dimanche 15 avril 2018

Igor et Souky


Igor et Souky sont deux petits parisiens réunis par les hasards de la vie, le papa d'Igor c'est l'amoureux de la maman de Souky. Chaque mercredi, notre duo part à la découverte d'un monument parisien en compagnie d'un adulte de la famille (parent, cousin ou grand-mère) et c'est avec beaucoup de joie qu'on les suit dans leurs pérégrinations, qui nous permettent au passage de découvrir un lieu spécial et les secrets qu'il peut cacher.


J'aime beaucoup cette série de guides-album qui nous permettent de préparer (ou prolonger) nos sorties parisiennes en famille. Chaque ouvrage contient une grande quantité d'informations (avec notamment une double page dédiée à la fin de l'album après l'aventure des petits héros) mais qui sont toujours présentées de manière très accessibles. L'équipe formée par Igor et Souky est très attachante et j'ai également apprécié le soin apporté à la diversité des personnages de la série (famille recomposée, duo de protagonistes mixtes et sans stéréotypes, présence de personnes racisées dans les personnages principaux). Les très belles illustrations en aquarelle contribuent encore à ajouter au charme de cette série documentaire vraiment bien faite pour les plus jeunes.

Igor et Souky, de Sigrid Baffert et Sandrine Bonini, des jolis livres pour partir découvrir Paris (et maintenant aussi la province !), à partir de 5 ans.

dimanche 8 avril 2018

Panthera Tigris

C'est l'histoire d'un savant vraiment très savant. Du genre à savoir tout sur tout, et surtout sur n'importe quoi. Un beau jour, notre savant découvre avec stupéfaction une lacune dans ses connaissances, il ignore tout des tigres du Bengale. Après plusieurs mois d'études sur le sujet, il entreprend finalement un voyage afin de rencontrer le terrible fauve.

Parce que la théorie c'est bien beau, mais parfois ça peut s'avérer utile de la confronter à un peu de pratique...

Cet album narre donc les aventure bengalies de notre pauvre savant, et voit se confronter sur ses pages de gauche les connaissances encyclopédiques de l'érudit, et sur les pages de droite la réalité du terrain, la jungle luxurieuse où rode le prédateur. Tous les savoirs du monde suffiront-ils au savant pour lui permettre de dompter le fabuleux félin ?

Les illustrations affûtées d'Hélène Rajcak (qui nous avait déjà éblouis dans sa représentation des animaux microscopiques) font merveille dans cette histoire maligne à la chute inattendue et qui vient nous rappeler les vertus de l'écoute, même vis à vis de ceux qu'on pourrait croire moins calés que nous.

Panthera Tigris, de Sylvain Alzial et Hélène Rajcak, un périple trépidant, pour s'amuser dès 5 ans.

dimanche 1 avril 2018

Comment fabriquer son grand frère

... un livre d'anatomie et de bricolage

Zuza a bien une petite soeur, Marianna, mais c'est encore un bébé, et il faut bien l'admettre, en terme de jeu et d'interactivité, les bébés, ça ne vaut pas tripette.

Qu'à cela ne tienne, notre héroïne a de la ressource (et une encyclopédie sous la main). Assistée du crocodile et de toute la petite bande des jouets, elle entreprend de se fabriquer un grand frère. Et cette séance de bricolage devient l'occasion d'un grand voyage à la découverte du corps humain. Squelette, muscles, peau ou organes divers et variés, c'est qu'il ne faut rien oublier pour que le grand frère soit bien fonctionnel. Et au final, quelle est donc la formule magique qui permettra à la créature de Zuza de s'éveiller ?

Ce (très) grand album est une merveille qui parvient à coupler un récit poétique et plein d'humour et une ode à l'inventivité avec une quantité inouïe d'informations sur le fonctionnement du corps humain. Le tout en réussissant à rester remarquablement clair et pédagogique de bout en bout. Bien qu'accessible dès 6 ans, il est d'une richesse telle qu'on peut le consulter des années durant avant de l'épuiser (en admettant qu'il soit possible de l'épuiser un jour, ce dont je ne suis pas certaine).

Comment fabriquer son grand frère, d'Anaïs Vaugelade, un album vraiment géant à découvrir dès 6 ans.


dimanche 25 mars 2018

Qui sont les féministes ?

Longtemps les éditeurs jeunesse se sont tenus loin des sujets de société, et notamment de la question du sexisme (qui était même abondamment entretenu dans d'innombrables ouvrages), comme s'il fallait épargner à nos chères têtes blondes toute réflexion ou regard critique sur le monde qui les entoure. Heureusement le vent tourne, et ces derniers mois ont vu la parution d'un certain nombre de titres explicitement consacrés au sujet, dans la lignée du mouvement initié par les formidables albums de Claire Cantais à La Ville Brûle.

C'est bien sur une excellente nouvelle. Ce qui est moins excellent c'est hélas la qualité, disons plutôt variable, des dits ouvrages, avec un certains nombre de livres incomplets, superficiels ou même véhiculant des informations fausses sur le sujet (comme si on avait vraiment besoin de ça).

Je me réjouis donc particulièrement de la sortie de Qui sont les Féministes ?, aux éditions du Ricochet (petites par la taille et grandes par la qualité de leurs publications). Ce petit livre remarquablement riche et bien documenté aborde une grande variété de sujets autour des inégalités femmes-hommes (que ce soit dans les sphères privées, publiques, professionnelles ou religieuses), fait le portrait de figures militantes tout autour du monde, et présente avec clarté et pédagogie des concepts importants de la lutte actuelle pour l'égalité des sexes, comme la charge-mentale, le slut-shaming ou l'intersectionnalité. Les illustrations dynamiques d'Élodie Perrotin se marient parfaitement au texte et l'ensemble est judicieusement complété par une bibliographie (ce qui est encore trop rare dans les documentaires jeunesse) permettant d'approfondir le sujet, en ligne ou via d'autres livres (et où l'on retrouve bien sur les formidables Culottées et Les Règles, quelle aventure !).

Bref, il s'agit vraiment de l'ouvrage le plus complet (et rigoureux) qu'il m'ait été donné de voir passer sur la question et il devrait occuper une place d'honneur dans toutes les bibliothèques adolescentes.

Qui sont les féministes !, de Julie Guiol et illustré par Élodie Perrotin, un documentaire épatant à découvrir dès 11 ans.



mercredi 21 mars 2018

Superchouette printemps !

Pour commencer le printemps en beauté je vous ai préparé une petite listes de nouveautés (disons des six derniers mois) dans des séries déjà chroniquées, et appréciées, sur SuperChouette :


  • Les Carnets de Cerise en sont désormais à leur cinquième tome et la série est toujours aussi attachante avec sa bande de copines intrépides couplée à un beau duo mère-fille.
  • Une autre équipe de filles qu'on adore, c'est celle d'Allo Sorcières, dont le deuxième tome, cette fois centré sur Maria la québecoise, est à la hauteur de son fabuleux prédécesseur.
  •  Geneviève, la quatrième des frangines de Malika Ferdjoukh, a enfin son album BD qui vient clôturer en beauté le cycle sous un soleil resplendissant.
  • Depuis six mois déjà c'est le troisième opus des Enfantillages d'Aldebert qui rythme nos voyages en voiture.
  • Enfin, l'extension Secrets & Lies de Mysterium vous permet d'en savoir plus sur les motivations du meurtre que vous cherchez à élucider. Mais surtout, à l'occasion de la sortie de cette extension, l'éditeur a préparé une super Murder party dont tout le matériel peut être téléchargé sur cette page. On l'a testée avec les enfants et des copains et on a passé une super chouette soirée.

dimanche 18 mars 2018

Le Yark

Dans la famille, Les monstres de l'enfance adorables et terrifiant à la fois, aujourd'hui je voudrais le Yark.

Le Yark c'est un peu un croisement entre le Monstre Poilu de Pef et Bichonnier et les Maximonstres de Sendak. Soit une grosse boule de poils très dentue et très griffue, mais fort sympathique au demeurant, la preuve il adore les animaux. Le seul souci étant qu'il se nourrit exclusivement d'enfants, mais pas n'importe lesquels attention ! Des enfants sages seulement, les garnements ne convenant pas à sa constitution fragile.

Mais les enfants sages, de nos jours, ça ne court plus les rues. Et notre pauvre Yark se trouve bien en peine de dénicher une nourriture qu'il lui conviendrait. Dans cette quête d'un enfant enfin digeste, le chemin du Yark va croiser celui de Madeleine, la plus merveilleuse petite fille du monde (depuis que la tenante précédente du titre a bruyamment renoncé à celui-ci en faisant caca dans son cartable quelques pages plus tôt).  

La fillette saura-t-elle apprivoiser cette grosse bête ?

Autour du duo classique du montre (pas si monstrueux) et de l'enfant, Bertrand Santini a su conter une histoire unique où se succèdent à tour de rôle la terreur et l'humour dans une langue riche et poétique (le récit des soucis digestifs du Yark étant particulièrement croquignolesque). Ce court roman est mis en image à la perfection par Laurent Gapaillard (auquel on doit également les fabuleuses couvertures de la Passe-Miroir), dont les dessins en noir et blanc évoquent les gravures de Doré illustrant les contes de Perrault et font de ce monstre un classique moderne.

Le Yark, une grosse boule d'horreur et de tendresse, écrite par Bertrand Santini et illustrée par Laurent Gapaillard, à adopter dès 8 ans. 

dimanche 11 mars 2018

Jazz sous la Lune

Par chez nous l'ensemble de la famille apprécie énormément les livres-disques de chez Didier Jeunesse (comme Au fil des flots) qui présentent toujours une sélection musicale soignée et remarquablement mise en valeur dans un bel album.

En 14 chansons et autant d'interprètes au top (dont on peut écouter des extraits sur cette page), ce superbe ouvrage ne déroge pas à la règle et nous emmène faire une ballade au clair de lune de toute beauté. Chaque titre est présenté dans le livre, avec les paroles de la chanson originale et leur traduction en français, et le tout est merveilleusement illustré par les dessins délicats d'Ilya Green. Comment dire non à une si belle invitation au voyage ?

Jazz sous la Lune, chez Didier Jeunesse et illustré par Ilya Green, 45 minutes enchanteresses pour s'évader dès 3 ans.

dimanche 4 mars 2018

Le journal d'Aurore


Quand Aurore démarre son journal elle a quatorze ans et c'est une ado banale à en pleurer, elle même vous le dira. Des parents dépassés, deux soeurs à supporter (la belle et le petit génie), des grands-parents bienveillants, des copines à la vie à la mort, et puis les cours au collège où l'on crève d'ennui. Et d'ailleurs comme me disait fille aînée en achevant le premier tome de la trilogie Mais en fait il se passe jamais rien dans ce livre !

Et pourtant.

Pourtant on s'attache, parce que Aurore c'était nous avant, ça sera nos enfants d'ici quelques années (et j'en tremble rien que d'y penser). L'adolescence dans toute sa splendeur : la colère perpétuelle, la lucidité brute, le sérieux souvent ridicule, les sentiments à fleur de peau, la fantaisie presque absurde, et puis aussi une bonne dose d'autodérision pour emballer le tout. Alors on la suit pendant trois ans de journal, Aurore. On la voit grandir, trébucher, repartir, hésiter, redémarrer. Et puis on la quitte finalement, apaisée, prête à entrer dans l'âge adulte. Certes, ça ne sera probablement pas de la tarte, mais quand on a survécu à l'adolescence on peut bien tout affronter.

Le journal d'Aurore, trois romans de Marie Desplechin, un belle adaptation en bande dessinée (et deux tomes) d'Agnès Maupré, et une très chouette adaptation filmée (condensant librement les trois romans) autour d'un héroïne très adolescente, très chiante et quand même bien marrante, à aimer à partir de 10 ans (mais le tout parlera aussi beaucoup aux parents d'adolescents...).


dimanche 25 février 2018

Le temps des Marguerite/Quatre filles

Cette semaine dans Super Chouette, on part à la découverte de deux albums qui vont nous faire voyager dans le temps !

Dans Le temps des Marguerite, nous faisons connaissance avec deux jeunes filles de bientôt 12 ans (les Marguerite du titre). L'une vit en 1910, l'autre en 2010, et par le truchement d'une vieille tante un peu magicienne, elles vont échanger leurs vies. Tout au long de cette bande-dessinée, nous les suivons simultanément (une époque en haut, une époque en bas) au cours de cette aventure pas banale, qui vient nous rappeler avec intelligence et humour que c'était pas forcément mieux avant (# bonjour la violence éducative et les expositions coloniales).



Quatre filles nous propose un autre procédé pour découvrir le quotidien de quatre jeunes filles vivant à quatre époques différentes (de 1890 à 1960). Au fil des saisons, les volets à soulever nous donnent accès par petites touches à ce qui se trame derrière les belles façades des quatre maisons illustrées avec délicatesse par Nine Antico. Une fois que l'on a compris le fil directeur qui relie nos quatre héroïnes, on peut se replonger encore et encore dans l'album à la recherche de minuscules détails disséminés tout au long de cet album maison de poupée.


Le temps des Marguerite, de Vincent Cuvellier et Robin, Quatre filles, de Nine Antico, deux beaux voyages dans le temps à entreprendre à partir de 8 ans.

dimanche 18 février 2018

Anya et Tigre Blanc/ La Malédiction de l'anneau d'or


Dans un pays de neige, où les animaux parlent et les enfants disparaissent mystérieusement, Anya l'intrépide va se révolter et briser la malédiction qui accable les parents depuis 13 ans.


Très loin d'ici dans un orphelinat, Jack le corbeau nous conte l'amitié de Cordélia l'aveugle et Virginia la douce, deux jeunes filles qu'un anneau maudit va séparer. Bien plus tard, Virginia retrouvera la trace de Cordélia dans le pays de neige enfin libéré par Anya.

Comment ne pas être émerveillé·e·s par les magnifiques illustrations des ces livres et les beaux textes poétiques qui les accompagnent. Qu'ils soient épique ou mélancolique, ces deux albums sont une splendeur chacun à leur manière et il est difficile de résister à leur superbe couverture, qui vient nous promettre un beau voyage entre leurs pages.

Anya et Tigre Blanc/ La Malédiction de l'anneau d'or, de Fred Bernard et François Roca, deux albums envoûtants à découvrir dès 7 ans.



dimanche 11 février 2018

Viser la Lune

Gameuse, artiste, handballeuse ou astronaute en herbe, les quatre adolescentes de la Team Sorcières ont un caractère bien trempé et des idées plein la tête. 

L'amitié qui lie Aliénor, Maria, Itai et Hazza a été initiée par claviers interposés, pas facile de se voir en vrai quand on est dispatchées au quatre coins de la francophonie (Guyane, Montréal, Nouvelle-Calédonie et France). Mais elle va prendre un nouveau tour quand le quatuor va enfin pouvoir se rencontrer à Lyon, à l'occasion d'un tournoi de jeu vidéo. Notre petite bande n'est alors pas au bout de ses émotions !

Viser la Lune est un roman franchement atypique, malin, bienveillant et étonnamment contemporain, qui aborde de front des sujets délicats, tels que le racisme et le sexisme, tout en restant toujours joyeux et positif. Le livre parle aussi de manière très intelligente des réseaux sociaux, qui s'ils doivent être maniés avec prudence à cet âge là, n'en restent pas moins des lieux de rencontres qui peuvent s'avérer d'une grande richesse et mener à de chouettes réalisations. Du coup j'ai beaucoup apprécié les personnages parentaux du roman, qui savent valoriser leurs adolescentes et les accompagner avec bienveillance, et patience, dans tous leurs projets. Globalement le livre a fait l'unanimité à la maison, que ce soit auprès de mes deux lectrices en herbe (8 et 11 ans), qu'auprès de leur mère (mézigue donc), et on a hâte de retrouver ces quatre sorcières très attachantes dans de nouvelles aventures (le tome 2 Sous le soleil exactement est sorti il y a trois semaines, je suppose qu'à la fin on aura une tétralogie).

Enfin je voudrais ajouter un dernier mot au sujet des illustrations de Diglee, qui accompagnent le roman à la perfection et sont à la fois super jolies et exemplaires en terme de diversité des représentations. Il y a presque deux ans, l'illustratrice avait publié une note de blog assez passionnante narrant comment un éditeur avait refusé un projet de couverture où elle faisait figurer une héroïne un peu ronde (et néanmoins ravissante). Dans Viser la Lune les personnages sont de toutes tailles et de toutes les couleurs et ils sont tous fabuleux chacun à leur manière (perso j'ai un gros faible pour la magnifique tante Anna, j'espère qu'on la reverra dans les épisodes suivants). 

Viser la Lune, d'Anne-Fleur Multon, et illustré par Diglee, un roman ébouriffant qui vous embarque à partir de 9 ans.




dimanche 4 février 2018

Derrière l'écran Les effets spéciaux au cinéma

Dinosaure terrifiant, squelettes qui dansent, héros volant ou volcan qui gronde, les effets spéciaux sont nés il y a plus d'un siècle, en même temps que le cinéma, et c'est grâce à eux que les histoires les plus extraordinaires peuvent nous sembler plus vraies que nature.

Un grand paradoxe des effets spéciaux, c'est qu'ils se doivent de rester discrets, et même le plus souvent passer inaperçus, pour être réussis. Et au final, ce sont tous ces artifices qu'on ne voit pas qui nous permettent de vivre des émotions véritables dans les salles obscures. Il était donc grand temps de leur rendre hommage.

Pour ce faire, ce très bel ouvrage va nous emmener à la découverte d'un monde où l'imagination est reine, où des merveilles de technologies rejoignent les bricolages les plus inventifs dans un même objectif, mettre en images nos rêves les plus fous. Le texte réussit à faire passer un grand nombre d'informations techniques tout en restant accessible à tous et est parfaitement servi par les illustrations poétiques de Stéphane Kiehl.

L'album est sorti en complément de l'exposition Effets spéciaux Crevez l'écran ! qui se déroule actuellement (et jusqu'au 19 août 2018) à la Cité des Sciences, et où on ne saurait trop vous conseiller une petite sortie. Mais ce livre accompagnera aussi parfaitement une soirée DVD devant Hugo Cabret, un chouette film où l'on rencontre notamment George Méliès, qui fut le père d'un grand nombre d'effets spéciaux.

Derrière l'écran Les effets spéciaux au cinéma, de Réjane Hamus-Vallée, illustré par Stéphane Kiehl, un album pour tous les amoureux de cinéma à partir de 9 ans.


dimanche 28 janvier 2018

Le Chagrin du Roi mort

C'est une petite île froide, quelque part dans le nord.
Le vieux roi est mort. 
Son corps repose sur un lit de pierre, sur la Grand-Place. 
Il neige. 
Il sera question de séparation, de guerre, de trois ciels différents, d'un premier amour. 
Il y aura une prophétie, des êtres qui se perdent dans l'immensité, une sorcière qui mange des têtes de rat...

Alors celui-là, franchement, je ne l'ai pas vu venir.
 
J'errais à la médiathèque, à la recherche de romans pour ma vorace lectrice n° 1, et au départ j'ai juste été attirée par le titre élégant et la belle couverture de Joelle Jolivet. Après lecture de la quatrième de couverture, j'ai embarqué le livre en m'attendant à une énième saga nordique dans le style de Bjorn le Morphir.

En fait c'est pas ça du tout.

Enfin si, bien sur, c'est une saga qui s'étale sur plusieurs décennies, avec des vrais morceaux de mythologie nordique dedans. Mais c'est aussi un livre subtil, mélancolique et inattendu qui a captivé ma petite lectrice de bout en bout (elle l'a lu en un après-midi). Alors que d'ordinaire j'ai un mal fou à lui tirer les vers du nez pour savoir ce qu'elle pense des romans qu'elle avale, cette fois elle est venue d'elle même me raconter l'histoire en détail et m'a avoué avoir été très émue par la fin. Elle attendait un récit de vengeance et des victoires éclatantes, elle y a trouvé le calme et l'apaisement.

Le Chagrin du Roi mort, de Jean-Claude Mourlevat, un roman envoûtant à découvrir dès 12 ans.

dimanche 21 janvier 2018

Le Grand Méchant Renard


Maître Renard, se rend au poulailler, 
Ayant encore une fois la dalle.
Maîtresse poule, par l'intrus excédée, 
Colla au fâcheux une mandale.

Bref, Grand Méchant Renard, quand on est petit et gringalet, c'est pas un job de tout repos. Sur les conseil du loup (un méchant un vrai), le renard se met en tête de voler des oeufs, élever les poussins qui en sortiront et finalement les croquer, sans devoir risquer le courroux d'une volaille déchaînée.

Pas besoin d'être devin pour savoir que les choses ne se dérouleront pas comme prévu dans ce joli conte loufoque qui voit un renard se transformer en papa poule. Cet album BD se paye le luxe d'être à la fois hilarant et un superbe et émouvant portrait de père, qui chez nous a su toucher tous les lecteurs petits et grands.

Pour accompagner cette chouette lecture, on se saurait trop conseiller son adaptation en dessin animé (accompagnée de deux autres contes déjantés) qui met parfaitement en valeur les dessins délicats de Benjamin Renner (dont on avait déjà beaucoup apprécié le délicieux Ernest et Célestine).


Le Grand Méchant Renard, de Benjamin Renner, un conte poilant, à savourer en BD et en DVD à partir de 5 ans.


dimanche 14 janvier 2018

Culottées

Initialement publiées en ligne sur un blog (mais formidablement éditées en ouvrage papier), les chroniques de Culottées racontent des destins de femmes extraordinaires, des femmes qui ne font que ce qu'elles veulent.

Les 2 tomes publiés rassemblent 30 portraits de femmes qui dépotent, de toutes les époques et de tous les lieux, de l'antiquité grecque à l'Amérique contemporaine, en passant par la Chine médiévale et le 17ème siècle angolais. Des femmes de tous horizons ayant toutes une passion propre, l'art, la science, la justice, l'amour, la politique, l'aventure ou la nature... il y en a pour tous les goûts, mais avec à chaque fois un seul fil rouge : une volonté farouche de suivre sa propre voie contre vents et marée.  Chacune de ces histoire est transmise avec talent et un enthousiasme communicatif par Pénélope Bagieu.


Même si cet ouvrage s'adresse à tou·te·s et n'est pas spécifiquement un album jeunesse, on ne saurait trop conseiller de l'offrir à tou·te·s les adolescent·e·s de votre entourage. À l'âge où le réalisme des adultes n'a pas encore achevé de piétiner les rêves de l'enfance, ces Culottées représentent une formidable source d'inspiration.


Culottées, de Pénélope Bagieu, 30 destins hors du commun, à découvrir dès 10 ans.

J'ai eu un mal fou à choisir un exemple tant les chroniques sont toutes formidables, finalement je vous ai mis Katia Krafft, parce que c'était une de mes idoles quand j'étais petite (et pour lire la fin de l'histoire c'est par là)


dimanche 7 janvier 2018

Jean-Michel le caribou dans l'espace

Le plus cornu des super-héros en justaucorps est de retour pour une nouvelle aventure trépidante qui va l'emmener plus loin que jamais !

Les doudous de Vlalbonvent se sont (encore) fait la malle, et on soupçonne (encore) les koumpfs. Mais durant la nuit les habitants ont repéré des soucoupes volante en flagrant délit d'aspiration de doudous. C'est donc dans l'espace que Jean-Michel va devoir mener l'enquête, cette fois accompagné de Giselle, la plus formidable des chamelles (rapport au fait que dans l'espace, il fait tout noir, et que, super-héros ou pas, ça fait un peu peur tout de même...). 

Au cours de leur périple, nos aventuriers vont découvrir la planète Koumpforus et enfin trouver la réponse à une question qui nous taraudait depuis un bon nombre d'albums :

Mais pourquoi donc les koumpfs vont-ils toujours piquer des doudous ?

La solution de ce mystère fort mystérieux se trouve donc dans ce chouette épisode, où le format hybride album/BD, l'humour et le trait de Magali Le Huche feront une fois de plus merveille auprès des petits lecteurs (et aussi de leurs parents).

Jean-Michel le caribou dans l'espace, de Magali Le Huche, une aventure intersidérale à entreprendre à partir de 4 ans.

lundi 1 janvier 2018

2018, année magnifique !

Toute la Superchouette Team vous souhaite une superbe année 2018, avec de belles histoires du soir, des chansons par millions et des heures de jeux en famille !