce n'importe quoi très particulier de l'enfance, qui peut nous emmener dans des endroits imprévus tout en restant pourtant parfaitement cohérent (enfin, au moins du point de vue de l'enfant interviewé·e).

Aux manettes, il y a Vincent Malone, aka Le Roi des papas, qui a su créer pour chacun de ses petit·e·s invité·e·s une ambiance sonore cousue main, pour nous permettre de mieux plonger dans son univers.

Les interview enfantins, de Vincent Malone, 10 minutes d'enfance concentrée, à partager en famille dès 5 ans.



dimanche 24 juin 2018

Louis 1er Roi des moutons

Un jour de grand vent, celui-ci vient poser une frêle couronne de papier sur la tête de Louis le mouton, qui par la grâce de ce précieux couvre-chef, devient alors Louis 1er, Roi des mouton.

Le laineux souverain prend son rôle de chef suprême très au sérieux, et va donc bouleverser le quotidien de ses congénères, à coup de chasse, de jardin royaux et de défilés militaire.

Mais la gloire est une petite chose fragile qui peut vous abandonner aussi facilement qu'une couronne de papier un jour de grand vent...

Les illustrations d'Olivier Tallec nous avaient profondément émus dans le bouleversant Grand loup et petit loup, ici c'est son humour pince sans rire qui fait merveille dans cette fable animalière. On pourra aussi apprécier les plusieurs niveaux de lecture de ce récit qui souligne la vanité de l'exercice du pouvoir, et qui amusera les plus petits comme les grands. D'autant plus que cette réédition en poche d'un album initialement sorti en 2014 apparaît comme un clin d'oeil malicieux à l'actualité politique.

Louis 1er, roi des moutons, d'Olivier Tallec, un conte malin, pour s'amuser dès 4 ans.

dimanche 17 juin 2018

Codenames


Les membres les plus agé·e·s du lectorat de ce blog se souviennent peut-être de feu Pyramide, jeu télévisé où il fallait faire deviner à un·e coéquipier·e un mot à l'aide d'un seul autre. 

Codenames reprend ce principe de base en vous faisant incarner une équipe d'espion·ne·s, sauf que cette fois c'est toute une série de mots (8 à 9) qu'il vous faudra deviner, et qu'il faudra y parvenir avant que l'équipe adverse ne complète sa propre mission.


La subtilité, c'est donc que vous allez pouvoir faire deviner plusieurs mots d'un coup à vos partenaires, un exemple en image :

Disons que sur ce jeu là, il vous faut faire deviner Licorne et Magie

Vous pouvez alors tenter l'indice suivant : Fantastique, 2 
(le 2 indiquant le nombre de mots concernés par votre indice) 

Il faudra cependant espérer que votre partenaire ne réponde pas Ange (ben quoi ? ça colle avec l'indice aussi !), auquel cas vous perdez la main et c'est au tour de l'adversaire de jouer.

La difficulté consiste donc à bien peser les risques, en essayant de faire deviner un seul (mais c'est plus lent) ou plusieurs (mais c'est plus dangereux) mots à la fois.

Le jeu est très rapide à prendre en main et à mettre en place, avec des petites parties rapides (15 minutes) mais que l'on a très vite envie d'enchaîner une fois qu'on a compris le principe.

Codenames, un jeu malin pour se triturer les méninges, à partir de, euh... 

Alors ça c'est une bonne question. L'éditeur dit 14 ans, Martin Vidberg (dont j'apprécie beaucoup les avis éclairés) dit plutôt 12 ans, moi j'ai vu des joueurs expérimentés de 9 ans très bien s'en sortir. 

Donc là ça va vraiment dépendre de vos petits joueurs maison et de leur familiarité avec les jeux de vocabulaire. Mais vous pouvez aussi faire des équipes familiales alliant enfants et adultes et dans ce cas je pense que le jeu est accessible dès 8 ans.


dimanche 10 juin 2018

Les incroyables rencontres de Jo

Jo est un petit garçon ordinaire qui vit à Olympeville, où le sport est roi. Chacune de ses aventures nous conte une rencontre avec un·e enfant qui deviendra plus tard un·e grand·e champion·ne olympique.

Moi qui suis une non sportive pratiquante, je dois dire que j'ai vraiment beaucoup apprécié cette série de petits romans écrits par Astrid Guyart, qui est elle même escrimeuse olympique (du coup je dois remercier au passage l'éditeur pour cette jolie découverte, parce qu'à la base je ne me serais jamais penchée spontanément sur ces livres). 

Jo n'est pas un chef ou un sportif accompli. C'est un petit garçon avec ses faiblesses et ses défauts, et c'est ce qui le rend vraiment attachant. Mais il a comme grande qualité d'être ouvert et à l'écoute des autres, ce qui va lui permettre d'apprendre beaucoup des enfants dont il croisera la route. Cette série va donc bien au delà d'une vision simpliste du sport, qui tournerait entièrement autour de la performance et de la simple force physique, et nous parle aussi de solidarité, de persévérance ou de stratégie. Chaque ouvrage est complétée par un petit carnet qui nous présente plus en détail la discipline abordée dans le roman et l'athlète qui l'a inspiré. Enfin, cerise sur la gâteau, les quatre tomes actuels de la série sont parfaitement paritaires, avec deux sportives et deux sportifs mis à l'honneur, et pourront donc être appréciés de toutes et de tous.

Les incroyables rencontres de Jo, d'Astrid Guyart et illustrés par Olivier Loyen, de très chouettes premiers romans, pour tou·te·s les sportif·ve·s en herbe à partir de 7 ans.


dimanche 3 juin 2018

Merveilleux voisins

Dans ce quartier de moutons au quotidien bien moutonnier, il faut le dire franchement, on se fait un peu ch***.

Ici tout est gris, du bitume des trottoirs au zinc des toitures, gris et uniforme comme la population ovine, qui semble pourtant s'accommoder de cette vie tristounette.

Et puis au fils des saisons les choses vont doucement changer. Loups, vaches, cigognes, cochons, singes ou éléphants viennent s'installer dans le quartier, et cette diversité insuffle une nouvelle vie  à ces deux immeubles où tout tournait au ralenti.

À travers le regard d'un mouton moins pantouflard que ses semblables, ce très bel album nous conte le passage du gris à la couleur d'un quartier endormi qui se voit ainsi renaître grâce à une population bariolée. Cette fable sur la tolérance et l'ouverture aux autres est magnifiquement servie par des illustrations riches et joyeuses, où chaque double page montre une étape supplémentaire dans le retour à la vie des immeubles où loge notre héros. C'est typiquement le genre d'ouvrage que l'on peut relire encore et encore en y découvrant à chaque fois des nouveautés, tant chaque page regorge de petits détails.

Merveilleux voisins, d'Hélène Lasserre et Gilles Bonotaux, un album où l'on a envie de poser ses malles, à explorer à partir de 6 ans.


mercredi 30 mai 2018

Entre

Ce mercredi on va parler d'un objet culturel un peu atypique sur ce blog, à savoir un podcast.

Chaque mercredi, sous la forme d'une courte pastille d'une dizaine de minutes maximum, Entre donne la parole à Justine, une pré-adolescente entrée en sixième en septembre dernier.

Justine nous parle de ses parents (séparés), de la vie au collège (pas toujours facile), des ses amours (compliquées). Sa voix est juste, drôle et touchante, et chez nous, tout le monde a adopté Justine. Au point que Entre est désormais un incontournable rendez-vous familial hebdomadaire. Tous les mercredis après dîner, on se réunit dans le salon pour écouter le nouvel épisode de la semaine. Et après on discute longuement avec fille aînée (en sixième elle aussi) et ses soeurs, en comparant le vécu de Justine et le leur. Cette émission est devenue notre porte d'entrée vers l'adolescence et un très chouette moment de partage avec les enfants.

Entre, un podcast de Charlotte Pudlowski produit par Louis Media, quelques minutes de délicatesse à partager tous les mercredis avec ses adolescent·e·s.



PS : Et si les aventures de Justine vous plaisent autant qu'à nous, il vous reste encore 2 jours (!) pour participer au crowdfunding lancé par Louie Media et soutenir ce super chouette studio !

dimanche 27 mai 2018

Poules, renards, vipères


Une île, trois peuples, à la fois proies d'une part et prédateurs de l'autre, un équilibre fragile.

Ce postulat bien connu des cours de récré (et d'un chouette jeu de carte) est le point de départ d'une trilogie qui va voir la formation d'une amitié atypique entre Albin le poussin courageux, Zora la renarde intrépide, et Célis le vipéreau discret. Ces trois héros vont découvrir qu'une double menace, écologique et politique, plane sur toute la population de l'île, et que la survie des trois peuples repose sur leur capacité à s'unir et à collaborer. Dans cette aventure pleine de rebondissements, notre trio recevra le soutien d'une belle galerie de personnages à plumes, à poil ou à écailles, et chacun devra apprendre à surmonter ses peurs et dépasser ses préjugés.

Voilà une très chouette série à la fois appréciée par n°1 (11 ans) et n°2 (8 ans), qui s'étaient jetées sur les deux premiers tomes (sortis à l'automne et en janvier dernier) et me réclamaient avec impatience le troisième. Celui-ci vient de sortir et elles ont fait main basse dessus sitôt qu'il avait passé notre porte d'entrée. Maintenant que j'ai enfin pu le récupérer, je confirme qu'il est parfaitement à la hauteur de ses prédécesseurs et cloture en beauté cette trilogie animalière.

Poules, renards, vipères, une série de Paul Ivoire, et très joliment illustrée par Miss Paty, trois tomes à dévorer dès 8 ans.


 
En plus ils ont fait un trailer en mode Game of Thrones pour la série.
Si c'est pas la classitude ultime ça ? 

dimanche 20 mai 2018

La tribu qui pue

Planquée au coeur de la forêt, vit la Tribu-qui-pue, joyeuse commune autogérée d'enfants vivants à poil, où les plus grands prennent soin des plus petits, où on s'allie aux animaux et on apprend à lire sur les emballages jetés par ces crados d'adultes dans la rivière.

Et où on ne se lave pas aussi. Mais bon, comme les animaux chlinguent tout autant c'est pas bien grave.

Mais la Tribu-qui-pue n'a pas toujours été tranquille. Il y a quatre ans elle a du déjouer les plans machiavéliques d'Yvonne Carré, directrice d'orphelinat psychorigide et bien décidée à nettoyer cette bande de petits sauvageons au karcher. C'était sans compter sur le courage et la vivacité de la cheffe de tribu, Fanette Ducoup, petite par la taille, grande par la bravoure, qui a su tirer ses congénères d'affaire. 

Voilà un énorme coup de coeur pour toute la famille. Non seulement l'album a été immédiatement adopté à la maison par toute la smala (qui pue, un peu, parfois). Mais fille n°2 (8 ans) s'est également empressée de le faire découvrir à ses copains. Comment résister à cette histoire d'apprentis zadistes qui fouettent, certes, mais aussi qui fleurent bon la liberté, avec un texte formidablement servi par les dessins pleins de fantaisie de Magali Le Huche (avec une mention spéciale à Robert, le poney arc-en-ciel).

La Tribu-qui-pue, d'Élise Gravel et Magali Le Huche, un album libérateur à dévorer dès 6 ans.


dimanche 13 mai 2018

L'étrange vie de Nobody Owens

Nobody (on dit Bod) Owens a été recueilli bébé par un couple de fantômes, après que sa famille a été exterminée par assassin mystérieux. Il va donc grandir dans l'enceinte d'un cimetière à l'abandon, dont il a été nommé citoyen libre, ce qui lui permet d'y déambuler à sa guise et d'explorer des lieux interdits au commun des mortels.

C'est peu dire que l'enfance de Nobody Owens ne va ressembler à aucune autre.

Le titre original de ce roman de Neil Gaiman c'est The graveyard book, Le livre du cimetière, qui vient faire référence à cet autre classique de l'enfance déracinée qu'est le Livre de la jungle. Là aussi, on va retrouver une galerie de personnages hauts en couleurs, fantômes aux principes éducatifs un peu vintage, loup-garou, goules ou sorcières, et un univers fantasque où rode sans-cesse le danger. Chapitre après chapitre, le roman voit grandir son héros jusqu'à son passage à l'âge adulte et son retour chez les vivants.

J'étais déjà une grande fan des romans adultes de Gaiman, mais sa production jeunesse me laissait jusque là plus perplexe. Il faut dire que fille aînée avait été durablement traumatisée après avoir vu Coraline au cinéma avec sa classe de CE1 (pour info, tout magnifique dessin-animé qu'il soit, Coraline n'est PAS un film adapté à des enfants de 7 ans). 5 ans plus tard la voilà remise de ses émotions et elle a beaucoup aimé ce beau roman mélancolique, où l'inquiétante étrangeté typique du style de Gaiman fait merveille.

L'étrange vie de Nobody Owens, de Neil Gaiman un drôle de roman envoutant à découvrir dès 11 ans.

dimanche 6 mai 2018

Sherlock, Lupin et moi

Août 1870, Irène Adler, jeune fille de bonne famille de 12 ans, est en vacances à Saint Malo avec sa mère, et ça craint. Il faut dire aussi que pour cette ado au caractère bien trempé, les conventions sociales auxquelles elle est tenue de s'astreindre sont une plaie. Heureusement pour elle, notre héroïne va bientôt faire la connaissance de deux garçons aussi vifs d'esprit que différents de caractère, et qui répondent au doux noms de Sherlock Holmes et Arsène Lupin. Les aventures de notre trio d'enquêteurs juniors ne font alors que commencer...

Cette jolie série de romans s'appuie sur le récit à la première personne d'Irène (un personnage féminin que l'on peut rencontrer dans les aventures de Sherlock Holmes), qui nous permet de découvrir une autre facette de ces deux monstres sacrés du roman policier que sont Holmes et Lupin. On suit donc avec plaisir les péripéties de nos détectives en culottes courtes, qui vont nous emmener de la Bretagne à Londres au cours de quatre aventures pleines de rebondissement.

Bien que parsemés de clins d'oeil aux séries mères, les romans sont parfaitement accessibles aux lecteurs n'ayant encore jamais rencontré les personnages d'Holmes et de Lupin. Ils constituent même une porte d'entrée parfaite pour découvrir ensuite les aventures du génial détective et du gentleman cambrioleur une fois ceux-ci devenus adultes. Petite cerise sur le gâteau, l'édition française de la série est particulièrement soignée, avec des très belles illustrations délicieusement rétros de Iacopo Bruno en couverture (première et quatrième) et en ouverture de chaque chapitre

Sherlock, Lupin et moi, par Irène Adler (ou plutôt Pierdomenico Baccalario et Alessandro Gatti), une série trépidante à découvrir dès 10 ans.


dimanche 29 avril 2018

Prince of Persia : les sables du temps

Il y a très très longtemps, dans un pays très lointain (la Perse de l'antiquité), le Prince Dastan doit faire face à un terrible complot. Aidé de la princesse Tamina, parviendra-t-il à affronter les forces du mal ?

Maintenant que les enfants sont un peu plus grands, on est toujours à la recherche de bons films familiaux capables de plaire à tous, parents comme enfants. Dans cette catégorie, ce long-métrage adapté d'un jeu vidéo et produit par Disney (et passé plutôt inaperçu lors de sa sortie en 2010) est une très bonne surprise. 

On y trouve un prince pas forcément très futé, mais honnête et courageux (et c'est tout ce qu'on lui demande, en plus Jake Gyllenhaal est quand même plutôt mignon), une princesse de caractère, maline et dégourdie (Gemma Arterton, le cerveau de la bande), une bande de side-kicks rigolos et un méchant bien méchant. Il y a de l'action, de l'humour (l'esprit d'Indiana Jones flotte joyeusement sur le film), des beaux paysages, le scénario tient pas trop mal la route, et au final on se retrouve avec un chouette film d'aventure capable d'emporter toute la famille pour la soirée. Franchement que demander de plus ?

Prince of Persia, un film qui vous emmène très loin, pour petits et grands à partir de 8 ans.

lundi 23 avril 2018

Copain des bois


Dans ce classique de la collection Copain chez Milan, et qui pourrait tout aussi bien s'appeler Copain des scouts, on trouve une mine d'informations autour de la forêt. Les arbres, les fleurs, les champignons, les petites bêtes et les grosses, sur terre, sous l'eau ou dans le ciel, tout y est. Mais il y a aussi de la géologie et de l'astronomie et surtout, une foultitude de conseils pratiques pour apprécier pleinement une ballade en forêt. Ce comment lire une carte et préparer sa randonnée, aux conseils bricolages pour se faire une cabane, ce livre reste d'une richesse inégalée. Avec en rab' à la fin, un super cahier pratique des métiers associés à la forêt et plein d'adresses pour en savoir plus.


La première édition de Copain des bois date de 1987. À l'époque le livre figurait dans la bibliothèque de ma classe de primaire, et je me souviens avoir passée des heures le nez dedans. 30 ans plus tard je suis donc ravie de faire rentrer dans notre bibliothèque familiale ce qui s'avère être le compagnon idéal de toutes nos sorties en forêt pour encore de longues années.

Copain des bois, de Renée Kayser, le livre qu'il faut à tous les amis de la nature à partir de 7 ans.


(et avec toujours ce travail sur la diversité des enfants représentés que l'on apprécie tant chez Milan)

dimanche 15 avril 2018

Igor et Souky


Igor et Souky sont deux petits parisiens réunis par les hasards de la vie, le papa d'Igor c'est l'amoureux de la maman de Souky. Chaque mercredi, notre duo part à la découverte d'un monument parisien en compagnie d'un adulte de la famille (parent, cousin ou grand-mère) et c'est avec beaucoup de joie qu'on les suit dans leurs pérégrinations, qui nous permettent au passage de découvrir un lieu spécial et les secrets qu'il peut cacher.


J'aime beaucoup cette série de guides-album qui nous permettent de préparer (ou prolonger) nos sorties parisiennes en famille. Chaque ouvrage contient une grande quantité d'informations (avec notamment une double page dédiée à la fin de l'album après l'aventure des petits héros) mais qui sont toujours présentées de manière très accessibles. L'équipe formée par Igor et Souky est très attachante et j'ai également apprécié le soin apporté à la diversité des personnages de la série (famille recomposée, duo de protagonistes mixtes et sans stéréotypes, présence de personnes racisées dans les personnages principaux). Les très belles illustrations en aquarelle contribuent encore à ajouter au charme de cette série documentaire vraiment bien faite pour les plus jeunes.

Igor et Souky, de Sigrid Baffert et Sandrine Bonini, des jolis livres pour partir découvrir Paris (et maintenant aussi la province !), à partir de 5 ans.

dimanche 8 avril 2018

Panthera Tigris

C'est l'histoire d'un savant vraiment très savant. Du genre à savoir tout sur tout, et surtout sur n'importe quoi. Un beau jour, notre savant découvre avec stupéfaction une lacune dans ses connaissances, il ignore tout des tigres du Bengale. Après plusieurs mois d'études sur le sujet, il entreprend finalement un voyage afin de rencontrer le terrible fauve.

Parce que la théorie c'est bien beau, mais parfois ça peut s'avérer utile de la confronter à un peu de pratique...

Cet album narre donc les aventure bengalies de notre pauvre savant, et voit se confronter sur ses pages de gauche les connaissances encyclopédiques de l'érudit, et sur les pages de droite la réalité du terrain, la jungle luxurieuse où rode le prédateur. Tous les savoirs du monde suffiront-ils au savant pour lui permettre de dompter le fabuleux félin ?

Les illustrations affûtées d'Hélène Rajcak (qui nous avait déjà éblouis dans sa représentation des animaux microscopiques) font merveille dans cette histoire maligne à la chute inattendue et qui vient nous rappeler les vertus de l'écoute, même vis à vis de ceux qu'on pourrait croire moins calés que nous.

Panthera Tigris, de Sylvain Alzial et Hélène Rajcak, un périple trépidant, pour s'amuser dès 5 ans.

dimanche 1 avril 2018

Comment fabriquer son grand frère

... un livre d'anatomie et de bricolage

Zuza a bien une petite soeur, Marianna, mais c'est encore un bébé, et il faut bien l'admettre, en terme de jeu et d'interactivité, les bébés, ça ne vaut pas tripette.

Qu'à cela ne tienne, notre héroïne a de la ressource (et une encyclopédie sous la main). Assistée du crocodile et de toute la petite bande des jouets, elle entreprend de se fabriquer un grand frère. Et cette séance de bricolage devient l'occasion d'un grand voyage à la découverte du corps humain. Squelette, muscles, peau ou organes divers et variés, c'est qu'il ne faut rien oublier pour que le grand frère soit bien fonctionnel. Et au final, quelle est donc la formule magique qui permettra à la créature de Zuza de s'éveiller ?

Ce (très) grand album est une merveille qui parvient à coupler un récit poétique et plein d'humour et une ode à l'inventivité avec une quantité inouïe d'informations sur le fonctionnement du corps humain. Le tout en réussissant à rester remarquablement clair et pédagogique de bout en bout. Bien qu'accessible dès 6 ans, il est d'une richesse telle qu'on peut le consulter des années durant avant de l'épuiser (en admettant qu'il soit possible de l'épuiser un jour, ce dont je ne suis pas certaine).

Comment fabriquer son grand frère, d'Anaïs Vaugelade, un album vraiment géant à découvrir dès 6 ans.


dimanche 25 mars 2018

Qui sont les féministes ?

Longtemps les éditeurs jeunesse se sont tenus loin des sujets de société, et notamment de la question du sexisme (qui était même abondamment entretenu dans d'innombrables ouvrages), comme s'il fallait épargner à nos chères têtes blondes toute réflexion ou regard critique sur le monde qui les entoure. Heureusement le vent tourne, et ces derniers mois ont vu la parution d'un certain nombre de titres explicitement consacrés au sujet, dans la lignée du mouvement initié par les formidables albums de Claire Cantais à La Ville Brûle.

C'est bien sur une excellente nouvelle. Ce qui est moins excellent c'est hélas la qualité, disons plutôt variable, des dits ouvrages, avec un certains nombre de livres incomplets, superficiels ou même véhiculant des informations fausses sur le sujet (comme si on avait vraiment besoin de ça).

Je me réjouis donc particulièrement de la sortie de Qui sont les Féministes ?, aux éditions du Ricochet (petites par la taille et grandes par la qualité de leurs publications). Ce petit livre remarquablement riche et bien documenté aborde une grande variété de sujets autour des inégalités femmes-hommes (que ce soit dans les sphères privées, publiques, professionnelles ou religieuses), fait le portrait de figures militantes tout autour du monde, et présente avec clarté et pédagogie des concepts importants de la lutte actuelle pour l'égalité des sexes, comme la charge-mentale, le slut-shaming ou l'intersectionnalité. Les illustrations dynamiques d'Élodie Perrotin se marient parfaitement au texte et l'ensemble est judicieusement complété par une bibliographie (ce qui est encore trop rare dans les documentaires jeunesse) permettant d'approfondir le sujet, en ligne ou via d'autres livres (et où l'on retrouve bien sur les formidables Culottées et Les Règles, quelle aventure !).

Bref, il s'agit vraiment de l'ouvrage le plus complet (et rigoureux) qu'il m'ait été donné de voir passer sur la question et il devrait occuper une place d'honneur dans toutes les bibliothèques adolescentes.

Qui sont les féministes !, de Julie Guiol et illustré par Élodie Perrotin, un documentaire épatant à découvrir dès 11 ans.



mercredi 21 mars 2018

Superchouette printemps !

Pour commencer le printemps en beauté je vous ai préparé une petite listes de nouveautés (disons des six derniers mois) dans des séries déjà chroniquées, et appréciées, sur SuperChouette :


  • Les Carnets de Cerise en sont désormais à leur cinquième tome et la série est toujours aussi attachante avec sa bande de copines intrépides couplée à un beau duo mère-fille.
  • Une autre équipe de filles qu'on adore, c'est celle d'Allo Sorcières, dont le deuxième tome, cette fois centré sur Maria la québecoise, est à la hauteur de son fabuleux prédécesseur.
  •  Geneviève, la quatrième des frangines de Malika Ferdjoukh, a enfin son album BD qui vient clôturer en beauté le cycle sous un soleil resplendissant.
  • Depuis six mois déjà c'est le troisième opus des Enfantillages d'Aldebert qui rythme nos voyages en voiture.
  • Enfin, l'extension Secrets & Lies de Mysterium vous permet d'en savoir plus sur les motivations du meurtre que vous cherchez à élucider. Mais surtout, à l'occasion de la sortie de cette extension, l'éditeur a préparé une super Murder party dont tout le matériel peut être téléchargé sur cette page. On l'a testée avec les enfants et des copains et on a passé une super chouette soirée.

dimanche 18 mars 2018

Le Yark

Dans la famille, Les monstres de l'enfance adorables et terrifiant à la fois, aujourd'hui je voudrais le Yark.

Le Yark c'est un peu un croisement entre le Monstre Poilu de Pef et Bichonnier et les Maximonstres de Sendak. Soit une grosse boule de poils très dentue et très griffue, mais fort sympathique au demeurant, la preuve il adore les animaux. Le seul souci étant qu'il se nourrit exclusivement d'enfants, mais pas n'importe lesquels attention ! Des enfants sages seulement, les garnements ne convenant pas à sa constitution fragile.

Mais les enfants sages, de nos jours, ça ne court plus les rues. Et notre pauvre Yark se trouve bien en peine de dénicher une nourriture qu'il lui conviendrait. Dans cette quête d'un enfant enfin digeste, le chemin du Yark va croiser celui de Madeleine, la plus merveilleuse petite fille du monde (depuis que la tenante précédente du titre a bruyamment renoncé à celui-ci en faisant caca dans son cartable quelques pages plus tôt).  

La fillette saura-t-elle apprivoiser cette grosse bête ?

Autour du duo classique du montre (pas si monstrueux) et de l'enfant, Bertrand Santini a su conter une histoire unique où se succèdent à tour de rôle la terreur et l'humour dans une langue riche et poétique (le récit des soucis digestifs du Yark étant particulièrement croquignolesque). Ce court roman est mis en image à la perfection par Laurent Gapaillard (auquel on doit également les fabuleuses couvertures de la Passe-Miroir), dont les dessins en noir et blanc évoquent les gravures de Doré illustrant les contes de Perrault et font de ce monstre un classique moderne.

Le Yark, une grosse boule d'horreur et de tendresse, écrite par Bertrand Santini et illustrée par Laurent Gapaillard, à adopter dès 8 ans.